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Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > La Scuderia Ferrari doit-elle quitter la F1 ?

La Scuderia Ferrari doit-elle quitter la F1 ?

Depuis 1973, Ferrari se consacre à 100 % à la Formule 1 en compétition. Favorisée budgétairement par Formula One Management depuis les accords Concorde de 1981, la Scuderia vient de vivre une décennie sans titre mondial. Doit-elle franchir le pas et quitter la F1 pour retourner défier d’autres marques rivales aux 24 Heures du Mans ? Il est temps de rouvrir cette vieille boîte de Pandore …

Dans Un chagrin d’amour, célèbre chanson humoristiques des Inconnus, Bernard Campan et Didier Bourdon nous offrent des vers inoubliables.

 Un chagrin d'amour

 C'est une boîte de nuit sans son disc-jockey

 Un chagrin d'amour

 C'est une Golf GTI qui n'aurait plus qu'une vitesse

 Une station de ski sans neige et sans tire-fesses

[…]

 Un chagrin d'amour

 C'est comme si Roméo n'aimait plus Virginie

 Un chagrin d'amour

 Comme si l'équipe de Marseille n'avait plus Bernard Tapie

 Un chagrin d'amour

 C'est un sapin de Noël sans guirlandes et sans boules

[…]

 C'est comme la mer sans les vagues

 C'est comme les vagues sans l'écume

 C'est comme l'écume sans le sel

 C'est comme le sel sans le poivre

La Formule 1 sans Ferrari, ce ne serait pas du tout pareil. Demandez à un enfant de vous dessiner une F1, il vous représentera un bolide rouge écarlate. Cela vaut tous les plébiscites du monde. Comme Lotus ou Brabham avant elles, Williams ou McLaren peuvent disparaître, elles seront oubliées comme le fut le marchand de pulls Benetton ou le sera le vendeur de boissons énergisantes Red Bull à terme. N’en déplaise à Ron Dennis qui a tout fait pour que McLaren égale le prestige de la Ferrari (le patron de Woking lançant la McLaren F1 GTR dessinée par Gordon Murray en 1992), une seule écurie historique peut lutter avec Ferrari : Mercedes, dont les flèches d’argent ont gagné dans les années 30 avec Rudi Caracciola, dans les années 50 avec Juan Manuel Fangio et Stirling Moss, et enfin dans les années 2010 avec Lewis Hamilton et Nico Rosberg … Il y a fort à parier qu’en 2018, Black Senna et son casque jaune continuent de tutoyer la perfection et de s’attirer tous les superlatifs, à la poursuite des derniers records détenus par Michael Schumacher … grâce à sa période dorée chez Ferrari, madeleine de Proust qui rend nostalgiques les tifosi.

Le problème, c’est que l’hégémonie du top team allemand (2014-2018), qui fait suite à celle de Red Bull (2010-2013) laisse Maranello sur une décennie entière de disette en F1. Mais le Cavallino Rampante, fort de revenus dopés par les accords Concorde habilement négociés par le Commendatore Enzo Ferrari en 1981, ne vise plus que le titre des pilotes, raté par Fernando Alonso en 2010 et 2012 puis par Sebastian Vettel en 2017 et 2018. Le soleil d’Austerlitz n’est pas encore retrouvé pour Ferrari, qui peine à gravir les échelons jusqu’au climax de la F1. La chaotique saison 2011 fut le symbole de cette médiocrité technique, avec une erreur intrinsèque dans l’ancienne soufflerie de Toyota, à Cologne. Malgré la combativité viscérale d’Alonso, l’as d’Oviedo ne put faire mieux que fêter les 60 ans de la Scuderia par une belle victoire à Silverstone, finissant 4e du championnat du monde derrière le trio Vettel – Button – Webber. Tirer la quintessence d’une F1 comme savent le faire les plus grands pilotes ne suffit plus chez Ferrari, qui a raté trop de monoplaces depuis que Ross Brawn, Rory Byrne et Paolo Martinelli ont quitté le bureau d’études. Le peuple rouge ne remerciera jamais assez Jean Todt d’avoir convaincu Rory Byrne de revenir de James Bond Island à Phuket, là où il escomptait prendre sa retraite fin 1996 en ouvrant un centre de plongée sous-marine …

A chaque décision politique qui lui déplait, Ferrari brandit l’épée de Damoclès, comme en 2009 où Luca Cordero Di Montezemolo avait publié un calendrier FOTA parallèle du calendrier FIA pour la saison 2010. L’ancien patron de l’organisation de la Coupe du Monde de football 1990 en Italie ne fait pas autre chose que l’ECA (feu G14) sous l’égide de Karl-Heinz Rummenigge en football avec l’UEFA. Il brandit la foudre de Jupiter en espérant que la FIA descende de sa tour d’ivoire et ne finisse par céder.

  • 1re manche FOTA : Buenos Aires, le 07/03/2010
  • 2e manche FOTA : Mexico, le 21/03/2010
  • 3e manche FOTA : Jerez, le 11/04/2010
  • 4e manche FOTA : Portimao, le 25/04/2010
  • 5e manche FOTA : Imola, le 02/05/2010
  • 6e manche FOTA : Monaco, le 23/05/2010
  • 7e manche FOTA : Montréal (circuit Gilles Villeneuve), le 06/06/2010
  • 8e manche FOTA : Indianapolis, le 13/06/2010
  • 9e manche FOTA : Silverstone, le 11/07/2010
  • 10e manche FOTA : Nevers Magny-Cours, le 25/07/2010
  • 11e manche FOTA : Lausitzring, le 15/08/2010
  • 12e manche FOTA : Helsinki (circuit urbain), le 29/08/2010
  • 13e manche FOTA : Monza, le 12/09/2010
  • 14e manche FOTA : Yas Marina, le 26/09/2010
  • 15e manche FOTA : Marina Bay, le 10/10/2010
  • 16e manche FOTA : Suzuka, le 24/10/2010
  • 17e manche FOTA : Surfers Paradise (ou Adelaïde), le 07/11/2010

    En cette fin de printemps 2009, le marquis était même allé donner le départ et l’arrivée des 24 Heures du Mans, épreuve gagnée neuf fois par le cheval cabré (1949, 1954, 1958, 1960, 1961, 1962, 1963, 1964, 1965). Ferrari avait fini par quitter le double tour d’horloge, étant incapable malgré le soutien financier de FIAT (1969) de lutter sur tous les fronts avec Ford. Le constructeur de Detroit fournissait via sa filiale Cosworth un moteur et une boîte de vitesses à toute écurie rivale de Maranello en F1. Et Ford, par la loi du nombre, avait fait plier Ferrari dès 1966 dans la Sarthe, avant que Porsche ne mette tout le monde d’accord. Il s’agissait en fait pour Henry Ford II, petit-fils du fondateur de la marque américaine, de se venger d’Enzo Ferrari. En 1963, ce dernier avait interrompu des négociations de rapprochement entre Ford et Ferrari. Les Américains lui avaient interdit ce que l’Avvocato Agnelli lui laisserait entre 1969 et 1988 : sa chasse gardée, le sel de sa vie, l’écurie de compétition, FIAT prenant la main sur la construction de modèles de tourisme à série limitée. Detroit, sans le savoir, avait touché à un totem, à l’ADN du Commendatore

    POUR

    Que fait encore Ferrari en F1 ? La Scuderia n’a plus rien à prouver depuis Mathusalem. Certes, elle est la plus ancienne mais son palmarès est colossal. 15 titres des pilotes entre 1952 et 2007, 16 titres des constructeurs entre 1961 et 2007, la bagatelle de 229 victoires en Grands Prix. Il est loin le temps où Ferrari faisait penser à Rome après Néron ou au Pompéi après l’éruption du Vésuve. Malgré dix ans sans le titre suprême (depuis Iceman en 2007), le cheval cabré est plus proche de l’étalon que de l’équarrissage. Redressée de façon spectaculaire par Jean Todt entre 1993 et 2007, Ferrari est l’écurie de tous les records. Son déclin, suite aux départs progressifs des membres de la Dream Team (Michael Schumacher fin 2006, Jean Todt et Ross Brawn fin 2007, Paolo Martinelli et Rory Byrne par la suite), n’est que la traduction du phénomène logique d’usure du pouvoir, après avoir cannibalisé la discipline de 2000 à 2004 grâce au Kaiser Schumacher. Luca Di Montezemolo avait voulu rendre Ferrari aux Italiens : Stefano Domenicali, Marco Mattiacci et Maurizio Arrivabene n’ont jamais su gérer Maranello comme Jean Todt. Malgré les exploits de Fernando Alonso et de Sebastian Vettel depuis quelques saisons, Ferrari est redevenue une écurie byzantine, aux luttes politiques internes et à l’instabilité manifeste : celle que Jackie Stewart avait toujours refusé de rejoindre entre 1965 et 1973, et celle qui avait réussi à vexer Ayrton Senna, qui avait pourtant faxé son accord tacite à Cesare Fiorio dans l’optique de la saison 1991 ... Du temps du Commendatore, Ferrari n’avait pas d’argent et faisait monter des jeunes espoirs, Peter Collins, Mike Hawthorn, les frères Rodriguez, John Surtees, Jacky Ickx, Niki Lauda ou encore Gilles Villeneuve. La seule exception était Juan Manuel Fangio, reparti dès fin 1956 chez le rival de Maserati. Après le décès d’Enzo Ferrari, la stratégie de Maranello changea avec un virage à 180 degrés, l’argent de FIAT servant à recruter à prix d’or des pilotes déjà champions du monde (ou sur le point de le devenir), des prodiges nourris par les fées du destin au nectar et à l’ambroisie : Alain Prost en 1990, Michael Schumacher en 1996, Kimi Räikkönen en 2007, Fernando Alonso en 2010 et enfin Sebastian Vettel en 2017. Tous les très grands pilotes ont cédé à la tentation italienne un jour ou l’autre, sauf Stirling Moss (brouillé avec Enzo Ferrari en 1951), Jim Clark, Jackie Stewart, Ayrton Senna (proche de franchir le pas pour 1991 puis pour 1995) et Lewis Hamilton. De Prost à Vettel, tous sont venus pour un pont d’or mais avant tout pour le prestige. Or ce prestige est en danger. Comme toute merveille, comme tout joyau d’un patrimoine, Ferrari a besoin d’être préservée. L’exposition médiatique de la F1 est certes colossale par rapport aux 24 Heures du Mans, mais pourquoi risquer de rayer un diamant pur en continuant à accumuler les défaites face à plus fort que soi et les places d’honneur qui n’apportent rien à ce fabuleux palmarès qui ne cesse de prendre la poussière ? Pourquoi s’obstiner dans cette F1 darwinienne qui ne lui réussit plus ? Pourquoi ne pas relever un vrai challenge sportif nouveau, aux 24 Heures du Mans ? Depuis 1965, des marques aussi diverses que Ford, Porsche, Renault, Mercedes, Jaguar, Mazda, Peugeot, McLaren, BMW, Audi ou encore Bentley ont imposé leur férule sur l’épreuve phare de l’endurance. Pas Ferrari. Le prestige de la Scuderia est intact, malgré des victoires à la Pyrrhus comme Spielberg 2002 ou Hockenheim 2010, téléguidées depuis les stands au détriment d’agneaux brésiliens sacrifiés sur l’autel de la victoire, Rubens Barrichello en Autriche puis Felipe Massa en Allemagne huit ans plus tard … Ferrari, c’est la passion, et la flamme doit être entretenue, sinon elle risque de s’éteindre sans garantie que le phénix ne renaisse de ses cendres.

    CONTRE

    Quitter la F1 serait trahir une des plus célèbres phrases d’Enzo Ferrari, le patriarche : Nous nous battrons tant qu'il nous restera de l'essence, du courage, des bras, des mains, de l’air à respirer et du sang dans nos veines. Une manière de confirmer l’adage fameux d’Edison : Le génie est fait de 1 % d'inspiration et de 99 % de transpiration. On l’a dit, sans Ferrari, la F1 ne serait plus la même ... Et le départ de la Scuderia entraînerait sans doute avec lui le Grand Prix d’Italie. Or Monza est avec Silverstone, Monaco et Spa Francorchamps, l’un des quatre piliers d’un championnat qui a déjà bien du mal à conserver ses racines européennes, mises à mal par Bernie Ecclestone depuis l’an 2000. Qui peut imaginer, après la perte d’Imola en 2007, un Mondial sans une étape à Monza ? L’autodrome lombard, dans son parc royal, est un écrin unique, avec des tifosi qui hurlent leur passion pour Ferrari. Je suis entré chez Ferrari comme on entre en religion, disait Jean Alesi à propos de sa période italienne entre 1991 et 1995. Le Provençal d’origine sicilienne avait le choix avec Williams-Renault fin 1990, après une saison pleine de promesses chez Tyrrell Honda. Il déclina l’offre de Didcot et partit rejoindre Alain Prost en Emilie-Romagne. Ce fut finalement Nigel Mansell qui accumula les victoires face à la McLaren Honda d’Ayrton Senna, détrônant le champion brésilien au palmarès du Mondial en 1992. Alesi, lui, ne gagna qu’une seule course en rouge, au Canada en 1995, avec le numéro 27 de feu Gilles Villeneuve, le héros local. Le titre mondial resta utopique pour le pilote d’Avignon mais le cœur a ses raisons que la raison ignore. Et Jean Alesi n’échangerait pour rien au monde ses années Ferrari. Le top team de Maranello est la clé de voûte sur laquelle la F1 est assise. Songez que la Scuderia était présente à Silverstone le 13 mai 1950 pour le premier Grand Prix de Formule 1 de l’Histoire, remporté par Nino Farina sur Alfa Romeo. Ferrari fait non seulement partie du patrimoine du sport automobile mais aussi du patrimoine socio-culturel italien, au même titre que les chants de Caruso, l’âge d’or de la Renaissance, le risotto, le Chianti et tant d’autres merveilles … La récente vente, en novembre 2017, d’une F2001 de Michael Schumacher pour 7.5 millions de dollars chez Sotheby’s à New York montre bien que Ferrari fascine toujours. Alors pourquoi priver les grands enfants du monde entier de leur plaisir ? Voir ces bolides écarlates rugir sur l’asphalte face aux autres gladiateurs de la vitesse n’a pas de prix. Et la F1, malgré la réduction des coûts ou les puissances bridées, reste une vitrine technologique sans égal, avec une exposition fabuleuse sur les marchés dynamiques (Etats-Unis) ou émergents (Abu Dhabi, Chine, Russie). La preuve en est l’ouverture, il y a plusieurs années, d’un parc à thèmes à Abu Dhabi, une sorte de Disneyland consacré au mythe Ferrari. Quelle enseigne sportive pourrait ambitionner cela ? Le Real Madrid ? Manchester United ? Les Chicago Bulls ? Les Los Angeles Lakers ? Aucune des quatre, malgré leur prestige et leur puissance. En quittant la F1, Ferrari risquerait justement de perdre ce qui a fait d’elle une marque unique : l’incarnation de la vitesse à l’état pur, dans son sanctuaire de Monza. Ce n’est pas un hasard si l’on trouve cette inscription à l’entrée du célèbre autodrome italien : La vitesse est une charmante déesse qui demande souvent des sacrifices humains en contrepartie de l'extase qu'elle provoque.


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24 réactions à cet article    


  • Eric F Eric F 10 novembre 17:34

    A ce stade, Ferrari est second au Championnat du monde des constructeurs avec 530 points contre 585 à Mercedes, le troisième est nettement plus loin. Il reste donc très compétitif, même s’il est « coincé » pour le titre encore cette année.


    • Axel_Borg Axel_Borg 12 novembre 09:56

      @Eric F

      La messe est dite après Interlagos, à la première balle de match, Mercedes AMG fai donc mieux que McLaren Honda (1988-1991) et Red Bull Renault (2010-2013) avec ce 5e titre constructeurs de suite. L’an prochain, l’écurie allemande aura l’occasion d’égaler les 6 titres de la Scuderia Ferrari (1999-2004) époque Dream Team Todt / Schumacher / Brawn / Byrne / Martinelli.

      Erratum sur les stats de Ferrari car l’article avait été écrit pour YZ en début de saison, la Scuderia pèse désormais 235 succès en F1 du fait des 6 victoires de cette année 2018 (5 pour Vettel et 1 pour Räikkönen).


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 10 novembre 18:04

      Bonjour Axel . Ferrari ou pas la F1 n’intéresse plus les foules . En endurance les personnes que je connais se fichent des protos mais aimeraient qu’on mette plus l’accent sur les GT (ce que ne font pas les téloches ) .


      • Axel_Borg Axel_Borg 12 novembre 09:58

        @Aita Pea Pea,

        La F1 ne fait rien pour intéresser les foules, n’écoutant pas les fans ni les pilotes. Seul compte le nerf de la guerre, la récente annonce d’un Grand Prix au Viet Nam en 2020 le montre bien, malgré tant d’expériences ratées dans des pays dépourvus de tradition et de culture du sport automobile : Turquie, Inde, Corée du Sud et dans une moindre mesure, la Malaisie qui a fini par quitter le calendrier malgré le superbe circuit de Sepang, un des plus beaux dessinés par Hermann Tilke depuis 20 ans ...


      • capobianco 10 novembre 20:22

        A l’époque du racket systématique des français au travers de l’automobile croyez vous que la F1 ou autres compétitions de ce genre puissent susciter un réel intérêt ?


        • Axel_Borg Axel_Borg 12 novembre 10:01

          @capobianco

          Même si je n’en fais pas partie, il y a encore des gens qui paient leur abonnement TV sur Canal + pour voir ce sport (depuis 2013 et l’abandon par TF1 des droits à 100 M), et bien d’autres qui se saignent pour aller voir les qualif’s et les courses en tribunes dans les circuits européens, de Monza à Spa en passant par Barcelone, Silverstone ou Budapest.

          Donc oui il y a encore un intérêt meme si limité à des passionnés.

          Quant au racket des Français, il est organisé par l’Etat plus que par les grands constructeurs ou les majors pétrolières, qui sont loin d’être des modèles de vertu nous sommes bien d’accord ...


        • gaston gaston 10 novembre 20:48

          ferrari aurait du gagner en 2017 et 2018 avec un bon pilote , ils auraient du gagner aussi en 2010 avec Alonso alors qu’ils n’avaient pas la meilleure monoplace sans une terrible erreur de débutant de stratégie !!

          Alonso aurait encore du gagner en 2012 sans l’attentat de grojean à Spa avec encore une ferrari loin d"être a meilleure !

          Le TEAM la voiture ne font pas tout , il faut aussi un bon pilote , on le voit bien depuis 2 ans ou ferrari à la voiture pour gagner et ou vettel fait tout perdre par ses erreurs de débutant !

          Raikkonen fait jeu égal avec vettel s’il n’est pas systématiquement sacrifié comme c’est le cas pour aider vettel , Alonso le mettait à presque un tour .... sa parle !!!

          Alonso aura été sans aucun doute le meilleur pilote qu’aura eu ferrari de toute la F1 moderne !

          Ne me parler surtout pas de scumacheur , Alonso est bien meilleur ,quand à vettel il fait clairement parite de la moitié inférieur du plateau !

          Pour infos les meilleurs sont dans l’ordre ,Alonso Ricciardo Verstapen hamilton ! 

          Après il fautnêtre au bon endroit au bon moment , comme hamilton ou comme vettel chez red bull qui a été obligé de fuir en catastrophe après s’être fait ridiculisé par Ricciardo en 2014 § 


          • Axel_Borg Axel_Borg 12 novembre 10:07

            @gaston

            Fernando Alonso était meilleur que Michael Schumacher sur un point très particulier, la résistance à la pression en course à fort enjeu.
            Sur d’autres points ils sont à égalité avec le Kaiser, mais l’Espagnol n’a jamais su se fondre dans un collectif ce qui lui a coûté une carriere de légende : de Renault à McLaren en passant par Ferrari, l’as d’Oviedo a toujours joué au scorpion meme si on lui a aussi mis des batons dans les roues (Ron Dennis en 2007, Luca Di Montezemolo en 2013, Sergio Marchionne en 2014) ...

            L’Asturien aurait dû être titré en 2010 et 2012 avec Maranello, clairement bien plus méritant que Vettel ces deux saisons là.

            L’Allemand est un sprinter de grand talent sur un tour chrono, mais incapable de gérer une course en peloton, un peu comme Alberto Ascari jadis. Soit Baby Schumi part en pole et fait cavalier seul (il est très dur à battre dans ce format), soit il a de bonnes chances de se planter avec une collision, un tête-à-queue, ramenant trop peu de gros accessits (top 5 et surtout podiums) face à un pilote aussi complet que Lewis Carl Hamilton ...

            On disait de Black Senna qu’il avait ce genre de torts en 2010-2011 mais l’Anglais a su progresser et comprendre qu’une course ne se gagnait pas au premier tour. Vettel, lui, semble ne toujours pas avoir compris cela ... Il risque gros l’an prochain contre Charles Leclerc, qui sera bien plus agressif en qualif’ qu’Iceman Raikkonen, gentil n°2 qui arrangeait bien l’ancienne vedette du team Red Bull Racing.

            Comme quoi sa saison de galère contre Daniel Ricciardo en 2014 n’était pas un accident, et Helmut Marko avait bien réussi à saper les chances de Mark Webber à Milton Keynes, histoire de doper les marches allemand et autrichien, stratégiques pour le taureau ailé de Dietrich Mäteschitz.


          • BM 10 novembre 21:14

            Quand est-ce qu’on arrête de sacraliser la voiture ?

            On interdit bien le port d’arme.. alors pourquoi ne pas interdire des puissances énormes et inutiles qui ne peuvent que tenter un conducteur à les utiliser ?

            Gaspillage d’énergie, freins à la recherche, dévoiement de l’idée de transport.


            • Axel_Borg Axel_Borg 12 novembre 17:12

              @BM

              Il faut distinguer d’une part la voiture de tourisme et l’automobile comme moyen de transport, qui doit être remplacée par d’autres moyens (et pas juste la voiture électrique dont les batteries sont hyper polluantes) clairement, et d’autre part la competition automobile qui est moins un sport qu’un business pour les constructeurs c’est vrai, en tout cas en F1.

              Mais dans ce cas là, on arrête toute activité sportive ou culturelle sous n’importe quel prétexte : cinéma, football, théâtre, musique, cyclisme, tennis, voile ...

              Fahrenheit 451 et ses bien tristes autodafés sont de retour ... Encore une fois, personne n’est obligé de regarer ou suivre la F1, mais qu’on laisse les fans tranquilles.


            • Xenozoid Xenozoid 12 novembre 17:14

              @Axel_Borg
              tu connais race départment ?


            • David Heyo 10 novembre 21:56

              ça fait une bonne douzaine d’année que la formule 1 n’existe pour ainsi dire plus...inregardable, voiture hideuses (des museaux en planches à repasser aux ailerons plus grand que des portes, halo...), pilotes sans intérêt, écuries peu nombreuses et sans sympathie aux noms idiots (Force india, toro rosso, red bull...) , coûts irrationnels, profusions de grand prix, noyant la compétition, règlement de 4 ou 5 ans qui assure à l’écurie qui l’interprète de gagner à coup sûr durant la période, aucun suspens...la F1 a commencé à sentir le sapin durant les années 90 avec la fin du turbo, la poussée des aides au pilotage, l’aérodynamisme à outrance aboutissant à l’impasse des nez relevés et aux voitures qui ne peuvent se dépasser, invention de règles bricolées pour des « faux » dépassement (DRS)... bref ce sport est à l’agonie, pète plus haut que son cul, et aurai pu/du suivre le chemin de la moto, à savoir un sport d’initié sans surmédiatisation à outrance, à l’abris des trop influentes multinationales. L’âge d’or où les Brabham, Lotus, Mclaren, Williams et Ferrari se tiraient la bourre jusque dans les années 80 est révolu...


              • Dom66 Dom66 10 novembre 23:57

                @David Heyo
                Bien d’accord avec vous


              • gaston gaston 11 novembre 16:39

                @David Heyo  heuuuu vous y connaissez quelques chose à la F1 ? non parce que les moteurs actuel ont bien un turbo , ensuite il faut savoir que les monoplaces actuelles sont dépourvus d’assistances ,mis à part pour la direction , il est bien loin le temps ou Prost a obtenu son 4 ème titres avec une williams Renault hyper assistée ,suspenssion active abs anti patinage ,senna a même piloté une mc laren avec boite entièrement auto avant interdiction , rien de tout cela dans les monoplaces actuelles !
                De plus je pense que les pilotes actuels sont bien meilleurs que ceux de la générartion passé !
                Senna on l’a bien vu allait se faire battre par schumacheur , et schumacheur c’est fait battre 2 fois par Alonso et pire encore ,par Rosberg et copieusement avec strictement le même matériel , la encore ça parle !


              • gaston gaston 11 novembre 16:45

                @gaston
                Et je rajoute que Rosberg est loin d’être le meilleur ,donc les anciens pilotes seraient à la rue face aux jeune actuel !


              • Axel_Borg Axel_Borg 12 novembre 10:14

                @gaston,

                Il ne faut pas dire n’importe quoi ...
                Nico Rosberg a battu Michael Schumacher quand le Kaiser avait entre 41 et 43 ans.
                Et personne n’est jamais revenu plus rapide en F1 qu’il n’en est parti, de Niki Lauda à Alain Prost en passant par Kimi Raikkonen, Nigel Mansell, Alan Jones ou Jacques Villeneuve.

                Secundo, le probleme de Schumacher chez Mercedes AMG fut, plus que Nico Rosberg, l’absence d’un ingénieur qui dessinait la voiture à sa guise, ce que fit Rory Byrne chaque saison entre 1992 et 2006 (exception de 1996 quand l’Allemand partit en éclaireur chez Ferrari).

                Quant à venir affirmer que la generation actuelle est meilleur qu’un Ayrton Senna qui a gagné 5 fois de suite à Monaco à l’époque des boîtes de vitesse manuelle, c’est ton avis ... Mais revois les exploits du Brésilien, qui a quand meme tenu tête au grand Alain Prost à voiture égale chez McLaren Honda (1988-1989) : Estoril 85, Silverstone 88, Suzuka 88, Interlagos 91, Donington Park 93 ...

                Il y a du talent actuellement en F1 c’est vrai avec Hamilton, Verstappen, Ricciardo, Leclerc et le futur retraité Alonso.

                Mais c’était vrai aussi à la grande époque de Prost Senna Piquet Mansell durant les années 80.
                Quant au duel Senna Schumacher de 1994, on ne saura jamais si le Brésilien aurait pu rattraper son retard sur l’Allemand, qui avait deux gros avantages : primo un anti-patinage chez Benetton compensant l’écart de puissance entre le V10 Renault de la Williams et le V8 Ford Zetec de la Benetton, secundo un format de courses qu’il exploitait à merveille par sa condition physique optimale du fait de 3 sprints entrecoupés de ravitaillements en essence, revenus en 1994 justement, ce que Senna n’avait pas du tout connu excepté en 1984 lors de son arrivée dans l’élite.


              • Axel_Borg Axel_Borg 12 novembre 10:27

                @David Heyo,

                On est bien d’accord que l’âge d’or de la F1 fut la période 1984-1993 avec McLaren contre Williams, Ferrari en arbiter, et le quatuor Piquet Prost Senna Mansell au top.

                La F1 a ensuite perdu son âme du fait de team directors comme Jean Todt faisant de la consigne d’équipe l’alpha et l’oméga de leur politique sportive, et d’un Bernie Ecclestone obsédé par son business model tourné vers l’Asie et le Golfe Persique, au detriment de l’Europe ....

                Liberty Media a beau clamer qu’ils veulent rester en Europe, tous les projets de course sont en Asie (Viet Nam) ou aux USA (Miami). Je vois mal les Américains faire de grosses ristournes à des pays comme le Portugal, l’Argentine ou les Pays-Bas qui ont fait partie intégrante du passé historique de la F1, avec Estoril, Buenos Aires (circuit Oscar Galvez) et Zandvoort.


              • Dom66 Dom66 10 novembre 23:56

                Bonsoir Axel Borg,

                Puisque vous avez semble t’il, vous passionnez pour le sport auto, vous n’êtes pas sens savoir que l’Anglo-saxon n’aime pas trop le latin. La déconfiture de Ferrari en F1 ? était voulu.

                Mercedes préparait depuis longtemps par avance les moteurs et autres, connaissant par avance (bis) les changements de réglementations qui allaient arrivés, (Mon petit doigt) alors Ferrari c’est retrouvé à être obligé de mettre au point un moteur au dernier moment, ce qui a donné une domination outrageuse de Mercedes, qui piloté même par n’importe quel pilote aurait gagné. + ts les autres problèmes que vous décrivez.

                Donc course sans aucun intérêt avec une voiture allemande sans concurrence. A partir de là je n’ai plus jamais regardé un grand prix de F1.

                Vettel en Mercedes, et Hamilton en Ferrari aurait été la mêmes histoire.


                • gaston gaston 11 novembre 16:43

                  @Dom66 c’est totalement faux , depuis 2ans la ferrari est au niveau des mercedes , et même cette année elle était devant sur la majorité de la saison !
                  Vettel en mercedes et hamilton en ferrari , et bien c’est ferrari qui gagne ,même chose si c’est Alonso ou un autre dans la ferrari !
                  vettel est un pilote très surestimé ( plus maintenant ) et c’est lui le responsable de la défaite double de ferrari , les tifosis le savent bien ! 


                • Axel_Borg Axel_Borg 12 novembre 10:20

                  @gaston,

                  D’accord avec toi sur Vettel, veritable catastrophe avec un catalogue d’erreurs en 2018.

                  @Dom 66, Mercedes AMG a su gagner en faisant venir les talents.Tout s’est joué en 2012 pour Stuttgart, la dernière année du contrat de Schumacher. Depuis 2010 Ross Brawn expliquait qu’il était impossible de battre Red Bull et de concurrence McLaren ou Ferrari sans un budget au moins equivalent. Niki Lauda et Toto Wolff ont réussi à convaincre le board de Mercedes Daimler Benz, faisant venir des stars des bureau d’études (Lowe, Costa, Willis, Clear, Allison ...) ainsi que Lewis Hamilton pour 2013, l’écurie ayant beaucoup appris de l’expérience de Ross Brawn et de Michael Schumacher, dont on sous-estime l’impact dans la réussite actuelle.

                  Le passage au turbo en 2014 a été raté par Ferrari et Renault, mais n’oublions pas que le cheval cabré était en déclin depuis 2008 soit l’année du depart de Jean Todt. Malgré de solides fondations de top team, Maranello est redevenu ce palais byzantine où les querelles politiques l’emportent sur le bon sens.

                  F150th Italia ratée dans les grandes largeurs en soufflerie en 2011, erreurs stratégiques ayant coûté le titre 2010 à Alonso, orgueil italien ayant conduit aux departs de Pat Fry puis de James Allison ... Di Montezemolo et Marchionne ont voulu rendre Ferrari aux Italiens. Noble choix mais risqué dans une F1 si concurrentielle où les talents (pilotes comme ingénieurs) sont sans frontières ... Grave erreur en économie ouverte, alors que le Français Todt avait su attire un Allemand, un Anglais et un Sud-Africain pour gagner soit le trident Schumacher Brawn Byrne déjà lauréat chez Benetton en 1994 et 1995.


                • Dom66 Dom66 12 novembre 15:20

                  @gaston

                  "il faut savoir que les monoplaces actuelles sont dépourvus d’assistances ???? Bravo !! voila un connaisseur.

                  « c’est totalement faux » Quoi qui est faux ?

                  Il faut savoir lire un commentaire, je ne parle pas de la domination outrageuse de Mercedes de ces deux derniers années, ou effectivement Ferrari est revenu au top mais des années précédentes ou Mercedes faisait des doublés dans chaque course sans partage et sans concurrence, à ces époques même le plus nul des pilotes aurait gagné en Mercedes, et c’est depuis que je ne regarde plus.

                  Ferrari est responsable de la stratégie, et Vettel est certainement meilleur qu’Hamilton. smiley


                • Axel_Borg Axel_Borg 12 novembre 15:44

                  @Dom66

                  Entre 2014 et 2016, Mercedes n’avait aucune écurie capable en effet de la battre, ne concédant que 8 défaites en 3 saisons sur 59 courses (soit 51 victoires, 31 pour Hamilton et 20 pour Nico Rosberg) : 5 défaites contre Red Bull (3 en 2014 et 2 autres en 2016) et 3 contre Ferrari (toutes en 2015)

                  Vettel meilleur qu’Hamilton ? On pouvait encore le croire jusqu’en 2013. Mais depuis 2014, l’Allemand déçoit chez Ferrari, très loin des standards d’Alonso.

                  Et à part deux Finlandais tenus en muslière (Kovalainen chez McLaren Mercedes en 2008-2009, Bottas chez Mercedes AMG en 2017-2018), Black Senna a toujours battu des coéquipiers de grande classe : Alonso en 2007, Button entre 2010 et 2012, N.Rosberg entre 2013 et 2016, cumul 4 titres mondiaux à eux 3 tout de meme, et 70 success en GP (Alonso 32 + Rosberg 23 + Button 15).
                  Seulement 2 défaites au Mondial rappelons le, en 2011 contre Button (la moins bonne année de Lewis en F1, plus préoccupé par Nicole Scherzinger que par sa MP4/26) et 2016 contre Rosberg (Hamilton perdant le titre sur une casse mécanique à Sepang), plus l’ex aequo de 2007 face au Taureau des Asturies (Hamilton était cependant rookie).

                  Vettel, lui a eu pour voisins de garage Scott Speed, Sébastien Bourdais, Mark Webber, Daniel Ricciardo et Kimi Raikkonen. Désolé mais la comparaison ne plaide pas du tout en sa faveur ...
                  Soit en cumulé 1 titre mondial et 37 victoires en F1.


                • math math 11 novembre 07:30

                  Fer a Riz..vroum vroum..bagnoles tape cul..qui « veau » donc la peau des fesses… smiley


                  • zygzornifle zygzornifle 11 novembre 09:10

                    Faut qu’elle traverse la rue pour se garer en face .....

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