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Histoire géopolitique de la Coupe du Monde : Episode VI - 1958, Streltsov au goulag, Pelé au sommet

Le Mondial suédois de 1958 marque l'émergence du Brésil, passé près du titre en 1938 et 1950. Le talent exceptionnel de Pelé et Garrincha, bien aidés par le merveilleux chef d'orchestre Didi, éclate aux yeux du monde. L'Union Soviétique, elle, un an après défié l'Amérique dans l'espace par le lancement de son Spoutnik, met son meilleur joueur au goulag : Eduard Streltsov, accusé d'un viol sur la file d'un dignitaire proche du Kremlin ... Malgré la guerre froide et le besoin de propagande, l'idéal communiste et collectif doit toujours le prendre le pas sur l'individu ... La France, elle, fait admirer son panache avec un record qui ne sera probablement jamais battu : 13 buts pour le seul Just Fontaine.

En 1958, le monde a encore beaucoup changé alors que la Suède s’apprête à accueillir la sixième Coupe du Monde. En plein baby-boom, l’Europe se reconstruit à l’ombre de la domination d’un aigle bicéphal, Etats-Unis contre Union Soviétique. Fin 1956, la crise de Suez a vu le naufrage diplomatique de la France et de la Grande-Bretagne face à l’Egypte, soutenue par Moscou. Cette crise accélère le rapprochement franco-allemand qui scelle la naissance de la Communauté Economique Européenne en 1957, par le traité de Rome du 25 mars. Au cosmodrome de Baïkonour le 4 octobre, l’U.R.S.S. lance un nouveau défi à l’Amérique d’Eisenhower en pleine guerre froide : la conquête de l’espace, symbolisée par ce Spoutnik qui échappe à la gravité. Embourbée dans la guerre d’Algérie après celle d’Indochine, la France aborde 1958 comme un nain diplomatique, alors que le controversé pape Pie XII, détenteur de la tiare romaine depuis 1939, décède : Jean XXIII est élu, certains affirmant que le conclave du Vatican aurait d’abord choisi le cardinal Siri, farouchement anti-communiste ... La dissuasion nucléaire entre Américains et Soviétiques fonctionne pour donner naissance à une coexistence pacifique qui permet à une nouvelle Exposition Universelle de se tenirdu 17 avril au 19 octobre à Bruxelles, future capitale de cette Europe politique qui vient de naître : l’Atomium verra le Tour de France 1958 (gagné par le Luxembourgeois Charly Gaul, l’Ange de la Montagne) démarrer de la capitale belge, à deux pas d’un stade du Heysel où le Real Madrid de Kopa et Di Stefano conquiert son troisième couronne européenne consécutive : l’usure du pouvoir attendra encore ... Il aura fallu aux Merengue recourir à la prolongation pour avoir le dernier mot face aux Rossoneri de l’AC Milan, avec en fers de lance Juan Alberto Schiaffino et le Suédois Nils Liedholm, dernier maillon du trio Gre-No-Li débarqué en Lombardie en 1949. De retour au pays pour la Coupe du Monde, Liedholm retrouve son compatriote Gunnar Gren parti exporter son talent à Florence puis à Gênes entre 1953 et 1956. Personne n’imagine le Brésil, si immature tactiquement et mentalement en 1954 face à la grande Hongrie, l’emporter à Stockholm … Mais la Seleçao de 1958 est soutenue par Juscelino Kubitschek, alors que le pays fait construire par Oscar Niemeyer sa nouvelel capitale en plein désert : Brasilia. Rien n’est laissé au hasard à Hindas, station balnéaire au sud de Göteborg, où le personnel féminin de l’hôtel accueillant la délégation du Brésil est prié de prendre ses vacances. Quant à la plage nudiste bordant l’établissement, elle est priée de se faire plus discrète. Les Auriverde possèdent deux diamants bruts que Vicente Feola se résout à faire jouer pour le troisième match de poule contre l’U.R.S.S. : Garrincha et Pelé. Le premier, Mané, est le septième fils d’un gardien d’usine, avec le handicap de jambes difformes. Avec Stanley Matthews et George Best, Garrincha laissera pourtant le souvenir du plus formidable dribbleur jamais vu sur le pré. Né en 1933, le Django Reinhardt du ballon rond ne recueille que 38 points sur 123 aux tests que le psychologue adjoint à Feola avait fait passer à l’ensemble de la sélection ! Cela n’aurait pas permis à Mané Garrincha de postuler à un emploi de chauffeur de bus à la mairie de Rio de Janeiro. Qu’importe, tant le joueur du Botafogo a sa créativité et ses arabesques à apporter au Brésil. Quant à Pelé, alias Edson Arantes do Nascimento, le jeune prodige pauliste de Santos n’a que 17 ans et 8 mois : il est jugé immature pour participer à un tournoi d’une telle importance. Vous avez peut-être raison mais le truc, c'est que vous ne connaissez rien du football, a lancé Feola au psychologue de l’équipe. Le match contre l’URSS, la fameuse Sbornaya alors championne olympique en titre, a commencé avec ce que le Français Gabriel Hanot (ancien international devenu journaliste à l’Equipe notamment et à l’origine de la création de la Coupe d’Europe) a décrit comme les trois plus grandes minutes de l'histoire du football. L’U.R.S.S. de Lev Yachine, médaille d’or en 1956 aux Jeux Olympiques de Melbourne, se prive quant à elle de son meilleur joueur Eduard Streltsov, accusé à 21 ans de viol sur Marina Lebedeva, fille d’un général soviétique, deux mois après qu’il ait refusé la main d’une membre du Poltiburo, Ekaterina Fourtseva ... Eduard Streltsov avait impressionné un dirigeant de l’Olympique de Marseille après un triplé du prodige moscovite face au club phocéen, laminé 7-1 : Streltsov, il vaut au moins quatre Kopa ! Son coéquipier Valentin Ivanov, après un succès 4-0 contre la Bulgarie à Sofia (doublé et deux passes décisives du génie russe) va même plus loin dans les éloges dithyrambiques, tant pis pour le pléonasme : Ce que je l’ai vu faire ce jour là, je ne l’ai jamais vu faire avant ou depuis. Même pas Maradona en 1986, contre les Anglais. Il prit la balle dans la surface, passa en revue toute l’équipe adverse, avant d’offrir le but à un coéquipier comme s’il était trop vulgaire qu’il finisse tout seul le travail. Nostalgique, Ivanov enfonce le clou : Cette action n’était pas la première du genre. Ce n’était pas un problème pour lui de passer sept ou huit joueurs. Le prodige du Torpedo Moscou verra sa carrière gâchée par des années de goulag en Sibérie, manquant la World Cup 1966 pour cause de visa manquant à son passeport et le Mundial 1970 sur blessure. Pourtant, dira plus tard Pelé, Mon plus grand rival ? Eduard Streltsov. Et encore, je pense qu’il était meilleur que moi. Mais le régime communiste ne veut pas glorifier le talent individuel de celui qui décèdera en 1990 d’un cancer de la gorge, attrapé soit au goulag soit dans les matches caritatifs auquel il participa en 1986 pour aider les victimes de la catastrophe de Tchernobyl. Pas une tête ne doit dépasser, jamais l’axiome La star, c’est l’équipe n’aura été poussé aussi loin ... Mais à sacrifier son meilleur joueur sur l’autel de la basse politique, l’Union Soviétique se la joue Potemkine, du nom de cette mutinerie de marins en 1905, et qui inspira Eisenstein en 1927 pour son chef d’œuvre, le Cuirassé Potemkine, avec la scène du grand escalier d’Odessa en point d’orgue. Eduard Streltsov possède aujourd’hui une statue à son effigie devant le stade Loujniki de Moscou, où se jouera en 2018 la finale de la Coupe du Monde, soixante ans après le rendez-vous raté du génie russe, qui verra sa trajectoire brisée à 21 ans, comme Duncan Edwards, figure de proue de Manchester United décédé le 6 février dans le crash aérien de Munich au retour d’un match face à l’Etoile Rouge de Belgrade. Mais il reste Lev Yachine, ce gardien encensé par la presse suédoise : l’URSS joue à 12 parce que Yachine est à la fois défenseur central et gardien. Cet homme est un mur de fer. Meilleur joueur de ce Mondial, le meneur brésilien Didi, surnommé le Prince d’Ethiopie et inventeur de la feuille morte, est trop esseulé au Brésil. En lançant Garrincha et Pelé dans la fosse aux lions, Feola prend un risque payant. La valeur n’attend point le nombre des années, disait Rodrigue dans Le Cid. Les Soviétiques sont battus 2-0 et le Brésil sort vainqueur d’un groupe de la mort où il a tenu en échec l’Angleterre 0-0 et battu l’expérimentée équipe d’Autriche 3-0. En quart de finale, le talent de Pelé explose tel un diable sortant de sa boîte. Buteur face au pays de Galles, l’adolescent fait encore mieux contre la redoutable équipe de France emmenée par le Napoléon du football, alias Raymond Kopa. Ce fils de meneur polonais sera logiquement élu Ballon d’Or 1958, avec son complice Just Fontaine sur le podium. Malgré l’absence de joueurs algériens partis jouer avec l’équipe du FLN (dont le Stéphanois Rachid Meklhoufi, les Monégasques Abdelaziz Ben Tifour et Mustapha Zitouni) et malgré la crise d’appendicite dont souffre Roger Piantoni durant toute la compétition (J’ai vomis à la mi-temps de France - Yougoslavie, confiera plus tard le Nancéien), le sélectionneur Jean Nicolas a bâti une équipe de France très compétitive, qui, ça ne s’invente pas, loge à Kopparberg ! L’attaque de feu bâtie par Jean Nicolas via le trident Fontaine / Kopa / Piantoni permet à Just Fontaine de marquer treize fois, dont le but de l’honneur face au Brésil. Fontaine terminera sur un quadruplé en match de classement contre la RFA, et se verra offrir un fusil de chasse par les Allemands lors du dîner de gala organisé à Göteborg, ainsi qu’une carabine en or par le journal local L’Expressen. L’aventure avait commencé dans les caves Taittinger, près de Reims, pour Just Fontaine et ses coéquipiers champenois, conduits en pleine nuit à l’aéroport d’Orly. Quelques heures avant d’embarquer, le Stade de Reims fêtait encore son doublé Coupe – Championnat avec des bulles de champagne ... Face à la Seleçao brésilienne, la mission devient impossible pour les Bleus une fois réduits à dix après la blessure de leur défenseur Robert Jonquet. Le football samba du Brésil, le célèbre jogo bonito, devient réalité sur la pelouse de Göteborg : 5-2, dont un triplé du jeune Pelé. Garrincha, Didi et Vava ont également fait des ravages. Le doute fait surface en finale quand la Suède de Liedholm ouvre le score à Stockholm, mais la Seleçao terrasse le pays organisateur 5-2 : dix buts pour les deux derniers matches, aucun champion du monde n’a fait preuve d’un tel festival offensif dans le money time. Plébiscité idole des jeunes, en larmes après la finale où le gardien Gilmar le porte en triomphe, Pelé va régner sur le football pendant douze ans, prenant le relais de géants comme Di Stefano et Puskas, les deux rois des années 50. Le Brésil, lui, est lancé, et deviendra le pays du football comme la Nouvelle-Zélande est celui du rugby. Manquent juste les équivalents du haka et de la fougère argentée en terme de symboles. L’imaginaire collectif s’en charge, par ce maillot auriverde qui rappelle le drapeau du Brésil ensuite repris comme emblème par le pilote de F1 Ayrton Senna, et ces images de joueurs issus des favelas de Rio de Janeiro jouant sur le sable des plages de Copacabana, Ipanema et Leblon, avec Pain de Sucre et christ de Corcovado pour veiller sur leur destin … En 1958, les Auriverde sont extrêmement bien préparés physiquement. Le cliché du Brésilien dilettante a du plomb dans l'aile. La Seleçao est l'équipe la mieux préparée et la plus professionnalisée du tournoi. Rien n'est laissé au hasard, le groupe peut compter sur un masseur pour la récupération musculaire et sur un cuisinier. Même les Allemands de l'Ouest ou les Anglais prétendus si disciplinés ne disposent pas d'une logistique si bien agencée. Non, le footballeur brésilien de 1958 n'est pas seulement un artiste surdoué qui laisse parler son instinct sur un terrain de foot. C'est aussi un redoutable athlète qui n'a pas peur d'aller au combat et qui a très peu de sautes de concentration. Le voisin argentin, lui, ressort traumatisé de ce Mondial 1958 d’où restera le désastre de Malmö : le 8 juin 1958, l’Albiceleste tombe de haut, battue 3-1 par le champion du monde en titre, la RFA. L’Argentine, qui s’estime toujours volée par le voisin uruguayen du titre mondial de 1930 qui aurait dû légitimement lui revenir, n’avait pas remis les pieds dans l’épreuve mondiale depuis 1934, quand elle avait vu ses fils Omer Orsi et Luis Monti triompher sous le maillot de la Squadra Azzurra italienne … La déception est grande au pays du tango, et le 15 juin, un camouflet 6-1 contre la Tchécoslovaquie renvoit l’Argentine à ses chères études … Cette débâcle finale plongea la nation dans un état de crise et confusion, et transforma les joueurs en une bande de traîtres. L’année 1958 constitue une ligne de partage des eaux pour le football argentin, qui a gagné la Copa America à onze reprises entre 1921 et 1957, avant de se concentrer sur l’objectif suprême gagné par les deux rivaux uruguayen et brésilien, la Coupe du Monde … La politique d’isolement fut donc abandonnée au profit d’une ouverture au reste du monde, et d’une transformation radicale des systèmes de jeu, après le gâchis d’années où la Maquina de River Plate, avec notamment Adolfo Pedernera et Alfredo Di Stefano, aurait pu prétendre à la couronne mondiale au Brésil en 1950 voire en Suisse en 1954 ... Tout juste orpheline de son pilote vedette Juan Manuel Fangio, quintuple champion du monde de Formule 1 entre 1951 et 1957 avant d’être un jeune retraité des circuits, l’Argentine réalisa en Suède que son football n’était pas le meilleur du monde, comme elle n’était pas la grande puissance politique et économique promise douze ans plus tôt (1946) par le général Juan Peron.


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5 réactions à cet article    


  • leypanou 11 décembre 2018 10:35

    La France, elle, fait admirer son panache avec un record qui ne sera probablement jamais battu : 13 buts 

     : quand on joue en 4-4-2, même des fois en 4-5-1, quand on s’extasie par des buts marqués par des arrières (but de Pavard), il ne faut pas espérer des miracles.

    Les ailiers, c’est terminé maintenant, on cherche des défenseurs qui « montent ». Les qualités nécessaires pour être un bon ailier, ce ne sont pas les mêmes pour être un bon défenseur ; on voit tout de suite les limites des arrières qui montent, ne serait-ce qu’en centres en retrait. Olivier Giroud aurait certainement marqué plus de but avec des ailiers qui centrent, avec ses qualités athlétiques.


    • Axel_Borg Axel_Borg 11 décembre 2018 11:05

      @leypanou,

      Le football a change depuis 1958, l’enjeu économique est devenu tel qu’on ne joue plus en 4-2-4 ou en WM comme à l’époque. Et Didier Deschamps n’a jamais pretend vouloir que Griezmann, Giroud ou Mbappé battent le record de Fontaine, ou que l’EDF égale les 27 buts marqués en 1958 ...

      Le débat du printemps 1998 sur le fait que Ronaldo le Brésilien puisse battre les 13 buts de Fontaine était ridicule sachant que personne n’avait fait mieux que 6 buts depuis le Polonais Lato en 1974 : 6 pour Kempes (1978), Rossi (1982), Lineker (1986), Schillaci (1990), Salenko et Stoïtchkov (1994), 6 encore pour Suker (1998).

      Et le même Ronaldo atteignit en 2002 l’incroyable total de 8 buts en 7 matches.
      Bref à part Michel Platini et ses 9 Buts en 5 matches à l’Euro 84, on a jamais vu un tel festival que celui de Fontaine en 1958.

      Même de géniaux avant-centres comme Kocsis en 1954 (11), Gerd Müller en 1970 (10) ou Eusebio en 1966 (9) n’ont pas réussi à s’approcher de Justo ...

      Car c’est clairement impossible ...

      Sur 7 matches, il faudrait en marquer 14. A moins de commencer par un quintuple (seul Salenko l’a fait en 21 Mondiaux, en 1994 contre le Cameroun), et ensuite de marquer 1 but sur 4 matches + 3 doubles ...

      Quand on sait que Kane et Lukaku ont dépoussiéré en 2018 une statistique qui datait de 1986, à savoir enchaîner deux doubles (Maradona contre l’Angleterre puis la Belgique), on voit bien que le défi est clairement impossible.

      Même remarque avec le record de Miroslav Klose, 16 buts, il faudra vraiment être très fort pour faire mieux qu’une moyenne de 4 buts sur 4 Coupes du Monde de rang.

      Dernier point, on voit aussi les stats via le double prisme déformé de CR7 et Messi, deux joueurs hors norms qui ont aussi bénéficié d’une Liga concoctée aux petits oignons pour le Barça et le Real vu la repartition locale des droits TV.

      Certes deux quintuples Ballons d’Or mais aux stats facilitées par des equips surpuissantes et de plus jouant pour eux, Benzema, Higuain ou Bale à Madrid, Villa, Eto’o, Henry, Pedro, Neymar ou Suarez au Barça

      Pour moi le vrai benchmark c’est Ronaldo en 1996-1997 avec le Barça, 47 buts en 49 matches à 20 ans dans une équipe bien moins forte malgré Figo ou Guardiola dans l’entrejeu ... Et un total de 61 buts en 1997 l’année de son premier Ballon d’Or.


    • leypanou 11 décembre 2018 11:38

      @Axel_Borg
      oui, mais c’est le système adopté par pratiquement toutes les équipes qui fait qu’on marque de moins en moins de buts.

      Si vous vous rappelez, il y a un temps, la Grèce était devenue championne d’Europe, avec essentiellement des coups de pied arrêté (corners, coup francs) : on fait beaucoup d’anti-jeu dans la surface de réparation, on arrive à marquer 1 ou 2 buts, et on arrive à gagner. Avoir des joueurs d’exception comme Messi ou Ronaldo permet de temps en temps de faire la différence, mais cela a ses limites, sinon l’Argentine ou le Portugal seraient devenus champions du monde.

      De la même manière, la possession du ballon chère à l’Espagne un moment est peut-être agréable à regarder, mais c’est totalement stérile en efficacité.

      Bref, si on veut avoir plus de buts, il faut plus de débordements par les ailes, ce qu’on n’a plus depuis longtemps.


    • Axel_Borg Axel_Borg 11 décembre 2018 11:53

      @leypanou,

      Sur Messi et CR7, je le dis bien, leurs records de buts sont surtout lies à leurs performances en club.

      Pour la baisse du nombre de buts, encore une fois c’est totalement corrélé à l’arrivée de l’argent roi dans ce sport : l’enjeu prend le pas sur le jeu. La Ligue 1, malgré ses budgets ridicules compares aux championnats voisins, est le symbole de ce football gagne-petit où l’on vise le 1-0, et où l’on met un autobus parfois pour tenir le 0-0 à tout prix ...

      Pourquoi pas réintroduire un bonus offensif en Ligue 1 ? Cela existait dans les années 70. A tester ... Car la victoire à 3 points (1994) qui devait apporter ce panache sur les pelouses hexagonales n’a pas eu cet effet. 

      Le but en or introduit par l’UEFA à l’Euro 1996 et par la FIFA au Mondial 1998 ont produit l’effet inverse, loin des prolongations de legend de Mexico 1970 (de 1-1 à 4-3 pour Italie / RFA) et Seville 1982 (de 1-1 à 3-3 pour France / RFA).

      Il faudrait, au delà des ailes, n’avoir que des defenses à 3 et qu’un seul récupérateur par équipe, alors que la norme est plutôt d’avoir 4 défenseurs et 2 sentinelles ...

      Bref sujet complexe déjà étudié par une task force de la FIFA en 1990 après le triste Mondiale italien (seulement 2.21 buts en moyenne)


    • Axel_Borg Axel_Borg 11 décembre 2018 10:54

      Pelé au sommet, Kopa Ballon d’Or, Streltsov au goulag, mais LE joueur qui illumine cette Coupe du Monde suédoise de 1958 fut Didi, le Prince d’Ethiopie, l’inventeur de la feuille morte.

      Dommage qu’il ait manqué l’Italie, feu Duncan Edwards, ainsi que Di Stefano et Puskas à ce sixième Mondial.

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