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Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > Plongez dans l’histoire de la Coupe du Monde de football avant la 22e (...)

Plongez dans l’histoire de la Coupe du Monde de football avant la 22e édition au Qatar en 2022 !

La 22e Coupe du monde de football organisée par la FIFA se rapproche à grands pas ! Du 21 novembre au 18 décembre 2022, tous les amoureux de foot de la planète auront les yeux braqués sur le Qatar où elle aura lieu. C’est votre cas ? Vous avez hâte de savoir si l’équipe de France, championne du monde en titre, réussira à conserver son titre ? Pour patienter, retour sur l’histoire de la Coupe du Monde de football, l’une des plus importantes compétitions du sport international aujourd'hui.

 

Pelé, l’une des plus grandes légendes de l’histoire de la Coupe du Monde, en 1970 (Wikimedia Commons)

 

Aux origines des Coupes du monde modernes : les premières éditions

 

1930, la première Coupe du monde de l’histoire

Pour commencer, lançons un grand Cocorico ! A l’instar de la Coupe d’Europe des Clubs Champions ou du Ballon d’Or, créés en 1956, c’est également un Français qui est à l’origine de la création de l’épreuve reine du football. En 1928, Jules Rimet, alors le président de la FIFA (Fédération Internationale de Football Association) donne naissance à ce projet novateur qui deviendra si populaire.

Pour cette première édition historique, en 1930, direction l’Amérique du Sud et l’Uruguay ! Pourquoi l’Uruguay ? Car ce pays possède tout simplement l’une des meilleures équipes nationales de l’époque, ayant remporté les deux derniers Jeux Olympiques en 1924 puis 1928. Toutefois, le premier match de l’histoire de la Coupe du monde oppose la France au Mexique et c’est un Français, Lucien Laurent, qui marque le premier des 2 546 buts qui seront inscrits de 1930 à 2018 ! La France bat le Mexique 4-1 mais ne sortira finalement pas de la phase de poule. Au final, devant son public de Montevideo, c'est l'Uruguay qui remporte la coupe, nommée coupe Jules-Rimet, en battant 4-2 l’Argentine en finale. 

 

L’équipe d’Uruguay en 1930, première championne du monde de l’histoire (Wikimedia Commons)

 

1934 et 1938, la Coupe du monde à l’heure du fascisme

Les deux éditions suivantes ont lieu en Italie puis, enfin, en France. Pour ces deux Coupes du monde organisées en Europe, c’est à chaque fois l’équipe d’Italie, déjà dirigée par le leader fasciste Benito Mussolini, qui remporte le trophée, en triomphant de la Tchécoslovaquie en 1934 (2-1) puis de la Hongrie quatre ans plus tard, en 1938 (4-2).

A cette époque, la menace du fascisme et du nazisme se fait de plus en plus forte et la guerre rôde (la deuxième Guerre mondiale éclatera en 1939). Au cours de compétitions où la phase de poule a été supprimée, la France est éliminée dès son entrée en lice par l’Autriche en 1934. En 1938, l’élimination survient en quart de finale face aux tenants du titre italiens (3-1), malgré le soutien de son public.

 

Les Coupes du monde de l’après-guerre : vive le jeu !

 

1950, une Coupe du monde sans finale !

Pour renouer avec le jeu et le sport après une guerre destructrice, c’est le Brésil qui accueille la quatrième Coupe du monde de l’histoire. Si l’Angleterre, berceau du football, participe enfin à sa première Coupe du monde, la France, elle, en est absente, n’ayant pas réussi à se qualifier.

Au bout de cette compétition au format particulier, pas de finale donc, mais une poule mettant aux prises les quatre meilleures équipes de la compétition : l’Espagne, la Suède, l’Uruguay et le Brésil. Ce sont ces deux dernières équipes qui s’affrontent lors de l’ultime match. Il se déroule dans le légendaire stade Maracana de Rio de Janeiro bâti pour l’occasion, d’une capacité de 200 000 personnes. Un nul suffit au Brésil pour être sacré, mais c’est finalement l’Uruguay qui remporte le match 2-1 et ainsi sa deuxième Coupe du monde !

 

1954, le rendez-vous manqué de la Hongrie

En Suisse en 1954, le titre est promis à la spectaculaire et fantastique équipe de Hongrie, menée par des légendes du football tels que Ferenc Puskas et Sandor Kocsics, meilleur buteur de la compétition avec 11 buts en 5 matchs ! Cette équipe, championne olympique en titre en 1952, est invaincue depuis 4 ans ! Pour son premier match, elle écrase l’Allemagne de l’Ouest 8-3. Rien ne semble pouvoir l’arrêter.

Pas l’équipe de France en tout cas qui, de retour dans cette compétition, ne sort pas de la phase de poule. Ni le Brésil vaincu en quart de finale, ni le tenant du titre Uruguayen écarté en demi, toujours sur le même score (4-2). En finale, les Hongrois retrouvent l'Allemagne de l'Ouest. Au bout de 8 minutes, la Hongrie mène déjà 2-0 ! Mais, de façon totalement surprenante, l’Allemagne revient puis égalise. A six minutes de la fin du match, à la surprise générale, l’ailier Rahn offre la victoire à la Mannschaft, l’équipe nationale allemande : 3-2, l’Allemagne remporte la première Coupe du monde de son histoire.

 

1958 et 1962, un roi nommé Pelé

En tant qu’amoureux du football, impossible de ne pas connaître ce nom de légende : Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé, l’un des plus grands joueurs de l’histoire. En 1958, pour la Coupe du Monde en Suède, c’est un jeune gamin inconnu de même pas 18 ans. Pourtant, avec l’équipe du Brésil, il va se révéler et rendre cette édition légendaire.

Pelé n’est pas le seul à avoir marqué de son empreinte cette Coupe du monde. L’équipe de France y réussit la meilleure performance de son histoire d’alors, terminant 3e de la compétition ! Avec Raymond Kopa, meilleur joueur du tournoi et élu Ballon d’Or la même année, et Just Fontaine, meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde sur une compétition (13 buts en 6 matchs, record qui tiendra sans doute à tout jamais), les Bleus ne tombent que face au Brésil en demi-finale (5-2). Aux côtés de Pelé, les artistes que sont Garrincha, Didi ou Vava forment alors l’une des meilleures équipes de l’histoire. En finale, la Suède, chez elle, ne peut résister aux Auriverde qui l’emportent 5-2, avec un doublé de Pelé.

En 1962 au Chili, ce dernier est devenu incontestablement le meilleur joueur du monde. Toutefois, blessé très rapidement, c’est du banc qu’il verra ses partenaires aller chercher une deuxième coupe Jules Rimet, après la victoire du Brésil contre la Tchécoslovaquie en finale 3 buts à 1.

 

Au centre, le tout jeune Pelé, qui vient de remporter sa première étoile avec le Brésil (Wikimedia Commons)

 

1966, le but le plus contesté de l’histoire

30 juillet 1966 à Wembley, 110e minute de jeu de cette finale de la Coupe du monde anglaise opposant l’Angleterre à l’Allemagne, dos à dos 2 à 2 après le temps réglementaire. Dans la surface, l’attaquant britannique Geoffrey Hurst décoche un tir surpuissant qui vient s’écraser sur la barre allemande avant de retomber… derrière la ligne ? A voir et revoir les images de ralenti, impossible de se faire une idée précise à cette question qui fait encore débat aujourd’hui. Pourtant, l’arbitre suisse accorde immédiatement le but à l’Angleterre, au grand dam des Allemands. Ces derniers s'inclinent finalement 4-2 face aux Three Lions qui remportent ainsi leur première Coupe du monde.

A ce succès historique à domicile de l’Angleterre du génial Bobby Charlton s’opposent l’élimination française dès le premier tour et le naufrage du Brésil de Pelé. Les doubles tenants du titre sont en effet sortis sans gloire à ce même stade de la compétition après une défaite 3-1 face au Portugal du fantastique Eusebio. Ce dernier, auteur ensuite d’un quadruplé en quart de finale face aux surprenants Coréens du Nord, finit meilleur buteur du mondial avec 9 réalisations. 

 

1970, la plus belle de toutes ?

De l’avis de nombreux experts et amoureux du ballon rond, cette Coupe du monde au Mexique est l'une des plus magnifiques de l'histoire. Le roi Pelé est au sommet de son art. Avec ses compagnons de route, tous plus talentueux les uns que les autres, tels que Jairzinho, Gerson, Rivellino ou Tostao, le Brésil est irrésistible. 1970 est également l’édition qui a vu se jouer l’un des matchs les plus fous de toutes les Coupes du monde. Demi-Finale Italie-Allemagne de l’Ouest : à la dernière minute du temps réglementaire, les Allemands arrachent la prolongation (1-1). Celle-ci bascule dans l’irréel. Puisque l’Allemagne a déjà fait entrer son seul remplaçant autorisé à l’époque, Franz Beckenbauer, blessé à l’épaule, continue malgré tout de jouer avec le bras en écharpe. Puis, en 17 petites minutes, une pluie de buts s’abat soudain sur le stade Aztèque de Mexico : la Mannschaft prend l’avantage, mais la Squadra Azura italienne égalise avant de prendre de nouveau les devants, rattrapée finalement par l’Allemagne qui voit, une minute plus tard, les Italiens inscrire le but de la victoire : 4-3 pour l’Italie, qualifiée pour sa première finale depuis 1938.

Les Italiens font alors face, dans ce que beaucoup considèrent comme la plus belle finale de l’histoire, au Brésil. Brésil-Italie, la finale de rêve. Chacune des deux équipes peut devenir la première à remporter trois fois la Coupe du monde et ainsi obtenir le droit de conserver pour toujours le trophée Jules-Rimet. Avec un but et deux passes décisives du Roi Pelé qui danse sur la pelouse, les Auriverde sont trop forts : victoire du Brésil 4-1 qui restera à jamais dans l’éternité.

 

L’équipe du Brésil championne du monde 1970, l’une des plus belles équipes de l’histoire (Wikimedia Commons)

 

De Cruyff à Zidane, des légendes éternelles

 

1974 et 1978, infortunés néerlandais

De la Coupe du Monde 1974 en Allemagne de l’Ouest, les plus nostalgiques se souviennent de cette fantastique équipe des Pays-Bas, au jeu chatoyant et offensif. Dans cette équipe talentueuse menée par le triple Ballon d’Or Johann Cruyff, tout le monde attaque : c’est le football total. Un à un, les adversaires sont écartés avec une étonnante facilité, dont le Brésil au cours d’une deuxième phase de poule dont le vainqueur se qualifie pour la finale.

Mais en face des Pays-Bas, le jour de la finale à Munich, se trouve l’Allemagne de l’Ouest de Franz Beckenbauer, le meilleur défenseur de l’histoire. Malgré tout, le monde entier voit les Pays-Bas gagner. D’ailleurs, dès la première minute de jeu, dès la première action, Cruyff s’enfonce avec le ballon et est séché dans la surface ! Pénalty !! Ce dernier, transformé par Johann Neeskens, met les Pays-Bas sur orbite : 1-0 Mais les Allemands ne lâchent jamais. Ils reviennent puis, juste avant la mi-temps, Gerd Müller (14 buts en deux Coupes du monde !!) donne un avantage décisif : 2-1 pour la Mannschaft qui remporte sa deuxième étoile et la première édition de ce trophée que nous connaissons tous aujourd’hui.

En 1978, en Argentine (et où la France, après 12 ans d’attente, renoue avec la Coupe du monde), un scénario semblable attend les Pays-Bas. Johann Cruyff ne fait, lui, plus partie de l’équipe. En finale, ils chutent 3 à 1 face aux Argentins soutenus par tout un peuple. Grâce à un doublé de Mario Kempes, meilleur buteur de la compétition, l’Argentine remporte ainsi sa toute première Coupe du monde.

 

Le fantastique néerlandais Johann Cruyff en finale en 1974, un roi sans couronne (Wikimedia Commons)

 

1982, improbables italiens

La Coupe du monde 1982 en Espagne ne place pas immédiatement l’Italie parmi les favoris de la compétition. Et pour cause, en trois matchs de poule, les Italiens ne réussissent qu’à faire trois matchs nuls. Ce n'est qu'à la différence de but qu’ils se qualifient pour le tour suivant aux dépens du Cameroun. Leur attaquant, Paolo Rossi, n’a marqué aucun but jusque-là.

Et pourtant, ce dernier finit meilleur buteur de la compétition avec 6 réalisations. Car l’Italie se réveille ensuite en terrassant l’Argentine du jeune Diego Maradona et le Brésil de Socrates et Zico, le « Pelé blanc ». Plus rien ne résiste à la Squadra Azzura qui se défait de la Pologne pour filer en finale du Mundial.

En face, ce sera l’Allemagne de l’Ouest ou la France. Menés par Michel Platini, Alain Giresse ou encore Jean Tigana, les bleus accèdent en effet à leur deuxième demi-finale de Coupe du monde après 1958. Le duel face à l’ogre allemand, à Séville, restera dans l’histoire. Rarement la Coupe du monde n’a offert de dénouement plus dramatique que celui-là. Tout d’abord à cause de l’attentat du gardien allemand Schumacher qui percute de plein fouet le Français Battiston alors que ce dernier était seul pour marquer. Sorti sur une civière, on croit ce dernier mort, mais l’arbitre ne siffle même pas coup franc. Puis, en prolongation, la France marque deux buts superbes ! Mais, après d’être détachée, elle se fait ensuite reprendre : de 3 à 1, les Allemands reviennent à 3 partout. Ils finiront par se qualifier aux tirs au but, envoyant en enfer les Français qui termineront quatrième du Mundial.

Mais en finale, l’Italie est trop forte. Avec sa victoire 3 à 1, elle devient ainsi le deuxième pays, après le Brésil, à remporter 3 Coupes du monde.

 

1986 et 1990, gloire et désespoir de Maradona

La Coupe du monde 1986 au Mexique voit s’affronter, à distance, les deux meilleures équipes de l’époque : la France de Platini, triple Ballon d’Or, et l’Argentine de Maradona, El Pibe de Oro (Le gamin aux pieds d’or). Championne d’Europe en titre, la France se hisse encore jusqu’en demi-finale après avoir éliminé l’Italie en huitième puis le Brésil en quart de finale au cours d’un match légendaire. Mais, en demi-finale, c’est face à l’Allemagne de l’Ouest que les Bleus butent encore, battus 2-0. Ils finiront finalement troisième, comme en 1958.

En finale, les Allemands retrouvent l’Argentine. Durant toute la compétition, Maradona a volé au-dessus de ses adversaires, alliant le génie au vice. Comme en quart de finale avec son fameux but surnommé la « main de Dieu », validé malgré les Anglais criant aux scandales. Quelques minutes plus tard, il s’empare du ballon au milieu de terrain, passe en revue toute l’équipe anglaise au cours d’un slalom extraordinaire, efface le gardien et marque dans le but vide. Maradona est un génie qui est auréolé de gloire, quelques jours plus tard, après la victoire finale de l’Argentine face à l’Allemagne (3-2).

Toutefois, c’est un tout autre destin qui attend, quatre ans plus tard, celui qui est une idole absolue dans son club de Naples, en Italie. L’Italie, c’est justement là que se déroule cette Coupe du Monde, et elle offre la même affiche finale que le mondial mexicain : Argentine-Allemagne. Et cette fois, c’est la Mannschaft, entraînée par Franz Beckenbauer, qui l’emporte 1-0 sur un pénalty en fin de match. En pleurs et conspué par le public italien qui lui fait payer d’avoir éliminé l’Italie en demi-finale, Maradona est en plein désespoir. L’Allemagne réunifiée, elle, est au paradis en remportant sa troisième Coupe du Monde. 

 

Le génial argentin Diego Maradona sur le toit du monde en 1986 (Wikimedia Commons)

 

1994, un Brésil quatre étoiles

La World Cup américaine de 1994, organisée aux Etats-Unis, oppose également deux légendes du football : le Brésilien Romario et l’Italien Roberto Baggio. Dans ce pays où le football est nommé le soccer, l’Italie et le Brésil tracent leur chemin avant de se retrouver, une nouvelle fois, en finale. Stars de leur sélection, Baggio et Romario marquent chacun 5 buts. Pourtant, aucun ne terminera meilleur buteur de la compétition, cet honneur étant partagé, avec 6 réalisations, par le Bulgare Stoichkov et le Russe Salenko. Ce dernier réussit l’exploit jamais égalé d’inscrire 5 buts en un seul match !

Autre première, et de taille : la finale Brésil-Italie est la première de l’histoire au cours de laquelle aucun but n’est marqué et qui doit donc se jouer aux tirs au but ! Baggio envoie alors son tir dans les nuages et offre ainsi la victoire au Brésil qui devient la première nation à remporter 4 Coupes du monde. 

 

1998, la dernière Coupe du monde du XXe siècle

C’est en France, pays qui a donné naissance à la Coupe du monde, que se déroule cette dernière compétition du siècle. Pour la première fois, 32 équipes participent à cet évènement, contre 24 lors des éditions précédentes. En tant qu’organisatrice, la France peut ainsi renouer avec le Mondial qu’elle n’a plus disputée depuis 1986.

La France a, dans ses rangs, l’un des plus grands talents de tous les temps : Zinédine Zidane, Ballon d’Or la même année. Et, pour la première fois de son histoire, les Bleus parviennent à se qualifier pour la finale ! En face d’elle, ce sont les favoris et tenants du titre brésiliens qui se dressent au Stade de France, menés par l’un des plus fameux attaquants de l’histoire, champion du monde 1994 sans jouer, Ronaldo.

Finalement, le Brésil ne résiste pas à la maîtrise française et à un doublé de « Zizou ». Avec un dernier but à l’ultime minute d’Emmanuel Petit, la France s’adjuge ainsi, chez elle, la première Coupe du monde de son histoire (3-0).

 

Zinédine Zidane, la star de l’équipe de France championne du monde 1998 (License creative Commons)

 

Les Coupes du monde du XXIe siècle : entre traditions et nouveautés

 

2002, la première Coupe du monde en Asie

Nouveau siècle qui commence à peine, grandes nouveautés : pour la première fois, la Coupe du Monde n’a lieu ni en Europe, ni en Amérique, mais en Asie. De plus, autre grande première, la compétition est coorganisée dans deux pays différents : le Japon et la Corée du Sud ! Les grandissimes favoris sont les bleus de Zidane qui est devenu, de manière incontestée, le meilleur joueur du monde. Patatra ! Aucune victoire en trois matchs avec un « Zizou » blessé juste avant le début de l’épreuve. Ce dernier ne joue que le dernier match, pour une défaite contre le Danemark 2-0 : les Français rentrent déjà à la maison.

Cette Coupe du Monde asiatique est celle des surprises, avec les parcours sensationnels du Sénégal et plus encore de la Corée du Sud et de la Turquie, demi-finalistes. Mais l’image à retenir est celle d’une renaissance, d’une résurrection : celle du Brésilien Ronaldo. Blessé très gravement à de nombreuses reprises depuis 1998 et perdu pour le jeu pour beaucoup, « il fenomeno », entouré des artistes Rivaldo et Ronaldinho, mène pourtant le Brésil jusqu’en finale face à l’Allemagne du meilleur gardien du monde, Oliver Kahn. Et alors, celui qui est l’un des meilleurs attaquants de tous les temps ne laisse à personne d’autre le soin de signer un doublé. S’adjugeant ainsi le titre de meilleur buteur de la compétition (8 réalisations), il offre surtout la 5e étoile au Brésil après sa victoire 2-0 ! En fin d’année, il remportera le deuxième Ballon d’Or de sa carrière.

 

2006, le crépuscule de Zidane

Quand commence la Coupe du monde en Allemagne, Zinédine Zidane l’a déjà déclaré : il prendra sa retraite à l’issue de cette compétition. Après un premier tour poussif de l’équipe de France, qualifiée par la petite porte, l’Espagne, en huitième et impressionnante depuis le début de l’épreuve, pense bien « envoyer Zizou à la retraite ». C’est le moment que choisissent les bleus pour se réveiller et Zidane marque lui-même le dernier but français pour une victoire 3-1.

Ce mondial est celui d’un record, battu par la légende brésilienne Ronaldo. Champion du monde en titre, celui-ci inscrit 3 buts dans la compétition, atteignant le total de 15 buts en 3 Coupes du monde : le record de 14 buts de Gerd Müller, datant de 1974, est tombé. Mais en quart, le Brésil affronte la France. Zidane vole sur le terrain, subjuguant de son talent tous ses adversaires, et offre le but de la victoire à Thierry Henry : 1-0. Le rêve est en marche mais les bleus, après s’être débarrassés du Portugal en demi-finale, retrouvent l’Italie en finale. Et là… après avoir ouvert le score sur une formidable panenka (une balle piquée tirée sur un pénalty), Zidane, élu meilleur joueur du tournoi, voit son destin lui échapper. D’abord, l’Italie égalise. Puis, en pleine prolongation, il assène un violent coup de boule à Materazzi et est expulsé. C’est la fin de sa carrière. L’Italie, menée par de nombreux talents tels que Pirlo, Cannavaro, Buffon ou Totti, l’emporte aux tirs au but et s’adjuge son 4e titre mondial.

 

Finale de la Coupe du Monde 2006 Italie-France. Le crépuscule d’une carrière extraordinaire pour Zidane (Wikimedia Commons)

 

2010, l’Afrique sur la carte du monde

C’est en 2010 que, pour la première fois, la Coupe du monde est organisée en Afrique, en Afrique du Sud. Cette édition voit l’équipe de France être sortie au premier tour sans gloire et même dans la honte. En effet, les joueurs français ont, devant les caméras du monde entier, refusé de s’entraîner avant le match décisif finalement perdu contre l’Afrique du Sud. Mais cette compétition historique est surtout celle d’une autre formidable première : l’affiche de la finale oppose deux équipes qui n’ont jamais remporté le titre : les Pays-Bas et l’Espagne.

Guidés par une génération de talents exceptionnels (Xavi, Iniesta, Casillas, Sergio Ramos, Villa…), les Espagnols sont en fait les grands favoris de la compétition mais les Pays-Bas, tombeurs du Brésil en quart, ne manquent pas d’arguments. Il faut finalement attendre la prolongation pour qu’Iniesta n’offre la victoire finale à la Roja (1-0) qui décroche ainsi sa toute première Coupe du Monde, après avoir remporté l’Euro en 2008. Deux ans plus tard, l’Espagne réussira un triplé historique inédit en gagnant de nouveau l’Euro 2012. 

 

2014 et 2018, les Européens trustent encore le trophée

Depuis 2002, plus aucun pays non-européen n’a remporté la Coupe du Monde. Mais, en 2014, celle-ci est organisée au Brésil, grandissime favori, mené par Neymar et soutenu par tout un peuple. Malgré cet espoir immense, les Brésiliens feront surtout face à une humiliation nationale. En demi-finale, ils s’inclinent effectivement 7-1 face au rouleau compresseur allemand, tombeur en quart de finale de la France (1-0) ! En finale, la Mannschaft retrouve l’Argentine de Lionel Messi, meilleur joueur du tournoi, pour un dernier acte plus que serré. En effet, ce n’est qu’en prolongation que l’équipe allemande parvient à remporter la victoire 1-0. Menée par Neuer, Kroos ou Miroslav Klose, meilleur buteur de l’histoire du mondial (16 buts en 4 compétitions), l’Allemagne décroche ainsi sa 4e étoile.

En 2018 en Russie, la domination européenne est encore plus flagrante puisque ne sont présentes, dans le dernier carré, que des équipes européennes : l’Angleterre, la Belgique, la Croatie et la France. Les bleus, portés par un grand Antoine Griezmann et un étincelant Kylian Mbappé qui se révèle aux yeux du monde, ont remporté en huitième de finale le match le plus spectaculaire du tournoi face à l’Argentine de Messi : 4-3. En finale, les hommes de Didier Deschamps retrouvent la Croatie de Luka Modric, Ballon d’Or en fin d’année. Le succès est éclatant (4-2) et offre aux Bleus un second sacre mondial

 

L’équipe de France en 2018, championne du monde en titre (Wikimedia Commons)

 

En attendant une troisième étoile fin 2022 au Qatar ? Pour y parvenir, la France devra déjà se sortir d’un groupe réunissant également l’Australie, la Tunisie et le Danemark. La concurrence deviendra ensuite encore plus relevée avec l’Espagne, l’Angleterre ou l’Argentine comme autres favoris. Chaque prétendant à la victoire finale aura pour but de rattraper le Brésil, leader des victoires en Coupe du Monde avec 5 titres.


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8 réactions à cet article    


  • Lynwec 30 juillet 10:45

    Plonger dans l’histoire de la Coupe du monde de foot, c’est un peu faire comme l’Oncle Picsou plongeant dans sa piscine de pièces d’or...

    Fric, corruption et passes-droits. Entre la main de Maradona et le Yop Chagi de Schumacher sur Battiston, en passant par la commedia dell’ arte des attaquants italiens, nous avons tous les preuves évidentes de l’intérêt « sportif » que peut avoir jamais eu ce machin ...


    • Clark Kent Séraphin Lampion 30 juillet 11:13

      @Lynwec

      Le foot, c’est troublant.


    • Clark Kent Séraphin Lampion 30 juillet 15:04

      @Séraphin Lampion
      la neige aussi


    • Clark Kent Séraphin Lampion 30 juillet 19:09

      @Séraphin Lampion

      Ma femme aime bien que je lui caresse les tresses après le football.


    • chantecler chantecler 30 juillet 19:17

      @Séraphin Lampion
      J’aime bien !


    • Furax Furax 30 juillet 11:29

      Je me suis régalé à lire votre article en modération.

      Ce rappel est très intéressant.

      Ceux qui n’ont jamais été un gamin tapant dans un ballon de 14h à 21 heures quand il est en vacances, ceux qui n’ont jamais hurlé de joie dans un stade quand une balle brossée de Platini laissait le gardien figé sur place ne peuvent pas comprendre....


      • Johann Sonneck 31 juillet 00:19

        @Furax Merci beaucoup !
        « Oui Michel... Oui Michel !! »


      • jymb 1er août 17:55

        Et tous ceux qui ont plus de deux neurones jetteront leur télé et laisseront les abrutis glapir devant cette course à la ba-balle 

        Combien de livres de poche d’occasion peut-on acheter dans un bac de bouquiniste avec le prix d’un maillot de foot ?

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Johann Sonneck


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