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Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > Onze idées pour changer la F1

Onze idées pour changer la F1

Elite du sport automobile, la F1 est telle un conclave du Vatican, trop refermée sur elle-même, coupée de son public et victime de règles illisibles comme du manque de spectacle en piste …

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La Formule 1 est le pinacle du sport automobile avec ses chevaux de feu et ses gladiateurs de la vitesse. Née le 13 mai 1950 à Silverstone, la discipline a connu son âge d’or entre 1988 et 1993, lors du duel d’anthologie entre le Français Alain Prost et le Brésilien Ayrton Senna, plébiscités meilleurs pilotes de leur temps et idolâtrés par le public du monde entier. Les aficionados sont encore nostalgiques de ce temps béni, où la F1 mangeait son pain blanc sans le savoir avec ces deux Pantagruels au colossal appétit de victoires jamais rassasié.

Offrant des joutes d’exception et des montagnes russes d’adrénaline aux téléspectateurs du monde entier, le Professeur et son virtuose rival sud-américain étaient les premiers à s’affronter dans une lutte au paroxysme de la rage depuis les titans des années 30, l’Italien Tazio Nuvolari étant opposé aux Allemands Bernd Rosemeyer et Rudi Caracciola, tels des crocodiles baignant dans le même marigot.

Tous les autres grands pilotes avaient été esseulés par la suite, rendant utopique un duel de titans … Le maestro argentin Juan Manuel Fangio fut trop vite orphelin d’Alberto Ascari avant d’être confronté au jeune espoir britannique Stirling Moss. Mais le retrait des flèches d’argent Mercedes fin 1955 porta l’estocade à un duel équitable entre Fangio et Moss, avant que l’Argentin ne tire sa révérence après sa cinquième couronne mondiale en 1957, ne commettant pas le péché d’orgueil en 1958 exception faite d’une course d’adieux à Reims.

Autre pilote nourri au nectar et à l’ambroisie, l’Ecossais Jim Clark ne connut pas de rival capable de contrecarrer son implacable hégémonie dans les années 60, pas plus Graham Hill que John Surtees, Dan Gurney, Jochen Rindt, Bruce McLaren ou encore Jack Brabham. La clé de voûte de la férule de Clark sur la F1 entre 1962 et 1968 fut son osmose avec Colin Chapman chez Lotus, mais cependant la virtuosité du pilote écossais était sans égal parmi ses contemporains, voire même ses glorieux aînés, le Commendatore Enzo Ferrari comparant l’as britannique à Nuvolari et Fangio en avril 1968 quand la mort faucha Clark dans une anonyme course de F2 courue à Hockenheim.

Orpheline de Clark au printemps 1968, la F1 vit un autre Ecossais prendre la relève, Jackie Stewart, ce dernier perdant tragiquement en septembre 1970 à Monza son rival et ami Jochen Rindt.

Opposé en 19782 et 1973 à Emerson Fittipaldi, Stewart prit sa retraite fin 1973, au moment où son coéquipier chez Tyrrell, François Cevert, disparaissait à Watkins Glen.

Décimée avec un retraité et un pilote défunt, l’écurie Tyrrell laissait en 1974 deux favoris face à face pour le sceptre, anciens coéquipiers chez Lotus en 1973 : le discernement froid et calculateur du Brésilien Emerson Fittipaldi face au panache exceptionnel du Suédois Ronnie Peterson, qui ne put jamais assembler son puzzle comme d’autres champions sans couronne (Stirling Moss, Dan Gurney, François Cevert, Carlos Reutemann, Gilles Villeneuve, Elio De Angelis, Juan Pablo Montoya).

Vainqueur des lauriers en 1974 avec McLaren, Fittipaldi vit ensuite le Viennois Niki Lauda imposer sa férule sur la F1 tel un épouvantail. L’accident du Nürburgring en 1976 priva le pilote autrichien d’un probable triplé en plus des titres acquis avec la Scuderia Ferrari en 1975 et 1977.
Remplacé par Gilles Villeneuve chez Ferrari et Nelson Piquet chez Brabham, Lauda quitta brutalement la F1 en 1979 pour fonder sa compagnie aérienne, le Canadien et le Carioca étant les étoiles montantes de la discipline face aux Mario Andretti, Jody Scheckter, Carlos Reutemann et autres Alan Jones, alors que Ronnie Peterson s’était éteint en septembre 1978 en Italie.

Rejoint au panthéon des pilotes par Gilles Villeneuve en 1982, le Suédois fut un pilote de grande classe, soutenu par le comte Zanon qui soutiendrait aussi les débuts d’un autre génie de la vitesse, capable de tirer la quintessence de son bolide noir et or, une Lotus comme celle de Peterson en 1978 … Le Brésilien Ayrton Senna da Silva, prodigieux champion de F3 et vainqueur du Grand Prix de Macao 1983, révélé sous la pluie apocalyptique du Grand Prix de Monaco 1984.

Tutoyant la perfection sous la pluie, s’attirant tous les superlatifs pour ses pole positions stupéfiantes, refusant viscéralement la défaite tel un samouraï respectueux de son bushido, Ayrton Senna déboulonna l’idole de Woking Alain Prost en 1988, ayant vu tous les rivaux potentiels rayés de la carte entre 1984 et 1987 : Elio de Angelis et Stefan Bellof décédés tragiquement respectivement en mai 1986 et septembre 1985, Niki Lauda et Keke Rosberg partis en retraite, Nelson Piquet entamant son déclin et Nigel Mansell encore trop irrégulier bien que deux fois vice-champion du monde en 1986 et 1987.

Le troisième titre mondial de Prost en 1989 ou le deuxième de Senna en 1990 furent autant de victoires à la Pyrrhus, la discipline étant marquée par de violents accrochages à Suzuka. Mais le public était scotché à sa télévision, subjugué par l’affrontement de ces deux pilotes charismatiques, talentueux et dévorés par la même ambition, dominer la Formule 1 via le prisme devenu l’alpha et l’omega des Grands Prix.

L’usure du pouvoir toucha Alain Prost en 1993, laissant Ayrton Senna face au grand espoir allemand Michael Schumacher. Ce dernier fut rapidement esseulé au sein de la jeune génération, le triple champion du monde brésilien se tuant le 1er mai 1994 sur l’autodrome Enzo e Dino Ferrari d’Imola. Le Kaiser domina ensuite la F1 entre 1994 et 2006, même s’il mangea son pain noir avec le Cavallino Rampante entre 1996 et 1999, avant de tout écraser sur son passage, dressant la guillotine entre 2000 et 2004 dans son cockpit écarlate. Le Baron Rouge, tel le diable et ses fourches caudines, ne trouva jamais de fauve capable de s’opposer durablement à lui, exception faite de Mika Häkkinen entre 1998 et 2000 avec McLaren Mercedes.

Privée de l’archange de Sao Paulo à partir de 1994, la F1 entama une ère de polémiques et de scandales, la boîte de Pandore ouvrant nombre de démons : l’accrochage Schumacher / Villeneuve à Jerez fin 1997, l’affaire de Spielberg en 2002, la parodie de course des écuries Bridgestone en 2005 à Indianapolis, le Stepneygate de 2007 entre Ferrari et McLaren Mercedes , le scandale mi-sexuel mi-nazi du président de la FIA Max Mosley révélé au printemps 2008, le Crashgate de Singapour 2008 révélé à l’été 2009, le sacrifice de Massa envers Alonso à Hockenheim en 2010 …

L’insolente domination de la Scuderia Ferrari entre 2000 et 2004 puis de Red Bull Renault entre 2010 et 2013, le déclin progressif du continent européen dans le calendrier mondial, le manque de charisme des stars de la F1 post Prost / Senna (M.Schumacher, D.Hill, Häkkinen, Alonso, Räikkönen, Vettel, Button et autres Hamilton) causèrent la chute violente des audiences télévisées dans une ère cathodique, sans parler du bouleversement permanent des règlements techniques et sportifs par Bernie Ecclestone et les présidents de la FIA, Max Mosley et son successeur Jean Todt. Malgré tout ce qu’il a pu faire pour la F1, Bernie Ecclestone manque aujourd’hui de crédit, entre les diverses polémiques dont il fait l’objet et son âge avancé (85 ans).

Le Rubicon a été franchi tant de fois par ces décideurs de la F1 que la crédibilité de la discipline est aujourd’hui en cause. Un point majeur est cependant à mettre au crédit de la FIA, la sécurité, exceptionnellement amélioré depuis le week-end noir d’Imola 1994 qui faucha Ratzenberger et Senna. Si Jules Bianchi reste dans le coma après son terrible choc de Suzuka à l’automne 2014, beaucoup de pilotes ont survécu à des chocs qui auraient été mortels quelques décennies plus tôt, tel le Polonais Robert Kubica et ses multiples tonneaux destructeurs au Canada en 2007 ou l’Australien Mark Webber et son vol plané à Valence en 2010.

L’épée de Damoclès est donc suspendue à cette F1 qui ne pourra pas se contenter de réformes homéopathiques pour redorer son blason, mais d’une vraie révolution, forte d’antidotes efficaces face aux poisons lents qui décrédibilisent la discipline reine du sport automobile depuis près de deux décennies maintenant, même si depuis 1994 plusieurs courses d’exception ont illuminé la F1 : Monaco 1996, Budapest 1998, Magny-Cours 1999, Spa Francorchamps 2000, Silverstone 2003, Magny-Cours 2004, Imola 2005, Interlagos 2006, Silverstone 2007, Fuji 2007, Interlagos 2007, Interlagos 2008, Montréal 2010, Silverstone 2011, Sepang 2012, Valence 2012, Barcelone 2013 ...

Mais si rien n’est fait, si le syndrome de la tour d’ivoire continue de gangréner les instances dirigeantes, la F1 tombera du Capitole à la Roche Tarpéienne, et le public se tournera vers d’autres épreuves du sport automobile : les 24 Heures du Mans, l’Indy 500, le rallye, voire même vers d’autres sports capables de se réformer !

Onze bonnes idées

  1. Recentrer le calendrier mondial sur l’Europe : utopique de vouloir tout remettre sur le Vieux Continent qui n’est plus l’Eldorado économique de la période 1945-1973 précédant le choc pétrolier, il faut se souvenir que l’Europe est la racine historique de la F1 et du sport automobile de vitesse. Hormis quelques pilotes venus d’Amérique du Sud (Fangio, Emerson Fittipaldi, Reutemann, Nelson Piquet, Ayrton Senna, Montoya), d’Océanie (Brabham, McLaren, Jones), d’Afrique (Scheckter) ou d’Amérique du Nord (Gurney, Mario Andretti, Gilles Villeneuve), tous les champions de vitesse sont issus d’Europe (Nuvolari, Caracciola, Rosemeyer, Ascari, Moss, Clark, Graham Hill, Stewart, Rindt, Peterson, Cevert, Lauda, Regazzoni, Ickx, Hunt, Keke Rosberg, Prost, Mansell, Michael Schumacher, Damon Hill, Häkkinen, Alonso, Räikkönen, Hamilton, Kubica, Vettel, Nico Rosberg), sans parler des écuries, historiquement soit italiennes (Ferrari, Alfa Romeo, Maserati) soit britanniques (Lotus, McLaren, Tyrrell, Williams, Brabham). Plus vieux Grand Prix du monde, le Grand Prix de France est né en 1906, délaissé par la F1 depuis 2008 avant un retour en 2018 (au Castellet en Provence), Bernie Ecclestone appliquant la loi du talion face au circuit de Nevers Magny-Cours, éloigné des grands aéroports internationaux (Paris, Lyon ou Genève) et coupable de ne pas avoir investi dans les infrastructures de transport (aéroport, routes) et hôtelières, avec des chambres chez l’habitant à prix d’or entre 1991 et 2008, sans parler de la loi Evin qui priva les grands noms du tabac (Philip Morris, Benson & Hedges, British American Tobacco) d’une exposition médiatique à chaque passage de la F1 dans l’Hexagone. François Mitterrand fut donc le double fossoyeur de la F1 française, avec la loi Evin de 1991 (gouvernement de Michel Rocard) et le déménagement du Paul Ricard vers Magny-Cours. Des pays comme le Portugal (Portimao et non Estoril) et les Pays-Bas (Assen plutôt que Zandvoort) pourraient aussi revenir au calendrier, ainsi que l’Afrique du Sud ou l’Argentine. Pour convaincre les grands constructeurs d’investir, des marchés cruciaux comme la Chine, les Etats-Unis, le Canada, le Brésil, la Russie ou Singapour doivent être conservés, mais d’autres circuits sans intérêt sportif (Abu Dhabi, Sakhir, Bakou) devront être sacrifiés. Mercedes, FIAT / Ferrari, Renault et Honda ne pourront pas forcément pérenniser ad vitam aeternam leur présence en F1, il faut donc garder quelques garanties pour d’autres marques qui pourraient venir en F1 ou faire leur retour : Volkswagen / Audi, Toyota, BMW, Porsche ... Mais il ne faut jamais oublier que c’est en Europe que la culture du sport automobile se situe, ainsi qu’au Brésil, au Japon et au Canada, Grands Prix dont le dénominateur commun est l’addiction de fans fidèles dans les tribunes d’Interlagos, Suzuka ou Montréal. Ce n’est pas un hasard si la Turquie, l’Inde ou la Corée du Sud ont été rayées de la carte faute d’une adhésion populaire suffisante … Malgré cela, Liberty Media a signé avec le Viet Nam dans la perspective de la saison 2020.
     
  2. Trois points pour le recordman du tour : la prime au panache en vigueur dans les années 50 doit revenir à l’honneur et récompenser les attaquants. La F1 actuelle se rapproche trop de l’endurance avec une gestion du moteur, de l’essence, aux antipodes d’une véritable course de vitesse récompensant la fougue et la combativité. Les gens qui paient leur place ou ceux qui s’abonnent aux chaînes payantes s’étant acquittés des exorbitants droits TV auprès de FOM ont le droit de voir autre chose que des pilotes gérant leur avance dans les derniers tours, et économisant leurs pneus agonisants. La F1, par son règlement sportif comme technique, doit offrir des dividendes aux pilotes offensifs, à ceux qui prennent des risques en cherchant la limite des trajectoires ou en dépassant leurs rivaux, plutôt qu’à ceux qui se content de gérer leur course du dimanche en « pères tranquilles », expression bien relative à 200 km/h de moyenne sur un tour de circuit.
     
  3. Fin des communications radio : un des problèmes majeurs actuels aux yeux du public est le fait que la course se joue plus sur le muret des stands via les ingénieurs de course qu’en piste dans les cockpits des pilotes … Il faut mettre fin aux communications radio et revenir aux simples panneaux d’affichage inventés par Alfred Neubauer dans les années 30. Le pilote devra juste pouvoir garder la radio si un problème de sécurité majeur le contraint à contacter son équipe (ou inversement).
     
  4. Moins d’aérodynamique et d’électronique : souvent désignées comme la premières responsables des maux de la F1 moderne, l’aérodynamique et l’électronique doivent être limitées pour revenir à un pilotage plus pur, dénué d’artifices. Il ne s’agit pas de faire des F1 des sortes de karts géants et surpuissants, mais de redonner au grip mécanique ses lettres de noblesse. Trop d’aérodynamique pénalise les dépassements en course, et la FIA pourrait réduire les coûts en interdisant le recours à des souffleries voire à la simulation par ordinateur. Des artifices comme le DRS doivent aussi être relégués aux oubliettes de l’histoire de la F1.
     
  5. Des sanctions ne dissuadant pas les pilotes d’attaquer et de dépasser en course : depuis 2010, les commissaires de course sont assistés d’anciens pilotes qui comprennent mieux l’état d’esprit des pilotes de F1 lors d’un dépassement ou d’une défense de position au freinage. Il faut cependant aller plus loin et favoriser l’attaquant en cas de doute valable. Dissuader les dépassements par des sanctions injustes ne va pas dans le sens du spectacle, tant que la sécurité de l’adversaire est respectée.
     
  6. Un budget limité à 100 millions d’euros, sponsoring inclus : il faut mettre fin au combat de David contre Goliath, et permettre aux petites écuries de survivre un minimum dans cette jungle darwinienne qu’est la F1 actuelle. Certes la F1 doit demeurer l’excellence, mais voir la grille de départ se réduire à une quinzaine de monoplaces serait un terrible camouflet pour l’image de ce sport. Quant à passer à une troisième voiture par écurie, ce serait justement un coup fatal porté à l’ambition de réduction des coûts. En bref, tirer la substantifique moelle d’une enveloppe budgétaire similaire par écurie prouvera d’autant plus la qualité de l’équipe championne du monde en fin de saison.
     
  7. Un salary cap à 20 millions d’euros par pilote : rien n’empêche les pilotes de signer des contrats avec des sponsors pour assurer leurs vieux jours. Mais pour que le budget limité reste un minimum tenable pour les écuries, les pilotes devront accepter un effort. L’inflation des salaires avait commencé en 1996 quand Jean Todt, désireux de remettre la Scuderia Ferrari de reconquérir l’Everest de la F1, avait cassé sa tirelire avec un contrat de 25 millions d’euros par an pour le double champion du monde allemand Michael Schumacher, mettant dans les pattes du Kaiser un inoffensif sherpa nord-irlandais (Eddie Irvine). Depuis, les autres stars comme Jacques Villeneuve, Fernando Alonso, Lewis Hamilton ou Sebastian Vettel ont négocié des contrats en or massif avec diverses écuries.
     
  8. Le retour de la vraie pole position : morte fin 2002 avec un nouveau règlement sportif sur les essais qualificatifs, la pole position doit renaître de ses cendres tel le phénix. Il faut récompenser le samedi le meilleur temps au tour absolu, sans considérations de réservoir d’essence pré-rempli pour la course, de pneus à utiliser pour le premier relais du Grand Prix le dimanche … La pole position doit de revenir ce sanctuaire protégé qu’il était au temps du magistral Ayrton Senna.
     
  9. Des pneus plus larges : c’était le rêve de feu Gilles Villeneuve, pourquoi ne pas le réaliser désormais ?
     
  10. Un vendredi à enjeu : le vendredi doit revenir une journée de compétition, et pas juste d’essais libres pour se familiariser avec le circuit ainsi que peaufiner ses réglages en vue du samedi et du dimanche.
     
  11. Baisser le prix des places sur les Grands Prix : la FIA devrait aussi revoir à la baisse son train de vie et démocratiser un peu plus la F1 en baissant le prix exorbitant des billets.

Huit mauvaises idées à ne surtout pas suivre

  1. Le retour des ravitaillements en essence : bannis entre 1984 et 1993, puis à nouveau depuis 2010, les ravitaillements en essence n’ont rien apporté au spectacle entre 1994 et 2009, à part des course en trois sprints où le jeu était de dépasser au stand en profitant d’un réservoir vide avant le ravitaillement, quadrature du cercle atteinte plusieurs fois par Michael Schumacher et son vieux complice Ross Brawn, comme en 1998 à Budapest au détriment des McLaren de Mika Häkkinen et David Coulthard, puis en 2004 à Magny-Cours aux dépens de la Renault de Fernando Alonso. Du côté de Woking comme de l’ancienne écurie du Losange (Enstone étant sous pavillon Lotus depuis 2011), personne n’a oublié ces dépassements au stand du Kaiser, même si cela n’enlève rien au panache du pilote allemand et au festival offensif de Schumacher qui avait alors aligné les tours de qualification tel un métronome, augmentant sa cadence tour après tour telle une centrifugeuse …
     
  2. La guerre des pneus : la dernière guerre des pneus fut celle de l’ère 2001-2006 entre Bridgestone et Michelin. Le spectacle fut parfois meilleur comme en 2003 où Bibendum donna du fil à retordre à l’alliance italo-japonaise Ferrari / Bridgestone, parfois moins bon comme en 2002 et 2004 où Maranello, fort de son axe de développement privilégié avec le manufacturier nippon, lamina toute opposition, Williams, McLaren et Renault se partageant les miettes du festin.
     
  3. Le châssis unique : la F1 doit de rester une discipline qui promeut la créativité des ingénieurs aérodynamiciens ou motoristes, dans la lignée des grands noms tels que Rudolf Uhlenhaut, Colin Chapman, Keith Duckworth, Mike Costin, Mauro Forghieri, Gordon Murray, Paul Rosche, John Barnard, Bernard Dudot, Mario Illien, Ross Brawn, Adrian Newey, Rory Byrne …
     
  4. Un Grand Prix en deux manches, comme en GP2 : depuis 1950, le format du Grand Prix de F1 est une manche unique dominicale. Additionner le temps des deux manches comme au Grand Prix F3 de Macao, voire donner des points pour deux manches ne va pas améliorer le spectacle en F1.
     
  5. La grille de départ inversée ou aléatoire : farfelue, cette idée a souvent circulé chez les observateurs de la F1. Cela mettrait fin aux qualifications, on pourrait alors imaginer une grille de départ inversée par rapport au classement du championnat du monde ou de l’épreuve précédente, le vainqueur étant pénalisé comme le rallyman qui ouvre la route en WRC.
     
  6. Le lest des monoplaces : bien qu’ubuesque, cette idée de lester les F1 d’un demi-kilo par point marqué lors du championnat précédent avait été émise par Bernie Ecclestone à l’hiver 1992 / 1993 après que les stratosphériques Williams Renault FW14B d’Adrian Newey aient cannibalisé la F1 avec un Nigel Mansell impérial au volant. Championne du monde avec 164 points devant McLaren Honda (99 points), l’écurie de Didcot aurait alors vue ses FW15 lestées de 82 kg, celle de Woking vue ses MP4/8 prendre un embonpoint de 49 kg.
     
  7. Interdire les consignes d’équipe : tout le monde a en tête les Grand Prix d’Autriche 2002 et d’Allemagne 2010 où Ferrari favorisa ostensiblement ses figures de proue, Michael Schumacher puis Fernando Alonso aux dépens d’agneaux brésiliens sacrifiés, respectivement Rubens Barrichello et Felipe Massa. Le sujet est complexe et nourrit l’ambiguïté, mais peut-on empêcher une écurie de favoriser un pilote plutôt que l’autre quand des contrats différents ont été signés, que le premier a beaucoup plus de chances que le second de gagner le titre mondial à un stade avancé de la saison ?
     
  8. Une troisième voiture par écurie : cela ouvrirait les portes à la mort des petites écuries sans offrir plus de spectacles. Ce serait un nivellement par le haut en terme de qualité des écuries présentes dans le paddock, mais la moindre faillite, retrait de mécène (Vijay Mallya, Dietrich Mäteschitz) ou défection de grand constructeur sonnerait alors le glas de la F1.

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26 réactions à cet article    


  • Axel_Borg Axel_Borg 19 novembre 2018 13:41

    Les propositions 1, 4 et 11 sont les plus urgents à traiter pour que la F1 ne se coupe pas de ses racines historiques et de son essence, le spectacle et le sport automobile via des dépassements, pas juste des strategies d’ingénieurs via télémétrie et arrêts aux stands.


    • Zolko Zolko 19 novembre 2018 16:30

      @Axel_Borg : les propositions 3 et 4 sont les seules importantes (liaisons radio et aérodynamique. La liaison radio doit aussi inclure l’interdiction de la télémétrie). Elles redonneraient de l’importance au pilotage au détriment de l’ingénierie de l’équipe, donc des budgets colossaux. En plus ce serait très facile à mettre en oeuvre : ailerons rectangulaires à profil constant, pas d’appendices d’aucune sorte, point barre.
       
      Par contre, je ne vois pas pourquoi ce serait néfaste d’avoir plusieurs fournisseurs de pneumatiques ?


    • Axel_Borg Axel_Borg 19 novembre 2018 16:40

      @Zolko,

      Cela n’a jamais vraiment rien apporté historiquement. L’avantage d’un fournisseur unique est qu’il sera neuter en théorie (meme si on se souvient de l’affaire Mercedes Pirelli en 2013).

      En 1998, à sa 2e saison, Bridgestone mise sur le bon cheval (McLaren Mercedes) tandis que Good Year pour finir en beauté lâche Williams pour mettre ses oeufs dans le panier de la Scuderia Ferrari.

      A l’arrivée de Michelin en 2001, les Japonais signent un axe avec Maranello qui rejette Woking du côté de Bibendum, lequel ne choisit pas vraiment entre McLaren et Williams ...

      Peu d’avantages donc, cela créé meme des écuries phares et donc limite encore les chances des petites écuries façon aux top teams.

      On gagne 4 ou 5 secondes au tour mais pour quel intérêt ? Cela n’améliore ni le spectacle (dépassements) ni ne répond au problème de la F1, qui a délaissé l’Europe (et encore Monza se bat, Monaco aussi, idem pour Silverstone ou Spa, sans oublier l’Allemagne et la France) pour les regions Asie et Golfe Persique.

      Les bénéficiaires des 20 dernières années en F1 se comptent sur les doigts de deux mains : Bernie Ecclestone, Hermann Tilke et Philippe Gurdjian, Ferrari, Red Bull, Mercedes, Renault, Bridgestone, Abu Dhabi, Singapour ...

      Le public ? Il doit payer des abonnements TV de plus en plus cher ou des places prohibitives ... Un beau dindon de la farce. Je suis allé à Monza en 2011 le dimanche et à Budapest en 2003 le jeudi (pour l’ambiance, pas d’essais libres car début le vendredi), j’adorerais faire Silverstone ou Spa Francorchamps mais bon faut voir le prix entre transport, logement et tickets ...


    • Axel_Borg Axel_Borg 19 novembre 2018 16:43

      @Zolko,

      La suppression des communications radio me paraît, comme les oreillettes dans le cyclisme pro actuel, primordiale en effet. Il faudrait juste avoir une radio officielle de la direction de course pour les points de sécurité, mais pas plus.

      Aux écuries de communiquer à chaque tour via le panneau inventé voici 6 décennies par le genial Alfred Neubauer du temps de la première epopee Mercedes en F1, celle de Fangio (1954-1955).

      Ecart, code tactique, météo, il faudrait être plus efficace. Et cela limiterait les consignes d’équipe meme si celles ci pourraient être données avant le depart pour le pilote n°2, tels Barrichello (Spielberg 2002) ou Massa (Hockenheim 2010)


    • Seudoo 19 novembre 2018 16:13

      @ l’auteur

      Petit aparté :

      Consommation : 75 litres / 100 km.

      Sachant que le prix au litre (poids en F1) est 10 fois plus cher que l’essence de nos voitures. Quelle est la part de taxes dans le prix au litre d’essence pour la F1 et son prix suit-il la même augmentation que celui pour nos voitures ?


      • Axel_Borg Axel_Borg 19 novembre 2018 16:26

        @Seudoo

        Je ne connais pas assez le sujet, j’ignore si les taxes appliquées sont celles du pays de production de l’essence par le pétrolier (Total, Shell, Exxon Mobil, Petronas ...) ou du pays de livraison/consommation (soit le pays organisateur du Grand Prix concerné).

        Je penche plutôt pour le scénario 1 qui me semble plus logique pour des raisons comptables, juridiques et fiscales, même si de toute façon ce sont souvent des contrats d’exclusivité comme pour les fournitures de moteurs d’usine. Du temps de Williams-Renault dans les années 90, feu Elf était le partenaire indissociable du Losange, et cela avait fait capoter la négociation entre Renault et McLaren à l’hiver 1992/1993, Ron Dennis ne voulant pas délaisser Shell, son pétrolier historique des époques TAG Porsche et Honda.
        Et pour les rares contrats clients, tu as soit des millardaires soit des multinationals de l’automobile appuyées par des sponsors, donc pas de problèmes liées au taxes comme pour les gilets jaunes ...

        Mais la F1 reste aussi une vitrine pour les héritières des Sept Soeurs du temps des Rockefeller, Gulbenkian et autres Deterding, meme si les constructeurs et les manufacturiers de pneus se font plus de place au soleil en terme de communication / marketing / publicité.


      • Seudoo 19 novembre 2018 17:11

        @Axel_Borg

        Je vous remercie d’avoir répondu bien que je me sois éloigné du sujet de votre article. J’ai recherché sur internet sans trouver de réponse. Il semble donc que la F1 appartient au « club » des gros consommateurs d’essence aux taxes limitées tels les bateaux et les avions.


      • Axel_Borg Axel_Borg 19 novembre 2018 17:35

        @Seudoo

        Attention, je ne dis pas qu’il n’y a pas de taxes ! Je dis que le coût est très certainement porté par les pétroliers si contrat d’usine, au pire par les écuries.

        Mais que l’on parle de Total, de Mercedes, de Petronas, de Honda, d’Agip, de FIAT, de Renault ou encore de Dietrich Mäteschitz, tout cela est une paille dans leur business plan, vu les énormes investissements injectés et les R.O.I. attendus derrière !


      • HELIOS HELIOS 19 novembre 2018 17:46

        ... quelques bonnes idées, certes, mais on ne peut aller contre le progres.

        La réalité du désamour est simple, il s’appelle (pas dans l’ordre, mais...) :

         Auto phobie

        2 contrôle technique

        3 80 km/h (et autres limitations de vitesses)

        4 radars

        5 prix du carburant

        ...

        mais aussi :

        6 interdiction de sortir sur les chemin

        7 interdiction de modifier son auto, même dans les règles de l’art

        8 pratiques commercialoes (plus de réparation sans ma valise)

        9 monopole des ventes de pieces détachées captives

        ... etc, etc


        ... il y en a plein d’autres

        FINI La F1, bienvenue au spectacle virtuel...


        • Axel_Borg Axel_Borg 19 novembre 2018 17:55

          @HELIOS

          Anne Hidalgo sors de ce corps ! Plus sérieusement, le sujet n’est pas de supprimer l’automobile mais de l’adapter aux contraintes du XXIe siècle : moins polluer du point de vue atmosphérique, sonore et meme urbanistique.
          Créer des rues piétonnes et des tramways, OK ... Supprimer les voies sur berges par pure idéologie, non.

          Car comme pour les gilets jaunes, où est l’alternative pour les habitants des grandes villes en France ? Le metro parisien est totalement saturé avec 5 à 10 % de frequentation en plus chaque année, et un projet du Grand Paris qui prend du retard avec des lacunes phénoménales (certaines lignes en grande souffrance ne verront pas leur frequentation diminuée et reportée sur d’autres traces).

          A Nice le tramway est loin de répondre aux besoins car problème avec Sophia Antipolis et Cagnes-sur-Mer. Les bus sont pourris meme si la géographie locale, avec plein de collines, n’aide pas.

          Marseille est un enfer bien connu de sens uniques avec des lignes de bus pourries.

          Rennes a créé l’exploit d’être la plus petite ville au monde avec metro, beau gaspillage.

          Rares sont les villes bien gérées du point de vue transports, Bordeaux, Strasbourg ou Lyon. Mais pour avoir fait plein de villes françaises en caisse, j’ai souvent vécu l’enfer, de Dijon à Annecy en passant par Biarritz ...

          La F1, elle, est une niche sportive sur lesquelles les grands constructeurs se tirent la bourre à coups de millions pour investir les marches porteurs (USA, Chine, Golfe Persique ...).

          Carlos Ghosn, quant à lui, ne verra sans doute pas si Daniel Ricciardo gagne avec le Renault F1 Team, en tout pas dans le costume du P.D.G de Renault Nissan Mitsubishi ...
           


        • HELIOS HELIOS 19 novembre 2018 19:54

          @Axel_Borg
          désolé, rien a voir avec Hidalgo et en plus je ne veux rien supprimer du tout.
          Je dis simplement que le carburant, SI l’on considère que le diesel a peu d’avenir vu l’epuisement des sources ET qu’il est pour le momenrt dangereux, ALORS, il faut l’eliminer de façon humaine, preserver les investissements de ceux qui ont un vehicule adapté et c’est tout.

          Fixation d’un prix stable, prévisible sans dogme et attendons le renouvellement de la flotte, un point c’est tout.


        • Axel_Borg Axel_Borg 20 novembre 2018 08:48

          @HELIOS

          C’était une boutade pour Hidalgo. Je suis complètement d’accord sur le constat mais il ne faut pas non plus faire de la voiture électrique (et hybride) l’alpha et l’oméga vu comment la fabrication des batteries est hyper polluante.

          Je pense qu’il y a plus un ensemble de solutions qu’une seule solution : développer le télé-travail pour les professions intellectuelles pour désengorger les routes et les lignes de train / RER / metro.

          Construire en effet de nouvelles lignes de transports en commun comme dans le Grand Paris.
          Le problème de la ruralité reste entier avec tous ces kilomètres en voiture et ces lignes de train non rentables. Il faut à mon avis favoriser le co-voiturage par des incitations fiscales, la carotte plutôt que le baton.

          Et permettre aux ménages de changer de véhicule avec une vraie incitation financière, car l’actuelle prime à la conversion est clairement peu pour un ménage modeste. Je vais personnellement changer de voiture dans quelques mois du fait de la naissance de mon fils, je n’ai pas besoin de la prime mais je vois mal comment ceux qui n’ont pas du tout d’argent vont s’acheter un véhicule correct avec 2000 euros ...

          Bref on s’éloigne du sujet F1 mais l’écologie doit être incitative. Aux politiques de montrer l’exemple, et aux multinationales, avec seulement 2 exemples tragiques : la deforestation en Amazonie qui va reprendre avec Bolsanaro au Brésil, et l’entreprise Petit Navire qui ne respecte pas les rythmes de reproduction du thon en plein océan.

          Pas de souci à faire mon tri sélectif tous les jours et à passer d’une diesel à une essence ou hybride, mais c’est peanuts comparé à ces 2 phénomènes ... 


        • Shaw-Shaw #Shawford 20 novembre 2018 08:49

          @Axel_Borg

          Lol, quand je vais faire dire OUI au Panda, GNAAAAARF !


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 19 novembre 2018 18:23

          Bonsoir Axel. Faudrait aussi parler des retransmissions télé...obsédées de la tête de course ...Moi j’aime l’endurance en partie parce-que mélange des catégories...et que font les teloches ,que du proto du proto du proto alors qu’il y a des bastons d’enfer en GT . Et les journaleux qui ne doivent connaître le mot soupape que pour les cocottes minute... Rhaaa


          • Axel_Borg Axel_Borg 20 novembre 2018 08:41

            @Aita Pea Pea,

            C’est biaisé ... Les constructeurs automobiles font partie des plus gros annonceurs via Publicis, Havas et tant d’autres agencies de pub.

            Difficile pour les chaînes de TV de zapper un faux duel Hamilton / Rosberg chez Mercedes entre 2014 et 2016, ou les cavaliers seuls de M. Schumacher pour Ferrari (FIAT) entre 2001 et 2004 voire Vettel en 2011 et 2013 pour Red Bull Renault.

            Mais c’est vrai que parfois sportivement l’intérêt est dans le peloton et non pas en tête du Grand Prix.

            Pour les 24 heures du Mans, je ne sais pas, je ne regarde pas assez.


          • Shaw-Shaw #Shawford 20 novembre 2018 08:43

            @Axel_Borg

            On se connaît ?

            Jusqu’à scanner booba-optumum12 complet, interdiction complète de pénétrer en #U42 !

            Tschuss


          •  Christian Saint Rata de l’himalaya 20 novembre 2018 12:43

            Toutes ses compétitions appartiennent au siècle dernier ,spectacle dangereux,inutile,polluant,qui incite à la vitesse et a d’autres aspect négatif sur l’esprit humain.

            STOP ... !

            Les gilets Jaunes RDV au 24h du Mans.

            F1 c’est la FIN....


            • Axel_Borg Axel_Borg 20 novembre 2018 13:51

              @Saint Rata de l’himalaya,

              Encore une fois sur des centaines de millions de véhicules, la pollution de la F1 est une goutte d’eau dans l’océan. Et puis il y a la Formule E.

              Aspects négatifs sur l’esprit humain ? Interdisons le cinema, le theater et les jeux video si à chaque fois qu’un mot violent est prononcé ou qu’une arme fait son apparition ...

              Bref si l’on pouvait arrêter de vivre dans le monde des Bisounours ...


            •  Christian Saint Rata de l’himalaya 20 novembre 2018 15:50

              @Axel_Borg
              -
              Bref si l’on pouvait arrêter de vivre dans le monde des Bisounours ...

              .Un monde de bruit et de fureur dans l’inconscience presque généralisée serait plus juste.
              Le dénis est une façon de poursuivre cette abomination .
              bon courage pour la suite et la casserole de 60 années de retard qui traine derrière votre bolide mécanique.
              c’est dommage à votre age  smiley


            • Axel_Borg Axel_Borg 20 novembre 2018 16:37

              @Saint Rata de l’himalaya

              Ce n’est pas une question d’âge mais de bon sens ...

              Va-t-on interdire le tir au pistolet aux Jeux Olympiques parce que l’on est contre le lobbying insupportable de la N.R.A. ? Bien sûr que non ... Il ne faut pas caricaturer le débat.

              La F1 a bien entendu servi de vitrine publicitaire aux grands constructeurs depuis 1950 et plus encore depuis les années 80-90. Mais cette discipline a aussi servi à ces memes géants de l’automobile à progresser dans leur recherche & développement : fiabilité, performance, sécurité, consummation, ergonomie ...

              Ce n’est pas en supprimant la F1, les 24 Heures du Mans, l’Indy 500, la Formule E, le NASCAR, le WRC et la Moto GP que tu vas retarder le fameux jour du dépassement progressivement jusqu’au 31 décembre ...

              L’enjeu de la lutte contre la pollution est bien plus global que cela, et dépasse le simple cadre de l’automobile.

              Quant au bruit et à la fureur, pour rappel la discipline se court sur circuit privé exception faite de Monaco et Singapour.
              Personne n’est oblige d’allumer sa TV ou d’acheter des places ...

              Enfin, regarde factuellement le bilan économique du GP de France ramené par Christian Estrosi en Provence sur le circuit du Castellet. Comme bien des grands évènements sportifs, l’effet sera benefice sur l’économie à moyen et long terme : renovation d’infrastructures routières, aéroportaires ou hôtelières, emplois créés, promotion du tourisme pour la region hôte ...


            • HELIOS HELIOS 20 novembre 2018 17:41

              @Axel_Borg

              ... je ne vois qu’une solution pour arreter la pollution humaine... et encore, il faudrait aller voir sous le tapis... c’est de vivre comme les coréens du nord...

              ... et pour y arriver, puisque comme la grenouille qui s’echapperait de la casserole bouillante, il faut la mettre à l’eau froide pour qu’elle finisse par cuire.... nos Zelites, mondialisées ont trouvé le rechauffement climatique et l’epuisement des ressources comme bonnes excuses pour faire tout doucement chauffer l’eau.

              Je ne serai plus là pour voir mes petits enfants et leur descendance vivre dans un monde où tout ne sera que collectif, soumis a des autorités dogmatiques dont les mollahs et l’etat islamique ne sont que les premisces amusantes et bien inoffensives.

              dans 50 ans, a ce rythme, il ne restera, comme en l’an 1000, que les seigneurs, quelques milliers, qui auront tout et les serfs qui eux n’auront rien, juste le droit tres fragile de vivre pour etre la chair a canon et la reserves de pieces détachées des premiers cités plus haut.


            •  Christian Saint Rata de l’himalaya 20 novembre 2018 18:00

              @Axel_Borg

              Combien coûte le fait d’organiser les JO ?

              Les dépenses consacrées au dossier de candidature sont toutefois minimes comparées à celles engagées ensuite par les villes hôtes choisies par le CIO. Sur les sept dernières éditions – Jeux d’été et d’hiver confondus –, le budget total moyen s’est élevé à 14,6 milliards d’euros !

              https://www.francetvinfo.fr/sports/jo/organiser-les-jo-combien-ca-coute-combien-ca-rapporte_739153.html

              -

              c’est plus cher qu’un EPR (entre autre)
              -
              l’argent ne fait pas le bonheur des pauvres.
              bonsoir et bonne évolution personnel.


            • Axel_Borg Axel_Borg 21 novembre 2018 08:48

              @Saint Rata de l’himalaya

              Les Jeux Olympiques sont un cas bien particulier, et à Montréal on a casqué en impôts locaux de 1976 à 2000 ...

              En effet tous les JO ont explosé leur budget et Paris, malgré ce que dissent Tony Estanguet et Anne Hidalgo en invoquant le fait que seuls village olympique et piscine restent à construire, ne fera pas exception vu notre culture française de la gabegie et du Tonneau des Danaïdes.

              Et c’est bien pour cela que le CIO n’a plus de candidatures, les citoyens n’en veulent plus et plein de villes ont dit non par referendum, comme Hambourg ou Rome pour 2024.

              Mais le Tour de France déborde de candidatures de villes étapes ... Les dépenses demandées par ASO sont moindres que les retombées économiques pour les villes hôtes de la Grande Boucle.

              La FIFA déborde de candidatures conjointes pour le Mondial du centenaire en 2030, Uruguay / Paraguay / Argentine d’une part, Espagne / Portugal / Maroc de l’autre.

              En F1, rénover un circuit coûte très cher en effet, un peu comme remettre à niveau un stade. Mais sur un contrat d’au moins 10 ans l’investissement est amorti encore une fois, si la billetterie suit ... ce qui n’était pas le cas à Nevers Magny-Cours, circuit impose par Mitterrand en 1991 au milieu des champs, loin des aéroports de Paris, Lyon et Genève ...

              En 2006, la FFSA avait fait venir 2 ex Pink Floyd pour pimenter le week-end, Roger Waters et Nick Mason, c’est dire combine le GP de France ne marchait plus dans la Nièvre, sur un circuit lisse comme du billard et sans saveur car aucun dépassement possible.

              Les Italiens se sont battus pour sauvegarder Monza, c’est leur patrimoine, que ce soit la région Lombardie ou le gouvernement central à Rome, et bien entendu l’Automobile Club d’Italie dirigé par l’ancien pilote Ivan Capelli en 2014 au moment où le contrat arrivait à expiration et que la pression d’Ecclestone se faisait la plus terrible.

              La F1 reste le 3e évènement sportif le plus suivi au monde et c’est bien pour cela que Bernie et désormais Liberty Media le monnayent très cher : aux pays européens qui veulent garder cette tradition dans leur patrimoine (Francorchamps, Monza, Silverstone, Monaco, Nürburgring, Castellet ...) et aux pays émergents d’Asie (+ la Russie avec Sotchi) et du Golfe qui veulent en faire une vitrine, comme le fait le Qatar via le PSG et le Mondial de foot 2022.


            • Axel_Borg Axel_Borg 21 novembre 2018 08:54

              @Helios,

              Si les politiques et les grandes entreprises ne prennent pas très vite leurs responsabilités, le célèbre film Soleil Vert (1974) risque très vite de ne plus être un classique de science-fiction mais bien d’anticipation !


            • Zolko Zolko 20 novembre 2018 22:46

              Ah, et vous avez oublié le plus important :

              12) remettre les pin-ups sur la ligne de départ.

              ... à la reflexion, vous vous êtes arrêté à 11, c’est louche, comme si vous aviez laissé cette place de 12). Me trompe-je ?


              • Axel_Borg Axel_Borg 21 novembre 2018 08:37

                @Zolko,

                Non je n’avais pas prévu 12 points initialement.

                Pour les pin-up, perso je trouve que c’était sympa, un peu comme les hôtesses du Tour de France à chaque arrive d’étape.

                Mais en effet plus du tout politiquement correct après l’affaire Weinstein ... Et comme la F1 est désormais entre des mains américaines, les grid girls ont disparu.

                Mais c’est pourtant comme cela qu’Ayrton Senna rencontra sa dernière compagne, Adriane Galisteu, en 1993 à Interlagos, alors qu’elle avait été engagée par le sponsor Shell au GP du Brésil.

                Les feminists hurleront peut-être mais ce n’est pas comparable aux potiches qui vendent du yaourt en bikini ... Alors certes ce sont des femmes mercenaires achetées par l’argent des sponsors de la F1, bien évidemment ...

                Et cela ne vient pas de la TV reine à partir des années 80, les jolies femmes ont toujours gravité autour des pilotes, qu’ils aient pour nom James Hunt (Sex is the breakfast of champions), Ronnie Peterson (dont la veuve Barbrö sera ensuite la compagne de John Watson), Ayrton Senna, Nelson Piquet, Ralf Schumacher, Jacques Villeneuve, Fernando Alonso, Kimi Räikkönen, Lewis Hamilton, Nico Rosberg et j’en oublie ...

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