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Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > Roland-Garros 2017 : à qui la Coupe des Mousquetaires ?

Roland-Garros 2017 : à qui la Coupe des Mousquetaires ?

A la fin du mois de mai, avec l’arrivée des beaux jours, l’odeur des premiers barbecues, le retour des allergies au pollen ou encore le strass et les paillettes du festival de Cannes, la question revient chaque année tel un serpent de mer… Mais qui va donc gagner Roland-Garros ?

En général, on a souvent coutume de croire que le futur vainqueur de l’Open de France se cache parmi les vainqueurs des trois ou quatre gros tournois sur terre-battue (Monte-Carlo, Barcelone, Madrid et Rome) qui précèdent l’échéance parisienne. Et même si cela s’est avéré à de nombreuses reprises ces dernières saisons (notamment durant l’outrageuse période de domination signée Rafael Nadal), les contre-exemples de Gustavo Kuerten en 1997, d’André Agassi en 1999, d’Albert Costa en 2002, de Gaston Gaudio en 2004 ou encore (plus récemment) de Stan Wawrinka en 2015, démontrent que cette tendance, si forte soit elle, n’est néanmoins pas une règle absolue.

Palmarès de la tournée européenne sur terre-battue 2017 (source : Wikipédia)

Alors, avec un grandissime favori (Nadal), trois outsiders (Djokovic, Murray et Wawrinka) et deux jeunes challengers (Thiem et Zverev), quel sort nous réserve l’édition à venir ? Passage en revue des principaux prétendants au titre du côté de la Porte d’Auteuil en cette année 2017.

Rafael Nadal, enfin la « décima » pour Rafa ?

Souverain pendant près d’une décennie (2005-2014, à l’exception de 2009) à RG, le toréador de Manacor a subi deux sévères désillusions de rang dans son jardin parisien en 2015 (balayé par Djokovic) et 2016 (abandon). Incontestablement moins fringant que par le passé, l’Espagnol a connu une grosse période de doute symbolisée, entre autres, par plusieurs déconvenues notoires face à des joueurs (on pense notamment au trublion italien Fabio Fognini) bien moins cotés que lui. Mais voilà, depuis le début de l’année, Rafa a retrouvé un énorme niveau de jeu, peut-être plus aussi flamboyant qu’auparavant, mais tout de même largement suffisant pour atteindre la finale de l’Open d’Australie et rafler trois fois la mise lors des quatre premiers gros rendez-vous de la saison sur terre. Alors jamais deux sans trois ? Après avoir été titré pour la 10e fois à Monte-Carlo et à Barcelone, le protégé de Carlos Moya semble se diriger tout droit vers une 3e « décima » en deux mois.

Novak Djokovic, à quitte ou double ?

Toujours cité parmi les grands favoris du « French » depuis près de dix ans, c’est paradoxalement l’année où il arrivera pour la première fois à Paris en tant que tenant du titre que Novak Djokovic fait le moins peur. Et dire qu’il y a tout juste un peu plus d’un an, le despote serbe possédait toutes les couronnes majeures de la planète-tennis (AO, RG, Wimby, USO et Masters) dans sa besace. Mais au lendemain de son premier triomphe majeur sur ocre, la terrible machine yougoslave s’est brusquement détraquée. Battu par Querrey à Wimbledon, par Del Potro aux JO, par Wawrinka à l’USO, par Murray au Masters et enfin par le modeste Istomin à l’AO, le roi Novak a également abandonné au passage le trône mondial. Pourtant, la semaine passée à Rome, Djoko a semblé retrouver un niveau de jeu hallucinant. De surcroît, la collaboration avec son nouveau coach, Agassi, devrait rapidement le remettre sur le chemin de la victoire. Ceci étant, pour ce Roland, c’est peut-être déjà trop tard…

Andy Murray, la réaction du patron ?

Difficile de ne pas mettre le n°1 mondial dans la liste des favoris. Et pourtant, s’il y en a un qui nous a déçus cette année, c’est bien lui ! Fin 2016, au terme d’un énorme sprint final, l’Ecossais avait fini par coiffer Djoko au poteau pour s’emparer du sceptre, une consécration qu’ « Angry » Murray avait « impatiemment » attendu, de très longue date, dans l’ombre de ses trois galactiques de rivaux (Federer, Nadal, Djokovic). Mais une fois sur le toit du monde, « King Andy » a visiblement connu un trou d’air comparable à celui de « Nolé » au sortir du précédent RG. Archi-favori en Australie, Murray s’y est fait surprendre par le service-volé « so vintage » de Misha Zverev. Vainqueur à Dubaï début mars, on pensait alors le patron enfin lancé… Que nenni ! Battu par Pospisil à Indian Wells, le champion olympique, finaliste à Paris l’an dernier, a depuis subi le joug de Ramos à Monte-Carlo, de Thiem à Barcelone, de Coric à Madrid et de Fognini à Rome ! Bref, pas vraiment de bon augure avant d’aborder RG.

Stanislas Wawrinka, encore un coup de l’animal vaudois ?

Avec Wawrinka, impossible de savoir sur quel pied danser… Avec lui, tout peut arriver ! En 2014, fort de son triomphe australien ainsi que de son premier (et unique) succès en Masters 1000 à Monte-Carlo, les observateurs de la petite balle jaune avaient fait de lui un sérieux candidat à la victoire finale à Paname. Moins de deux mois après, le Vaudois s’était pourtant fait sortir, à la surprise générale, au premier tour du tournoi parisien par Garcia-Lopez… Un an plus tard, scenario inverse, alors qu’il avait perdu sa couronne australe et son titre princier, le natif de Lausanne, vêtu d’un short à carreaux aux allures de pyjama, avait signé la quinzaine parisienne la plus époustouflante de sa carrière en écrasant Federer, Tsonga puis Djokovic pour s’offrir un second succès en GC. Demi-finaliste en Australie, le ronronnant « Stanimal » n’a pas encore remporté le moindre titre en 2017. Mais avec lui, rien n’est jamais écrit et c’est souvent quand on l’attend le moins qu’il va le plus loin !

Dominic Thiem, le successeur annoncé ? 

Demi-finaliste à RG l’an dernier, déjà vainqueur de huit tournois ATP dont six sur terre-battue, le Viennois est souvent décrit comme le plus grand espoir mondial de la nouvelle génération sur la surface orangée. Venant accréditer cette thèse, le nonuple vainqueur de Roland-Garros, Rafael Nadal en personne, a d’ores et déjà fait de lui son successeur désigné. Et force est de constater que Thiem a des arguments pour relever le défi. Adepte d’un jeu agressif du fond de court, doté d’un puissant coup-droit ainsi que d’un solide revers à une main, l’Autrichien peut déjà se targuer de près d’une dizaine de victoires face à des membres du Top 10, parmi lesquels Federer, Nadal, Murray et Wawrinka. S’il vous plait ! Vainqueur sur terre à Rio fin février, Thiem a ensuite été l’opposant le plus sérieux à Nadal lors de la tournée européenne. Balayé en finale à Barcelone, il a ensuite tenu tête au taureau des Baléares à Madrid, avant de prendre sa revanche la semaine passée à Rome. Prometteur.

Alexander Zverev, « Tsar » de demain ?

D’origine russe, le jeune tennisman allemand est en pleine bourre depuis le début de la saison. N°1 mondial junior en 2013, ce tennisman longiligne (1,98m) ne cesse de monter en puissance ces derniers mois. Après avoir tenu la dragée haute à Nadal à l’Open d’Australie (défaite en cinq sets), l’espoir teuton a ensuite empilé quatre succès sur des Top 10 en disposant de Wawrinka à Miami, de Cilic à Madrid et, surtout, de Raonic puis de Djokovic la semaine passée à Rome. Vainqueur dans la capitale italienne face à un Djokovic déboussolé par son niveau de jeu, « Sascha » Zverev a ainsi grillé la politesse aux autres membres de sa génération en devenant le premier joueur né dans les années 1990 à remporter un Masters 1000. De là à l’imaginer récidiver début juin à Roland ? A l’épreuve des cinq sets, la marche semble encore un peu haute. Ceci dit, Zverev est né en 1997 et en cette année-la, c’est un gamin nommé Guga qui avait remporté le tournoi… Alors, pourquoi pas ?

Palmarès du simple-messieurs à Roland-Garros depuis vingt ans (source : Wikipédia)

Quid des 122 autres ?

Outre les six candidats susmentionnés, parmi les 128 joueurs sur la ligne de départ, d’autres pourraient faire sensation. Pour ne citer qu’eux, nommons ainsi dans le désordre : David Goffin (tombeur de Thiem et finaliste accrocheur pendant un set contre Nadal à Monte-Carlo), Nick Kyrgios (capable du meilleur comme du pire), Lucas Pouille (demi-finaliste en Principauté puis vainqueur dans la foulée de son premier titre ATP sur terre à Budapest le mois dernier), Marin Cilic, Kei Nishikori, le revenant Juan-Martin Del Potro ou encore les spécialistes Albert Ramos et Pablo Cuevas, qui pourraient bien faire tomber quelques grosses têtes du côté de la Porte d’Auteuil. Une chose est sûre, à une petite poignée de jours du début des hostilités, la 116e édition des Internationaux de France de tennis ne devraient pas manquer de nous réserver, comme à son habitude, quelques jolies surprises.

Lionel Ladenburger

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4 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 26 mai 10:13
    « La crétinerie est une qualité essentielle au tennis. »

    Yannick Noah 

    Artiste, Chanteur, Joueur de tennis, Musicien, Sportif (1960 - )

    • Jeekes Jeekes 26 mai 17:07

      @Jeussey de Sourcesûre
       
      « Artiste, Chanteur, Joueur de tennis, Musicien, Sportif (1960 - ) »

      Z’avez oublié ; grand fumeur devant l’éternel.
      Mouahhh, elle est bonne, t’en veux ? 
       
       smiley
       


    • Jeekes Jeekes 26 mai 10:30

      « La crétinerie est une qualité essentielle au tennis. »
       
      Pas seulement au tennis, AMHA...


      • cathy cathy 26 mai 22:27

        J’aimerais un duel Wawrinka/Murray. 

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