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Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > Deep Blue – Kasparov, le match du siècle (1996-1997)

Deep Blue – Kasparov, le match du siècle (1996-1997)

Dans les grands duels sportifs, celui entre Gary Kasparov et l’ordinateur Deep Blue reste inoubliable. Le Tigre de Bakou et le super-calculateur d’IBM ont magnifié les échecs dans un combat demeuré légendaire ...

Près d’un quart de siècle après l’affrontement mythique entre Bobby Fischer et Boris Spassky à Reykjavik en 1972, au pinacle de la guerre froide entre l’Union Soviétique de Brejnev et les Etats-Unis de Nixon, les échecs vivent un autre grand moment, une joute d’anthologie, une autre madeleine de Proust des passionnés du jeu inventé par Sissa, proche du shah d’Iran. Depuis la nuit des temps, les échecs fascinent les hommes …

En 1997, la guerre froide est terminée mais l’affrontement reste symbolique entre la Russie, gardien du temple de la tradition des échecs, et les Etats-Unis, via leur suprématie technologique représentée par IBM.

Dimanche 4 mai 1997, Equitable Center, un gratte-ciel de la 7e Avenue à New York. En plein Manhattan, Garry Kasparov souffre. Pour la deuxième partie de sa revanche contre Deep Blue, qu’il avait battu 4-2 en février 1996 à Philadelphie, le champion du monde russe (FIDE entre 1985 et 1993, PCA entre 1993 et 2000) subit une véritable torture lors d’une partie espagnole. Ce nouveau duel contre l’ordinateur d’IBM sera un juge de paix. S’il réalise la prouesse de gagner encore une fois face à la machine, alors Kasparov s’attirera tous les superlatifs. Mais tutoyer la perfection ne suffit pas pour vaincre un tel adversaire, il faut l’atteindre et changer de dimension, faire appel à des ressources inouïes pour ce virtuose des échecs. Pérenniser les coups magistraux, atteindre la quadrature du cercle, dresser la guillotine et faire passer sous ses fourches caudines ce Deep Blue aux allures de cannibale.

Les pièces noires du Tigre de Bakou sont en difficulté sur l’échiquier. Quelques étages plus bas, les spectateurs de ce duel de titans visualisent ce bras de fer cérébral par écran géant interposé.

Petit à petit, la machine d’IBM plante ses banderilles à Kasparov, sans pitié avant l’estocade finale. Dans sa froideur, l’ordinateur Deep Blue ne fait que calculer. Son seul langage est l’algèbre de Boole, ces 0 et ces 1 qui se démultiplient à l’infini. Il n’a pas plus d’âme que d’esprit, d’humour que d’empathie … Sa logique est binaire, manichéenne : blanc ou noir, victoire ou défaite, Est ou Ouest …

Comme réfugié dans une tour d’ivoire, coupé de toute réalité humaine et de toute émotion, Deep Blue ne sait même pas qui est Kasparov, et même s’il le savait, il n’en aurait que faire, tel un cyborg impitoyable dans un film post-apocalyptique.

Meilleur joueur de tous les temps, l’ancien protégé de Mikhaïl Botvinnik prend une leçon ce jour là à Big Apple. Car son rival n’est plus le brillant Anatoli Karpov, mais une machine de 1,80 m pesant 1,4 tonne. Il fallait vingt personnes pour que Deep Blue fonctionne. En juin 1997, il occupait la 259e place au TOP500 des supercalculateurs avec une puissance de calcul de 11,38 giga flops (soit 11.38 milliards d’opérations en virgule flottante impliquant des nombres réels et non entiers), pouvant calculer entre 100 et 300 millions de positions par seconde et 12 demi-coups de profondeur en moyenne. Les grands maîtres d'échecs Miguel Illescas, John Fedorowicz, Nick De Firmian et Joel Benjamin aidèrent à sa conception, notamment à sa bibliothèque d'ouvertures.

Déstabilisé par le 36e coup joué par Deep Blue, Kasparov finit par jeter l’éponge au 45e coup de cette deuxième partie. Le maestro est à l’apogée de sa carrière mais il doit abandonner, tel un orphelin déboussolé. Pourtant, Garry Kasparov, devenu à seulement 22 ans en 1985 l’alpha et l’oméga du monde des échecs, n’a plus rien à prouver tant il a tué dans l’œuf ses rivaux par le passé, éparpillant, atomisant, laminant une meute de dauphins qu’il a docilement mis à distance respectable au classement Elo. Mais, secret de polichinelle, clouer le bec une deuxième fois à Deep Blue, chef d’œuvre d’IBM, est un nirvana que le Tigre de Bakou veut s’offrir, une sorte de quête du Graal, un Everest personnel pour couronner son œuvre par un ultime récital, et parachever une carrière en forme de razzia. Mais tel Icare, Kasparov va se brûler les ailes à force de se rapprocher trop du Soleil. Affronter Deep Blue est un cadeau empoisonné, tel un problème à deux faces opposées, digne du dieu Janus aux deux visages : la gloire éternelle d’un triomphe au parfum de soleil d’Austerlitz, ou le goût amer d’un mur implacable, d’un Waterloo échiquéen.

Avachi dans son fauteuil, le champion russe doit se résoudre à l’inimaginable : abdiquer en cours de match. Tel un processus de Darwin, la sélection naturelle a fait son choix : l’électronique l’a emporté sur l’organique. Coup après coup, Deep Blue joue une partition sans fausse note aux airs de requiem pour Kasparov, le mortel le plus proche des Dieux certes, mais mortel. Deep Blue, lui, a forcé la porte de l’Olympe tel un bélier irrespectueux. Mais qu’il sorte vainqueur ou vaincu de l’arène, le gladiateur échiquéen qu’est Kasparov aura gagné le respect de tous, marquant de son génie et de son courage l’Histoire des échecs d’un sceau indélébile.

Avec Deep Blue, IBM a réussi l’exploit là où ne l’attendait pas : gagner sur le terrain psychologique et non calculatoire. Qu’un super-ordinateur surclasse un humain en capacité de calcul ou de mémoire, c’est de la simple logique si l’on suit la loi de Moore (1965), qui pendant près de cinq décennies vit la fréquence des micro-processeurs double environ tous les 18 mois …

Pourtant, le nombre de parties jouables suit une logique exponentielle, et l’on estime vertigineux, supérieur à celui du nombre d’atomes dans l’Univers.

Mais le renoncement de Kasparov montre que la victoire en première partie fut en fait une victoire à la Pyrrhus, tant le champion a laissé des forces mentales dans la bataille, problème que son rival n’a pas à subir … Le combat est inégal aussi bien physiquement que mentalement, et Deep Blue n’a aucun mal à maintenir un niveau stratosphérique voire stellaire, à rester à son climax, tandis que Kasparov oscille parfois en deçà du zénith, et la sanction va se payer cash … C’est une épée de Damoclès qui est suspendue au-dessus de la tête de Kasparov, tel un dilemme : jouer contre nature et trop vite, tenter des fulgurances pour mettre en défaut l’ordinateur d’IBM est une tentation, mais faire durer le combat au-delà du raisonnable, c’est faire gagner Deep Blue dont l’endurance est sans égal puisqu’il n’est pas organique, pas fait de chair et de sang, ne brûle pas d’oxygène et n’expire pas de dioxyde de carbone. Son cœur est vide mais son cerveau excelle, plus encore que les neurones du Tigre de Bakou. Tel un phénix, Deep Blue peut renaître de ses cendres après chaque partie, et déployer ses ailes chaque fois plus haut dans le ciel.

Tout le combat réside dans cette asymétrie, sur ce postulat bancal mais c’est ce qui en fait l’adrénaline et le sel. N’est-ce pas finalement la plus grande victoire de Kasparov que d’être confronté à un rival face à qui le combat est presque perdu d’avance, comme si le maillot jaune du Tour de France et un mutant extra-terrestre ayant répondu au fil d’Ariane de la plaque de Pioneer (1974) se toisaient sur les pentes rocailleuses du Mont Ventoux, comme si le plus grand footballeur au monde voulait marquer un penalty à un homme-pieuvre à huit bras – tentacules, comme si le meilleur pilote de Formule 1 voulait battre le chrono réalisé par un cyborg ayant une conception parfaite des trajectoires et des réflexes imbattables …

Les yeux dans le vague, la veine gonflée sur son front, Kasparov signe la feuille de partie après avoir tendu la main à l’ingénieur d’IBM. Malgré sa défaite, le champion russe est plébiscité, applaudi à tout rompre par le public, conquis par le spectacle de ce western spaghetti où chacun attend le moment propice avant de faire feu. Les spectateurs se consument d’impatience de voir la belle, après cette revanche gagnée par Deep Blue sur une sorte de KO mental … Paradoxe, Kasparov n’a jamais été autant admiré que dans la défaite tel un Eddy Merckx terrassé par le destin dans le Tour de France 1975 dans le Puy-de-Dôme, porté par l’effet underdog … Le public lui fait les yeux de Chimène au moment où, ni le péché d’orgueil, ni l’usure du pouvoir ni l’érosion du temps n’ont eu raison de lui : non, pour ce Keyser Söze des échecs, c’est tout simplement le plafond de verre face à ce rival inaccessible qu’est Deep Blue. En 1996, Kasparov avait accompli en quelque sorte une partie des douze travaux d’Hercule, battre le lion de Némée, nettoyer les écuries d’Augias ou encore cueillir les pommes d’or du jardin des Hespérides. Mais Deep Blue est comme l’Hydre de Lerne : coupez une tête, deux repoussent. L’ordinateur d’IBM sait que le temps joue pour lui, que Cronos est son allié objectif. Kasparov, lui, ne peut en dire autant et subit la loi du talion de Deep Blue qui rend coup pour coup : œil pour œil, dent pour dent ou plutôt échec pour échec, mat pour mat …

Au lendemain de ce camouflet, la situation s’envenime pour le Russe : les analyses montrent que Kasparov aurait pu arracher un match nul au moment de son abandon, en jouant un coup paradoxal en perdant une pièce pour miraculeusement mettre Deep Blue en état d’échec perpétuel !

Malgré ses dons exceptionnels pour les échecs, Kasparov gamberge et sa tendance paranoïaque reprend le dessus. Comment l’ordinateur peut-il à quelques coups de distance, jouer comme un champion puis commettre une bourde ?

Le champion du monde vient de briser l’omerta en jetant un pavé dans la mare. L’intouchable Deep Blue serait-il un maudit cheval de Troie, un ordinateur phagocytant un panel de grands maîtres formant un puzzle cérébral contre lui ? Kasparov a-t-il franchi le Rubicon en déclarant cela, en fendant l’armure de la machine diabolique ?

Nourri au nectar et à l’ambroisie par les fées du destin le 13 avril 1963, le Russe, qui ne déteste rien de plus qu’un phénomène inexplicable, se persuade qu’un joueur humain pilote en fait ce Deep Blue 2.0 … On ne peut renier son ADN, et Kasparov ne supporte pas de ne pas comprendre ce qui se trame en face de lui. C’est viscéral et implacable. C’est la théorie du complot d’un champion lessivé sur le plan mental, le concours Lépine de la spéculation pour se convaincre qu’on a encore une chance face à ce Pantagruel déshumanisé qu’est le super-ordinateur d’IBM. L’effet boomerang est terrible pour Kasparov : plus on a puisé dans ses réserves mentales et physiques pour gagner, plus la défaite est cruelle pour celui qui s’apprête à porter son rocher de Sisyphe sur les parties restantes en ce printemps 1997.

Après trois nuls, Kasparov est défait dans la sixième partie après une ouverture douteuse. En seulement 19 coups, le génie de Bakou est vaincu, marqué au fer rouge par l’imperméabilité de la défense des algorithmes de Deep Blue. C’est l’apothéose pour IBM qui brise un totem, mais pas le chant du cygne pour Kasparov qui ne cédera son titre aux mortels qu’en 2000 face à son compatriote Vladimir Kramnik.

Battu 3.5 à 2.5 points par la machine d’IBM, Kasparov passe du Capitole à la Roche Tarpéienne, brisé par la machine de silicium.

Cette victoire a été contestée par Kasparov car l'équipe de programmeurs de Deep Blue avait accès à toutes les parties de Kasparov, tandis que celui-ci n'avait pas eu accès à la liste chronologique des parties jouées par Deep Blue. Kasparov a également prétendu que certains coups étaient l'œuvre d'un grand maître humain, sans toutefois pouvoir en apporter la preuve.

Une autre cause est à rechercher dans la stratégie de Kasparov, qui s'est écarté rapidement des sentiers battus de la théorie dans certaines parties, ce qui s'est retourné contre lui dans la dernière partie.

Grâce à son incroyable force de calcul, Deeper Blue a joué lors de ce match quelques coups de la classe d'un grand maître, dont l'un, abondamment commenté dans les revues spécialisées, a complètement déstabilisé Kasparov. Ce fameux coup était en fait un bug et non une stratégie de l'ordinateur. Il n'a pas cependant complètement convaincu de la supériorité des systèmes informatiques d'échecs, comme le montre la première partie.

En dépit des demandes de Kasparov, il n'a pas été possible d'organiser un match revanche, l'ordinateur ayant été démantelé et ses concepteurs assignés à d'autres projets.

Un tel match n’aurait plus d’intérêt près de deux décennies plus tard, tel le combat inégal de David contre Goliath. L’hégémonie des machines est un processus inexorable, telle la prise de pouvoir de Skynet dans Terminator. Après tout, n’est-ce pas en 1997 que John Connor devait céder ?

Gagner serait utopique désormais pour n’importe quel grand maître humain, comme l’explique le Français Maxime Vachier-Lagrave, numéro 1 français d’échecs : Un match tel que celui de 1997 n’aurait plus qu’un seul intérêt : savoir combien de parties nulles la machine lâcherait.

Reconverti depuis 2005 en opposant à la férule de Vladimir Poutine, Kasparov confirme : De nos jours n’importe programme à 50 dollars tournant sur un ordinateur portable serait bien plus fort que Deep Blue à l’époque.

IBM a accompli le vieux rêve d’Alan Turing, l’informaticien britannique qui avait décrypté la machine Enigma des nazis depuis Bletchley Park durant la Seconde Guerre Mondiale. Génie de l’intelligence artificielle, Turing était obsédé par les échecs, rêvant d’un ordinateur capable de maîtriser le plus noble des jeux. Comme beaucoup de grands esprits, Turing avait les échecs pour violon d’Ingres.

Mais Deep Blue n’a aucune intelligence artificielle, il utilise juste ses incroyables capacités de calcul et la puissance de ses microprocesseurs pour estimer quelle est la meilleure combinaison à jouer face à une situation donnée sur l’échiquier.

Cependant, l’arborescence des positions étant colossale, il faut des algorithmes capables d’élaguer les branches de l’arbre des possibilités, trier le bon grain de l’ivraie en quelque sorte …

Ces contraintes avaient failli mettre Deep Blue KO lors de la première partie du match revanche de 1997 contre Gary Kasparov. Au 44e coup, incapable de choisir la meilleur coup parmi l’éventail de possibilités, le super-ordinateur d’IBM avait choisi un coup au hasard ...

Et comme le fait remarquer le journaliste américain Michael Greengard, collaborateur de longue date de Gary Kasparov, les grands maîtres n’aiment rien tant que trouver ces rares positions que l’ordinateur ne comprend pas.

Dans 2001, Odyssée de l’Espace (1968), chef d’œuvre intemporel de Stanley Kubrick (autre passionné d’échecs) avec son Beau Danube Bleu de Johann Strauss en fond sonore, HAL 9000 joue aux échecs avec Frank, le coéquipier de David Bowman … Et, tout sauf une coïncidence, les lettres H, A et L sont celles qui précédent I, B et M dans l’alphabet.

Kubrick et l’écrivain Arthur C. Clarke ne purent donc imaginer autre chose qu'un grand système omnipotent, qu'ils dotèrent de ce que les progrès de l'époque laissaient croire proches : la synthèse et la reconnaissance vocales parfaites, une reconnaissance visuelle, une interface homme-machine naturelle, des unités d'entrée extrêmement souples et, surtout, une émulation du raisonnement humain aussi fidèle que possible à son modèle.

Enfin bien des prouesses de HAL, compatibles avec le test de Turing, sont largement hors de portée des ordinateurs d'aujourd'hui (parler couramment, faire preuve de psychologie, reconnaître un visage d'après un dessin).

D'un point de vue cinématographique, le perfectionniste Kubrick a rendu le « personnage » de HAL 9000 plus marquant encore par quelques trouvailles géniales, prenant le contrepied des clichés de l'époque. Ainsi, au lieu de donner au calculateur une voix synthétique inhumaine, le génial réalisateur fit le pari risqué de lui donner celle d'un acteur shakespearien, Douglas Rain .

Comme dans la partie d'échecs qu'il joue avec Frank Poole, HAL porte stratégiquement ses coups et élimine un à un les membres de l'équipage qui vont tomber de Charybde en Scylla face à cet ordinateur de bord machiavélique.

Avant les travaux d’Alan Turing (1912-1954), c’est le mathématicien américain d’origine hongroise Johan Von Neumann (1903-1957) qui avait proposé en 1926 le théorème du Minimax en théorie des jeux. Comme Turing, Von Neumann avait joué un rôle décisif dans la Seconde Guerre Mondiale, participant à Los Alamos, avec bien d’autres savants (Robert Oppenheimer, Edward Teller, Enrico Fermi), au projet Manhattan décidé par le président Franklin Delano Roosevelt.

Avec son compatriote Anatoli Karpov, qui le précéda au palmarès du championnat du monde d’échecs, Kasparov avait offert des combats mythiques à Séville (1987) puis à New York et Lyon (1990). Mais l’Histoire retiendra comme plus redoutable rival de Garry Kasparov, le super ordinateur Deep Blue.

Deep Blue, quant à lui, a même eu droit à une chanson à son nom sur l‘album The Suburbs (2010) du groupe canadien Arcade Fire, immortalisant son existence pour la postérité ...


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32 réactions à cet article    


  • Axel_Borg Axel_Borg 12 octobre 13:19

    Magnus Carlsen et les GMI actuels peuvent realiser tous les exploits échiquéens possibles dnsa les années 2010 et 2020, l’aura de Kasparov restera unique dans le monde des échecs, comme celle de Bobby Fischer, mais pour d’autres raisons.

    Tout autant que Karpov, Deep Blue reste le grand rival du Tigre de Bakou, ce qui symbolisait la toute-puissance de l’actuel opposant à la Grande Russie de Poutine.

    Comme Oscar Pistorius qui voulait se mesurer aux valides, Kasparov n’avait plus rien à prouver avec les humains. Seuls les super-ordinateurs pouvaient constituer un défi intéressant !


    • Alren Alren 12 octobre 13:31
      Les informaticiens d’IBM ont triché : Deep Blue était assisté (secrètement) par une brochette de joueurs d’échecs de très haut niveau.
      Il semble que ceux-ci aient fait jouer à la machine les coups surprenants (un ou deux par partie).
      Or ce sont eux qui ont déstabilisé Kasparov et l’ont empêché qu’il « s’adapte » au jeu mécanique de la machine.

      • rogal 12 octobre 14:02
        @Alren
        Des preuves ?

      • Axel_Borg Axel_Borg 12 octobre 14:18

        @Alren,

        Pas au courant de cette « théorie du complot » mais plausible ... D’un point de vue marketing, IBM avait tout intérêt à gagner contre Kasparov, du moins à ne pas se ridiculiser avec Deep Blue.

        Certes IBM était un géant très diversifié de l’informatique (PC de particuliers, serveurs pour entreprises, progiciels ...) mais pour le grand public, il incarnait le PC à la grande époque de Windows 95, avec la concurrence féroce de Toshiba, Dell, Compaq, HP et Packard Bell ...

        Se faire rosser par le Tigre de Bakou aurait été une humiliation, un peu comme ces grands constructeurs automobiles venus en F1 et repartis bredouille : Peugeot, Toyota ...


      • Self con troll Self con troll 12 octobre 14:29

        @Axel_Borg

        C’est bizarre qu’on ait démantelé Deep-Blue.

        Si vous pouviez éviter d’évoquer Windaube, qui réveille impérativement chez les vieux schnoques comme moi les souvenirs de tricheries pour imposer son produit, ce serait sport


      • foufouille foufouille 12 octobre 14:43

        @Axel_Borg

        « il incarnait le PC à la grande époque de Windows 95 »
        tu veux dire la merde de BSOD, non ?
        daube est rester pourri jusqu’à XP.


      • Axel_Borg Axel_Borg 12 octobre 14:59

        @foufouille

        Quand je dis « grande époque » cela ne veut pas dire que je cautionne Windaube 95, je parlais d’un point de vue commercial où W95 remplaçait 3.1 avec fracas ... En effet le premier OS decent de Redmond commence avec XP, Microsoft touchant le fond avec ME et un bel écran en pleine presentation par Bill Gates himself ...

        Cela me rappelle l’échange entre MS et GM, Bill Gates se faisant méchamment reprendre de vole par le constructeur automobile américain ...

        « Si General Motors avait continué à progresser comme l’industrie informatique l’a fait, nous conduirions tous des voitures qui coûteraient 25 $ et consommeraient 1/4 de litre au 100 km. » 

        En réponse aux commentaires de Bill Gates, GM a publié la réponse suivante, signée du PDG lui-même :

        « Si General Motors développait ses véhicules comme Microsoft développe ses logiciels, nous conduirions des voitures avec les caractéristiques suivantes : 

        1. La voiture tomberait en panne deux fois par jour sans raison apparente.

        2. Chaque fois que les lignes seraient repeintes sur les routes, vous devriez acheter une nouvelle voiture.

        3. De temps à autre, la voiture calerait sans raison sur l’autoroute. Vous trouveriez ça normal, redémarreriez et continueriez votre chemin.

        4. Parfois, exécuter une manoeuvre telle qu’un virage à gauche causerait l’arrêt complet de la voiture et elle refuserait de redémarrer tant que vous n’auriez pas complètement réinstallé le moteur.

        5. Une seule personne à la fois pourrait utiliser la voiture, à moins que vous n’achetiez Voiture98 ou VoitureNT, mais dans ce cas, il faudrait que vous achetiez plus de sièges.

        6. Macintosh ferait une voiture solaire 5 fois plus rapide et 2 fois plus facile à conduire, mais qui ne pourrait rouler que sur 5% des routes.

        7. Les témoins d’huile, de température d’eau et d’alternateur seraient remplacés par une seule lampe rouge « Fuite générale de la voiture ».

        8. Les nouveaux sièges forceraient les gens à avoir des fesses identiques.

        9. L’airbag demanderait « Êtes-vous sûr ? » avant de se déclencher.

        10. Parfois, les portes se bloqueraient et la voiture refuserait de vous laisser entrer tant que vous n’auriez pas simultanément attrapé l’antenne radio, levé la poignée d’une main et tourné la clef de l’autre.

        11. GM forcerait les acheteurs à choisir un assortiment complet des cartes Michelin, qu’ils en aient besoin ou non, qu’ils le veuillent ou non. Ne pas choisir cette option entraînerait une diminution des performances de la voiture de 50% ou plus.

        12. À chaque fois que GM introduirait un nouveau modèle, les acheteurs devraient réapprendre à conduire de A à Z, car aucune des commandes des nouvelles voitures ne serait localisée au même endroit et n’opérerait de la même façon que sur les anciens véhicules.

        13. Vous auriez à appuyer sur « Démarrer » pour éteindre le moteur.


      • Alren Alren 12 octobre 16:17
        @rogal

        Les joueurs qui ont participé à cette entourloupe n’étaient pas mécontents de faire battre celui qui les avaient vaincus. Et la plupart ont gardé le silence car ils se sont mis à plusieurs, de façon donc non loyale, pour vaincre un joueur seul et sans conseil.

        L’un d’eux cependant a fait des confidences à une revue d’échecs mais je ne possède pas la revue en question. Dans les clubs cela a beaucoup été commenté à l’époque.

        En fait si la machine jouait toujours des coups logiques mais prévisibles, Kasparov les aurait anticipés, annulant avec les noirs et gagnant au moins une fois sur deux avec les blancs, remportant ainsi le tournoi.

        Comme je l’ai dit, les joueurs humains faisant jouer une part d’intuition appuyé sur l’expérience ont trouvé des coups qui n’étaient peut-être pas optimums mais ont surpris Kasparov qui a perdu du temps à analyser leurs conséquences non orthodoxes et et donc devenu fébrile.

        Ceci dit, l’informatique a fait de grands progrès avec le « deep learning » qui n’existait pas du temps de Deep Blue et les processeurs en parallèles sont beaucoup plus rapides qu’à l’époque.
        Il est donc vraisemblable que la machine battrait le meilleur humain aujourd’hui, sans l’aide de joueurs humains

        Mais comme le dit un commentateur, IBM a réussi, alors, avec cette « expérience » faussée un très joli coup de pub qui a dû lui rapporter gros en terme de chiffre d’affaires !!!


      • Xenozoid Xenozoid 12 octobre 16:59
        @Axel_Borg

        14 bill gates is 14

        15 all the rest is in a sand box

      • Axel_Borg Axel_Borg 12 octobre 17:01

        @Alren

        Tout depend ce qu’on appelle assistance de ce « shadow team » de GMI frustrés par Kasparov.

        Soit ils n’utilisaient pas Deep Blue qui faisait office de mirage marketing pour IBM et calculaient ensemble le meilleur coup pour faire plier le Tigre de Bakou, ce qui est déloyal puisque combat lâche.

        Soit ils validaient les 3 ou 4 meilleurs coups calculés par l’algorithme et la puissance de Deep Blue, ce qui n’est pas tout à fait pareil meme si encore une fois combat inégal.

        Ces « laches » restés dans l’ombre feraient bien de relire cette planche du Dernier Spartiate de Jacques Martin (1967), où le héros Alix interpelle les soldats grecs après avoir agressé leur général Alcidas.

        Grecs ! Avant de faire de moi un des leurs, les Romains ont voulu me tuer à maintes reprises … Mais chaque fois, ils m’ont laissé la chance du combat. Si vous valez plus qu’eux, laissez-moi la vie sauve. Si vous valez autant qu’eux, donnez-moi une arme … Mais si vous valez moins qu’eux, alors tuez-moi !


      • foufouille foufouille 12 octobre 17:04

        @Axel_Borg

        à l’époque c’était une vente forcée et lié, windaube. la concurrence n’existait pas sauf pour le haut de gamme. les fabricants d’ordinateur refusaient aussi de fournir les codes de fonctions.
        d’ailleurs, je me rappelle avoir du modifié de nombreux fichiers *.inf pour que le système fonctionne.
        les disquettes de boot merdiques en cas de panne .........


      • Axel_Borg Axel_Borg 12 octobre 17:24

        @foufouille

        Je suis informaticien de formation donc je connais bien le sujet ... Bien meilleur commercial que codeur, Bill Gates a reproduit le modèle de John D. Rockefeller, le monopole ...

        Il a comme, Mark Zuckerberg, Page / Brin, Steve Jobs ou Jeff Bezos après lui, exploité à fond son idée et l’a impose au monde entier. Chapeau bas puisque le produit n’était en effet pas bon dans l’absolu. Mais c’est la loi de l’offre et de la demande. La demande était très forte mais l’offre très limitée, Microsoft en a donc tire un benefice maximal !!

        C’est le postulat de la médiocrié acceptable, et le TF1 de l’époque Le Lay / Mougeotte a prospéré là dessus avant le désastre du mandat de Nonce Paolini.

        Très honnêtement, qui à part des vrais geeks dans les années 90 aurait eu le courage de s’installer un shell Unix ou Linux chez soi ? Ou alors il fallait se payer du Macintosh bien cher et très spécifique ...

        En dehors de l’université, de mon école d’ingénieur ou de stations de travail d’entreprise, je n’ai pas croisé des shells Unix / Linux beaucoup dans ma vie, une fois dans un hotel en Allemagne en vacances.

        La portabilité des applications étaient alors bien moindre quand Windaube 95 et 98 régnaient sur le monde, ce qui motiva la création en 1995 d’un langage comme Java.

        Le grand retour d’Apple, l’émergence de Google sur le sujet avec Android via le canal du smart phone a tout change.

        Comme Philips et Sony au temps béni du CD entre 1983 et 1997, Microsoft a eu son age d’or commercial. Tant mieux pour lui, mais la boîte reste solide, forte de sa diversification. Leurs consultants sur la gamme SQL Server, SSAS, SSRS, SSIS se facturent à prix d’or ...

        Bref comme IBM avant lui, les 4 GAFA après lui et bientôt sans doute les BATX chinois, le monstre est devenu une sorte de Vishnou à plusieurs bras ...

        Mais est-ce mieux maintenant ? Apple qui ne t’assure aucunement la continuité de son HW facture à prix d’or là aussi, Google qui abuse de sa puissance, Facebook qui fricotine avec Cambridge Analytica (voir le point Brexit Trump dans un autrre post), Amazon qui tel un trou noir aspire tôt à une vitesse grand V ... Je ne regrette pas Windows 95, mais tout n’est pas parfait en 2018 loin de là !


      • pemile pemile 12 octobre 17:42
        @Axel_Borg « Mais c’est la loi de l’offre et de la demande. »

        Et la loi des médias ! Toute la presse de vulgarisation informatique était trop dépendante des budgets pub de l’univers Microsoft et répétait en coeur « aucune alternative n’est possible ! » smiley

        Le grand discours que le public n’est pas capable de changer ses habitudes, on voit bien aujourd’hui avec les OS de smartphones que c’est faux. C’est les informaticiens qui étaient les plus réfractaires à changer leurs habitudes de devs et restaient dans le confort de leurs petites API plus ou moins maitrisées (alors que les API windows, leur intrications et leurs manque de documentations les bloquaient plus qu’autre chose ! )


      • foufouille foufouille 12 octobre 18:01

        @Axel_Borg

        ben moi, j’ai appris sur le tas et c’était pas plus compliqué que le dos et ses menuitem ou w95 ca c’était du boulot. je ne me souviens plus quand j’ai essayé un red hat ou une slacware mais rien ne fonctionnait car matos bas de gamme.
        tous les pros de l’époque avait un unix plus une GUI ou linux. win pro était moins instable mais manquait de drivers.
        je ne vois pas d’ailleurs qui pouvait travailler sérieusement avec daube 95, jusqu’à XP SP3.
        d’ailleurs fat ou ntfs, c’est de la merde complète sans RAID. sous linux, c’est simple comme bonjour de changer une uiid de disque, comme le dual boot. changer de PC avec le même type de carte graphique sans réinstaller.
        non, je ne suis pas un geek.


      • Alren Alren 12 octobre 19:16
        @Axel_Borg

        "Soit ils validaient les 3 ou 4 meilleurs coups calculés par l’algorithme et la puissance de Deep Blue, ce qui n’est pas tout à fait pareil même si encore une fois combat inégal."

        Ils cherchaient un meilleur coup que ce que la machine proposait. Et surtout un coup non habituel dans une situation donnée.
        En effet, les meilleurs joueurs peuvent jouer de mémoire les 10-12 premiers meilleurs coups qui sont de mise après un début donné et connaissent les variantes qui s’esquissent après les quatre premiers coups.
        C’est ce que faisait Deep Blue. Ces coups sont joués très rapidement, en deux secondes, pour économiser du temps de réflexion quand il faudra analyser avant de jouer.

        Si une variante inconnue est jouée rapidement, l’adversaire perd du temps à chercher la meilleure réponse. Sa pendule tourne et il risque de manquer de temps pour jouer ses quarante premiers coups. D’où un énervement improductif dans les matchs super importants comme ceux-ci.

      • Axel_Borg Axel_Borg 13 octobre 10:55
        @Pemile, vrai pour les médias mais c’est ce que je disais plus haut, tout le monde n’a pas la curiosité intellectuelle d’aller voir ce qui existe en dehors du Big Brother en monopole ... J’avais beau connaître Linux au milieu des années 90, j’ai fait mes premiers pas en shell à la fac.

        @Alren, merci pour les précisions, je me dis qu’on aurait du en faire un film, même s’il sera difficile d’égaler la dramaturgie de la Diagonale du Fou (1984), un des meilleurs rôles de Piccoli.

      • Zolko Zolko 12 octobre 14:13

        "Cette victoire a été contestée par Kasparov car l’équipe de programmeurs de Deep Blue avait accès à toutes les parties de Kasparov, tandis que celui-ci n’avait pas eu accès à la liste chronologique des parties jouées par Deep Blue. [...] il n’a pas été possible d’organiser un match revanche, l’ordinateur ayant été démantelé et ses concepteurs assignés à d’autres projets."

         

        voilà, c’est tout dit là : non, l’ordinateur pas battu l’Homme aux échecs, pas dans un affrontement équitable. Le jour où des robots participent à des tournois en parallèle avec les Humains, et qu’ils y battent les autres joueurs, là, oui. Mais attention : ça inclut que l’ordinateur bouge lui-même ses pions, lit lui-même la position sur un échiquier standard ... car DeepBlue ne le faisait pas : il avait besoin d’un cornaque humain.


        • Axel_Borg Axel_Borg 12 octobre 15:08

          @Zolko,

          Par definition ce n’est pas equitable en effet, puisque Deep Blue est un ordinateur, donc inépuisable, tel un cyborg sans limites ni fatigue ...

          Fait de chair et de sang, Kasparov avait l’avantage de l’ingénosité et de la virtuosité, mais sa mémoire, bien que prodigieuse, ne vaut rien face à des algorithmes de back-tracking bétonnés sur fond de Von Neumann et une puissance de calcul assez phénoménale pour l’époque, hors NASA et applications militaires des super-calculateurs.

          La manipulation des opinions d’Albion et de l’oncle Sam Brexit & Trump par Cambridge Analytica et la famille Mercer a clairement repose sur des capacités de Big Data et de calcul largement supérieures à Deep Blue, certes en 2016, 19 ans après 1997.

          Une éternité à l’aune de la célèbre loi de Moore (1965) ...

          Mais pour te répondre, oui il y avait asymétrie dans l’analyse des parties jouées par chaque protagonist de ce duel hors normes.

          Mais quand bien meme Kasparov aurait eu accès à ces data, qu’en aurait-il conclu ? Deep Blue exécutait un algorithme, celui de Von Neumann, il n’y a pas d’intelligence veritable, juste une puissance de calcul tellement monstrueuse qu’on est certain de trouver la meilleure combinaison.


        • V_Parlier V_Parlier 12 octobre 20:54

          @Axel_Borg
          Bien que l’appellation « Von Neuman » à toutes les sauces me semble un peu approximative, sur le principe oui : Les échecs sont parfaitement modélisables par un algoryhtme, sans intuition mais qui essaye des milliers de coups à la seconde (chaque coup possible étant suivi d’un certain nombre de pires cas pour lesquels d’autres « coups en avance » sont évalués aussi, etc...) en comparant les résultats... puis « joue ». L’évolution du hardware ne fait que changer la vitesse, donc aussi le nombre de coups en avance évalués.


        • Axel_Borg Axel_Borg 13 octobre 10:51

          @V_Parlier

          Je peux te garantir que l’algo du MiniMax de Johan Von Neumann change tout. J’avais codé un jeu d’échecs en école d’ingé voici une quinzaine d’années, et l’implémentation de son algorithme a rendu le jeu imbattable.
          Certes aucun des membres du groupe de travail n’était un tueur aux échecs, mais on avait vraiment l’impression d’être contre un mur ...

        • jlouisjoly 13 octobre 12:29

          @Axel_Borg

          On dirait que l’algorythme minimax est dépassé maintenant par monté-carlo (mtcs)+réseau neuronnaux
          Voir les résultats de alphazero et maintenant de lczero en plein développement 


        • Pere Plexe Pere Plexe 12 octobre 14:20

          Ce match tenait plus d’une démarche de com de la part d’IBM que d’une vraie démarche scientifique.

          La plupart des observateurs estiment que Kasparov a joué très en dessous de son niveau.
          La victoire au GO d’alhaGo est sans doute beaucoup plus significative.
          Surtout du fait des capacités d’apprentissage du logiciel.

          • Axel_Borg Axel_Borg 12 octobre 15:02

            @Pere Plexe,

            Puisqu’on est aux theories du complot, meme si je n’y crois pas, Kasparov a peut-être été acheté à prix d’or par IBM pour perdre avec élégance ...

            Cela me paraît bien capillo-tracté car Kasparov, comme tout grand champion, a son orgueil et ne vit que pour la victoire et son prestige incomparable.


          • Trelawney Trelawney 12 octobre 15:15

            @Axel_Borg
            Il y a longtemps, j’ai rencontré Kasparov, lors d’un tournoi d’échec à Dunkerque, où il était invité. C’est une personne trés sympathique et trés abordable.

            Il a joué 10 parties en simultané contre de bons joueurs nationaux et sans pouvoir regarder les échiquiers. Je vous confirme que ce n’est pas dans son tempérament de perdre. Il a d’ailleurs gagné les 10 parties

          • V_Parlier V_Parlier 12 octobre 20:21

            @Axel_Borg
            Ce que je peux dire c’est que plus tard, en fin de carrière, Kasparov s’est corps et âme vendu aux USA, ça on peut le dire ! Lèche-cul du « monde libre » des néocons, il n’y a pas mieux !!!


          • Axel_Borg Axel_Borg 13 octobre 13:40

            @V_Parlier

            Le schisme entre la FIDE et le PCA datant de 1993 vient aussi d’une volonté marketing de Kasparov,, avec un mécénat de la PCA par Intel.

            Mais qu’y a-t-il de mal à vouloir monnayer son talent, de plus si fabuleux que le sien, à sa juste valeur ? Aucun pour moi ...

          • Pere Plexe Pere Plexe 13 octobre 19:05

            @Axel_Borg
            il n’est pas question de « complot » mais de communication.

            Ni plus ni moins.


          • Axel_Borg Axel_Borg 15 octobre 11:50

            @Pere Plexe

            Je rebondissais au « complot » décrit par Alren et qui semble plausible. Mon hypohtèse était très farfelue, et nous sommes tous bien d’accord ici sur le fait qu’IBM a utilisé la notoriété de Gary Kasparov à des fins marketing.


          • Trelawney Trelawney 12 octobre 14:41

            Ca reste d’actualité, car il y a 2 ans, une filiale de Google a crée un système nomme Alpha Go, basé sur l’intelligence artificielle et notamment la méthode d’apprentissage automatisé.

            En 2016 Alpha go bat le Sud-Coréen Lee Sedol, un joueur de go légendaire, par 4 parties à 1. Ensuite Alpha go s’inscrit sous un faux non, sur un site de jeu de go en ligne où figure les meilleurs représentants de cette discipline. La machine gagne 50 parties sur 51 (la fois où elle n’a pas gagné est du a un problème de liaison internet). Et tout le monde s’interroge sur le mystérieux Magister and Master qui est le pseudo d’Alpha go.

            L’année suivante fort de son expérience en ligne, elle affronte le meilleur joueur de go de tous les temps, le chinois Ke Jie, qu’elle bat 3 à 0. 
            Ke Jie surpris et déconcerté par la façon de jouer de la machine dira « Dans le passé il avait quelques faiblesses. Mais maintenant j’ai l’impression que sa compréhension du go et sa façon d’appréhender le jeu dépasse nos aptitudes. »

            Ensuite Ke Jie a gagné un tournoi en reprenant des idées qu’Alpha go avait utilisé contre lui. C’est un peu l’homme qui apprend de la machine
             

            • jlouisjoly 13 octobre 12:34
              @Trelawney
              Tu a un peu de retard
              Google a crée alphazero et ses résultats ont été reproduit par une équipe amateur

            • pemile pemile 12 octobre 15:19

              Il faudrait imposer une consommation d’énergie identique pour les deux adversaires ?


              • Xenozoid Xenozoid 12 octobre 18:08
                ouai. ça resemble a la rubrique sport

                Les yeux dans le vague, la veine gonflée sur son front, Kasparov signe la feuille de partie après avoir tendu la main à l’ingénieur d’IBM

                Comme dans la partie d’échecs qu’il joue avec Frank Poole, HAL porte stratégiquement ses coups et élimine un à un les membres de l’équipage qui vont tomber de Charybde en Scylla face à cet ordinateur de bord machiavélique.

                Avant les travaux d’Alan Turing (1912-1954), c’est le mathématicien américain d’origine hongroise Johan Von Neumann (1903-1957) qui avait proposé en 1926 le théorème du Minimax en théorie des jeux. Comme Turing, Von Neumann avait joué un rôle décisif dans la Seconde Guerre Mondiale, participant à Los Alamos, avec bien d’autres savants (Robert Oppenheimer, Edward Teller, Enrico Fermi), au projet Manhattan décidé par le président Franklin Delano Roosevelt.

                Avec son compatriote Anatoli Karpov, qui le précéda au palmarès du championnat du monde d’échecs, Kasparov avait offert des combats mythiques à Séville (1987) puis à New York et Lyon (1990). Mais l’Histoire retiendra comme plus redoutable rival de Garry Kasparov, le super ordinateur Deep Blue.

                tu travailles avec roko ?


                ps : il y a’t’il certains ici qui voient ?

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