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Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > Tennis : une choquante discrimination hommes-femmes

Tennis : une choquante discrimination hommes-femmes

Simona Halep et Rafael Nadal (photo Afp-Reuters) {JPEG}

Comme chaque année, les amateurs de tennis prennent plaisir à suivre les matches du tournoi de Roland-Garros, une minorité de favorisés dans les gradins de la porte d’Auteuil, tous les autres devant leur petit écran. Une question récurrente se pose toutefois au public et aux observateurs de cet évènement sportif de premier plan : quand sera-t-il définitivement mis fin à la discrimination hommes-femmes qui perdure dans le monde du tennis lors des principaux tournois du circuit professionnel ?

Les épreuves majeures du tennis mondial, communément désignées comme « tournois du Grand Chelem », sont organisées sous le contrôle de l’International Tennis Federation (ITF). Elles sont au nombre de quatre : l’Open d’Australie (Melbourne), les Internationaux de France (Paris, Roland-Garros), le tournoi de Wimbledon (Londres) et l’US Open (New York, Flushing Meadows). Ce sont évidemment ces prestigieux tournois que tous les champions et toutes les championnes de tennis en devenir rêvent, dès leur entrée sur le circuit professionnel, d’accrocher un jour à leur palmarès pour rejoindre les plus grands noms dans la galaxie des stars de leur sport.

Outre l’immense satisfaction sportive et la fierté de faire partie du cercle très fermé des champions et des championnes d’exception, les vainqueurs d’un tournoi du Grand Chelem se voient attribuer un prix de nature à attiser les ambitions. On serait motivé à moins : en 2018 à Roland-Garros, le gagnant du tournoi des hommes touchera un chèque de 2,20 millions d’euros contre la modique somme de 1,12 million d’euros au malheureux finaliste. Quant à la triomphatrice du tournoi féminin, elle ne sera pas en reste puisqu’elle touchera exactement le même chèque que son homologue masculin.

La parité des primes existe à Roland-Garros et à Wimbledon depuis 2007, mais elle avait déjà été imposée à Melbourne en l’an 2000 et à l’US Open dès... 1973 ! Cette mesure de parité abolissait la discrimination qui prévalait jusque-là dans la rémunération des champions relativement aux championnes. Qui pourrait s’en plaindre ? La discrimination des sexes en matière de rémunération étant l’un des travers les plus choquants de la société, on ne peut que se réjouir d’avoir vu les organisateurs de tournoi évoluer vers une parité qui aurait dû s’imposer d’elle-même beaucoup plus tôt.

Tout serait donc parfait s’il n’y avait un problème d’éthique à la clé : du fait de cette avancée sociale, les femmes se trouvent désormais nettement mieux rémunérées que les hommes, à temps égal passé sur les courts. Et cela pour une raison simple : comme dans les autres tournois du circuit, elles continuent, en Grand Chelem, de jouer leurs matches en 2 manches gagnantes (autrement dit en 3 sets maximum) alors que les hommes disputent des rencontres en 3 manches gagnantes (autrement dit en 5 sets maximum). Or, cela fait une énorme différence, le temps passé par les hommes sur le court dépassant celui des femmes de 1 heure à 1 heure 30 dans la plupart des cas. Avec pour conséquence une dépense d’énergie supérieure et un risque accru de blessure pour les hommes relativement aux femmes.

Sur le site de Tennis Legend, particulièrement riche en statistiques sur l’édition 2016 du tournoi de Roland-Garros, pas la moindre donnée sur la question du temps de jeu comparé comme si le sujet était tabou. Et de fait, il l’est pour les organisateurs des tournois du Grand Chelem comme nous le verrons un peu plus loin.

« Nous sommes prêtes » !

La logique élémentaire et la morale sociale voudraient donc que l’on aligne le temps de jeu des femmes sur celui des hommes en les faisant disputer des matches en 3 manches gagnantes. Mais des voix s’élèvent ici et là pour souligner le surcroît de dépense physique pour des femmes réputées moins résistantes. Oui à la rémunération égale, non aux efforts égaux ! Or, cet argument de moindre résistance n’a pas la moindre valeur : les femmes sont tout aussi résistantes que les hommes à l’effort sportif, comme le démontrent les marathoniennes, les triathlètes, les navigatrices en solitaire ou les alpinistes de l’extrême. Sans compter les multiples études médicales sur le sujet qui convergent toutes vers la même conclusion : les différences physiques entre les hommes et les femmes se traduisent par des performances moindres pour ces dernières, mais en aucun cas par une incapacité à produire des efforts de même durée. Pour l’anecdote, rappelons que la Danoise Caroline Wozniacky, actuelle n° 2 mondiale, s’est entraînée et, en 2014, a couru en cours de saison le marathon de New York sans préjudice pour son parcours tennistique !

Il semble donc, pour suivre la même voie que les autres sports, que le temps soit venu d’harmoniser les tableaux masculin et féminin des tournois du Grand Chelem. Stacey Allaster, ex-présidente de la WTA (fédération internationale des joueuses de tennis) est d‘ailleurs persuadée que les matches en 5 manches ne poseraient pas de problème aux championnes, comme elle l’avait confié lors d’une conférence de presse en septembre 2013 à Singapour : « We are ready, willing and able to play 5 sets matches in the major tournaments » (Nous sommes prêtes, volontaires, et capables de jouer des matches en 5 manches dans les tournois majeurs).

Une opinion partagée par des figures historiques du tennis féminin comme Billy Jean King (fondatrice de la WTA) et Martina Navrátilová. De même, dans le circuit contemporain, la majorité des meilleures joueuses y sont elles favorables, à l’image de l’Américaine Serena Williams, de la Russe Maria Sharapova et de l’Allemande Angelique Kerber. Il n’y a donc plus qu’à sauter le pas pour renouer avec une expérience qui avait déjà été tentée au Masters féminin de 1984 à 1998, et bien plus tôt encore lors de l’US Championship au Philadelphia Cricket Club en... 1891 et 1892, l’Irlandaise Mabel Cahill ayant gagné la finale en 4 sets la première année et en 5 sets la seconde année en suscitant l’enthousiasme des chroniqueurs. Le premier match de l’histoire en 5 sets de l’histoire moderne du tennis a, quant à lui, été remporté par Monica Seles face à Gabriela Sabatini en 1990 au terme d’un affrontement épique de 3 h 47 de jeu !

Encore faudrait-il, pour aligner le temps de jeu des femmes sur celui des hommes, lever un obstacle majeur : l’opposition des organisateurs des tournoi du Grand Chelem qui devraient faire face à des durées de compétition significativement allongées et, le cas échéant, à des casse-tête, tant en matière d’occupation des courts qu’en matière de retransmission télévisée, les diffuseurs exerçant sur les organisateurs de tournoi des pressions directement liées aux contrats publicitaires des chaînes et au risque accru de débordement des retransmissions sur leurs programmes de prime time. Qui plus est, force est de reconnaître, et c’est notamment vrai à Roland-Garros, que les matches féminins – considérés comme moins spectaculaires par les amateurs de tennis – peinent à attirer un public nombreux et a fortiori à doper les recettes publicitaires dans les médias.

Autant d’éléments qui font qu’en 2018, le débat reste bloqué. Faut-il renforcer l’attractivité des tournois féminins en passant aux matches en 5 sets, ce qui serait la solution de bon sens ? Ou bien y renoncer définitivement pour sauvegarder les intérêts des boutiquiers ? Mais alors, ne faudrait-il pas, par équité sportive relativement au montant égalitaire des primes, imposer pour toutes et tous les matches en 3 sets dans les tournois masculins du Grand Chelem comme cela se pratique dans les autres tournois du circuit ? Impossible, car à l’évidence – sur ce plan, tout le monde est d’accord – l’intérêt de la compétition en serait fortement diminué, ce qui aurait un impact à la baisse tant sur la fréquentation des spectateurs dans les enceintes sportives que sur les mesures d’audimat dans les médias.

Il est donc probable que le statu quo l’emportera. Et c’est ainsi que devrait perdurer dans le tennis une discrimination hommes-femmes qui, au mépris de l’équité sportive, plonge ses racines dans de peu glorieuses considérations financières aux relents sexistes. 

Note : Cet article est une reprise modifiée et complétée d’un texte de 2014


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166 réactions à cet article    


  • troletbuse troletbuse 6 juin 08:08
    Enfantement :
    une choquante discrimination hommes-femmes
    Oui, on n’a encore jamais vu l’accouchement d’un homme, c’est une honte smiley

    • Fergus Fergus 6 juin 09:11

      Bonjour, troletbuse

      Ni des femmes chanter avec une tessiture de basse. Merci pour cette utile contribution !


    • troletbuse troletbuse 6 juin 09:18

      @Fergus
      Avec la théorie du genre, on va pouvoir régler tous ces problèmes. Une France parfaite dans une Europe parfaite. smiley


    • Fergus Fergus 6 juin 09:43

      @ troletbuse

      La « théorie du genre » est très largement fantasmée !


    • leypanou 6 juin 08:42
      Faut-il renforcer l’attractivité des tournois féminins en passant aux matches en 5 sets, ce qui serait la solution de bon sens ? : quel bon sens ?

      Les matchs femmes sont suffisamment soporifiques pour qu’on n’ait pas besoin de les faire durer plus longtemps.

      Et pour ceux qui sont obsédés par la parité, égalité hommes-femmes dont on entend parler à chaque fois, supprimons les tournois hommes-tournois femmes, qu’il n’y ait plus qu’un seul tournoi où tout le monde participe, on verra bien.

      Qu’on fasse çà aussi en boxe, athlétisme, kick-boxing, MMA, judo, etc, etc.

      • Fergus Fergus 6 juin 09:21

        Bonjour, leypanou

        « Les matchs femmes sont suffisamment soporifiques pour qu’on n’ait pas besoin de les faire durer plus longtemps. »

        Ce n’est pas toujours le cas, fort heureusement.

        Cela dit, la solution pourrait être de ramener les matches à 2 manches gagnantes pour tous et toutes, avec - pourquoi pas ? - des matches en 3 manches gagnantes pour les demi-finales et la finale des deux tournois, ce qui ne poserait pas de problèmes aux organisateurs, les courts étant disponibles à ce stade de la compétition.

        Pour ce qui est des compétitions mixtes, au-delà de la boutade, elles existent déjà dans de nombreuses disciplines sportives où les éléments purement physiques ne sont pas déterminants.


      • Alren Alren 6 juin 12:39
        @Fergus

        "les matches à 2 manches gagnantes pour tous et toutes, avec - pourquoi pas ? - des matches en 3 manches gagnantes pour les demi-finales et la finale des deux tournois, ce qui ne poserait pas de problèmes aux organisateurs, les courts étant disponibles à ce stade de la compétition."

        Cela me paraît une très bonne idée !
        La plupart des matchs -masculins et féminins- sont très déséquilibrés au début du tournoi en ce sens que la différence de force des deux adversaires est très grande et qu’il est très rare qu’un joueur mené 2 sets à 1, parvienne à finir en obtenant les deux derniers sets.
        Quand un joueur ordinaire est écrasé par un champion, l’intérêt du matche diminue fortement et il est intéressant qu’il soit le plus court possible.

        J’augmenterais cependant aux quarts de finales et peut-être même aux huitièmes, les matchs à 5 sets pour hommes et femmes.

      • Fergus Fergus 6 juin 13:29

        Bonjour, Alren

        Je partage très largement vos observations.

        Entre les demies et les huitièmes, transigeons sur les quarts !  smiley Je crains toutefois que notre logique ne soit éloignée de celle - absconse - des organisateurs ou des responsables de télévision.


      • Pere Plexe Pere Plexe 6 juin 17:10

        @leypanou
        au judo les règles ont évoluées en ce sens.

        le temps de combat est désormais le même (4 ’) et des combats par équipes mixtes crées.

      • kalagan75 6 juin 09:07

        Pour se rendre compte de l’attractivité du tennis féminin, il suffit de regarder la densité du public en tribune : lors de l’élimination de Monfils, le court était comble. Il me semble que c’est Caroline Garcia qui jouait ensuite sur le même court, les tribunes se sont vidées alors que les places sont achetées pour la journée ...


        Lorsque Gilles Simon, il y a quelques années, avait expliqué que les revenus devaient être proportionnels à l’attractivité proposée, ce fût un scandale. Dans la majorité des sports, les compétitions femmes et hommes sont bien différenciées, les revenus aussi ... 

        • Fergus Fergus 6 juin 09:35

          Bonjour, kalagan75

          Je vous rejoins sur les propos de Simon qui, pour être choquants en apparence, n’en étaient pas moins frappés au coin du bon sens. En l’occurrence, l’on peut parler de discrimination à l’envers si l’on compare les temps de jeu mais aussi - vous avez raison sur ce point - l’attractivité des matches. Sur ce dernier point, voir ci-dessus ma réponse à leypanou.

          Petite anecdote significative concernant la comparaison hommes-femmes en termes d’efficacité :

          En 1998, les sœurs Williams s’étaient vantées de pouvoir battre n’importe quel joueur classé au delà de la 200e place au classement ATP. Le défi a été relevé par Karsten Braasch, un Allemand classé 203e mondial. Après avoir ostensiblement joué au golf et bu quelques bières, Braasch a rencontré les deux sœurs, chacune en un set. Résultat : 6-1 contre Serena puis 6-2 contre Venus !


        • Trelawney Trelawney 6 juin 10:14

          @kalagan75
          Lorsque Gilles Simon, il y a quelques années, avait expliqué que les revenus devaient être proportionnels à l’attractivité proposée


          Il faut toujours faire attention à ce que l’on dit, parce que dans ces conditions Gilles Simon ne serait pas payé trés cher, comme le reste des tenismen français

        • Fergus Fergus 6 juin 10:57

          Bonjour, Trelawney

          Vous avez raison. Cela dit, les joueurs qui ne parviennent pas à se hisser dans les derniers tours des grands tournois gagnent très confortablement leur vie mais sans amasser des sommes considérables. Qui plus est, leur carrière est relativement courte.


        • kalagan75 6 juin 12:55

          @Trelawney
          je ne te le fais pas dire : j’ai un pote qui a été classé entre la 130° et la 200° place mondiale et bien je peux te dire qu’il faisait le dos rond pour payer ses factures ...


        • cathy cathy 6 juin 09:22

          Partout où le mâle blanc domine, un gauchiste viendra toujours nous parler du sujet féminin sans fin. 


          • Fergus Fergus 6 juin 09:36

            Bonjour, cathy

            J’avoue ne pas comprendre le sens de votre intervention.


          • Trelawney Trelawney 6 juin 10:19

            Coté parité, le tennis n’est heureusement pas un sport défavorisé. Il existe encore de nos jours des sports ne nécessitant pas des conditions physiques démesuré où aucune femme ne participe. La Formule 1 en est un exemple


            • cathy cathy 6 juin 10:48

              @Trelawney
              La formule 1, n’est pas vraiment un sport comme les autres. C’est surtout une industrie de pointe, et je ne pense vraiment pas que des industriels permettent que le féminisme vienne marcher sur leurs plates-bandes. Le jour ou ils en auront plus besoin, ils mettront des femmes pilotes.


            • Fergus Fergus 6 juin 11:12

              @ Trelawney

              Il y a déjà eu des femmes en Formule 1, mais elles n’ont pas réussi à s’y imposer, et cela d’autant moins qu’elles ont pas été engagées dans des écuries de premier plan. Idem en rallye auto, Michèle Mouton mise à part.

              Cela dit, on constate en karting que les filles dament le pion des garçons jusqu’à l’adolescence. Après quoi, elles renoncent, écœurées par le machisme de ce sport mécanique. Sans doute faut-il y voir l’explication de leur absence aux niveaux supérieurs.

              Et pour ce qui est de la condition physique en F1, il ne faut pas sous-estimer l’effort, entre les G encaissés et l’étuve que peut être un habitacle. Mais cela n’explique pas l’absence des femmes, parfaitement aptes à supporter les efforts demandés.


            • Fergus Fergus 6 juin 11:18

              @ Trelawney

              J’ajoute que, de manière générale, les femmes sont très peu présentes dans les sports mécaniques (automobile, moto, motonautisme). Peut-être faut-il y voir la conséquence d’une culture encore très sexiste qui détourne les filles de ces sports considérés comme « masculins ». A l’inverse, et sans doute pour les mêmes raisons, les filles sont très largement majoritaires en gymnastique et en patinage, sport qui, eux, sont considérés comme plus « féminins ».


            • PR VR 6 juin 11:33

              @Fergus

              Vos conclusions ressemblent à la théorie du genre. C’est pénible.

            • Fergus Fergus 6 juin 11:40

              Bonjour, PR VR

              Je ne vois pas le rapport avec la « théorie du genre ».

              Le fait est que l’on sort peu à peu - et je m’en félicite - d’une éducation qui a de facto confiné les garçons et les filles dans des modes de pensée et des activités différenciées. Il s’agit là d’un constat que vous ne pouvez nier.

              Par chance, les choses évoluent, mais il est clair que dans certaines professions et certains sports, il reste des progrès à accomplir pour dépasser les clivages sexistes liés au poids de la culture.


            • Julien30 Julien30 6 juin 11:42

              @Fergus
              « Cela dit, on constate en karting que les filles dament le pion des garçons jusqu’à l’adolescence. Après quoi, elles renoncent, écœurées par le machisme de ce sport mécanique. »

              Vous êtes décidément en expert en tant de sujets, pouvez-vous nous donner un lien prouvant ces affirmations ?

            • Julien30 Julien30 6 juin 11:44

              @Fergus
              « d’une éducation qui a de facto confiné les garçons et les filles dans des modes de pensée et des activités différenciées.  »

              Nier les différences, qui ne seraient que constructions sociales du méchant patriarcat, vous êtes en plein dans la théorie du genre et vous ne vous en rendez même pas compte.

            • PR VR 6 juin 11:45

              @Fergus

              Désolé mais ne pas comprendre pourquoi les hommes sont plus sport mécanique et sport de combat que danse et curling bâton en invoquant le sexisme comme explication, c’est exactement l’esprit de la théorie du genre. 

            • Fergus Fergus 6 juin 11:58

              Bonjour, Julien30

              J’ai relayé là ce qui est dit par des spécialistes (dont je ne suis pas).

              Cela dit, après avoir cherché sur le web suite à votre (peu courtoise) interpellation, j’ai trouvé ceci, exprimé par l’ex-championne de rallye Michèle Mouton, et qui confirme le fond de mon commentaire ci-dessus :

              « Les filles sont aussi rapides que les garçons en karting jusque vers 14 ans. Mais dès qu’on passe à la catégorie immédiatement supérieure, elles plafonnent et se retrouvent au milieu du peloton, à des niveaux insuffisants pour espérer faire une carrière. »


            • Fergus Fergus 6 juin 12:01

              @ PR VR

              Je ne dis pas que je ne comprends pas, je constate.


            • Julien30 Julien30 6 juin 12:01

              @Fergus
              « Aussi rapide » et non plus, et selon cette personne en particulier dont on ne sait si elle est objective ou si elle fait dans l’idéologie, bref « on ne constate » en fait rien du tout.


            • Julien30 Julien30 6 juin 12:05

              @Fergus
              « Mais dès qu’on passe à la catégorie immédiatement supérieure, elles plafonnent et se retrouvent au milieu du peloton, à des niveaux insuffisants pour espérer faire une carrière. »

              Et elle ne parle pas là de machisme empêchant les femmes de continuer, c’est vous qui sortez ça de votre chapeau.

            • velosolex velosolex 6 juin 12:07

              @Fergus
              On entend effectivement beaucoup ce grand cri d’indignation raisonner sur les réseaux, et autres médias : La différence de salaire entre hommes et femmes. L’évoquer vous fait passer pour une sorte d’archange de la vertu, de philosophe engagé dans la lutte contre l’injustice la plus vile, à la façon Voltaire....Un problème, il est vrai, mais l’intérêt de ces hauts cris vertueux ne cacherait il pas un scandale, voir beaucoup d’autres, bien plus grands. 

              On lit ce matin par exemple que les différences de fortune entre riches et pauvres se sont considérablement aggravés depuis 30 ans. Pas un scoop qui mobilise, c’est vrai. On le sait. Les choses, comme vous le dites, n’évoluent cette fois là vraiment pas. C’est même le contraire. La distinction sociale se fait non plus par le sexe, en fait, qui est un leurre en grande partie devenue maintenant, mais par l’origine, la famille, le carnet d’adresses. 
              Les preuves de cette différentiation aux forceps sont plus flagrants de jour en jour. Macron veut supprimer les aides sociales, et le vocabulaire qu’il emploie évoque le dix neuvième siècle. Les Cosette d’aujourd’hui, mais les garçons ne sont pas en reste, ne sont pas à Rolland Garos, mais s’échinent toutes seules pour passer leur examen d’université en ligne, alors que le rejeton de bourgeois, laissera le clavier au prof de philo copain des parents. Juste un exemple récent, parmi tant d’autres, de l’odieuse discrimination extérieure au sexe, dont il est de bon temps d’agiter la couleur comme un leurre utile. Mais voilà un temps que ce n’est plus la balle de match. ...Autre piège, la banlieue, qui dans la presse joue le rôle de territoire exclusif de l’exclusion, alors que le pays en entier, et les campagnes sont traversées par les mêmes lignes de fracturation...Mais les voilà doublées elles même par les migrants...Il semble que même le plus pauvre puisse tirer avantage de sa condition par rapport à un autre plus misérable.... Les lignes du court seraient à redessiner, n’est il pas ?

            • velosolex velosolex 6 juin 12:34

              @Fergus
              On en revient à la théorie de genre. Pourquoi le filles en auraient elle pas ?..Je veux dire de l’agressivité. Y aurait il des sport plus féminins, et d’autres plus masculins ?. Poser cette question, qui aurait fait sourire il y a encore trente ans vous fait passer maintenant pour un réactionnaire. Mais derrière l’étiquette « tout le monde a droit » ne se cache t’il pas le masque de indifférenciation générale. Dans le monde du politiquement correcte, Ulysse maintenant reste à Itaque, travaille à son tissage, tandis que Pénélope parcours le monde, fout une raclée au cyclope. Comment l’homme , ses désirs, ses ambitions, peut les faire rêver..Neuf crimes sur dix sont faits par des hommes. Ecouter Trump cinq minutes vous donner envie de changer de sexe, et de planète, en fait. Mais c’est lui l’arbitre, qui donne les points aux plus incompétents, qui déplacent leur obscénité sur le court.

              Les femmes veulent souvent accéder à cette virilité, comme l’Afrique voulait accéder au costume trois pièces et cravate. Nous sommes dans un espace civilisationnel inédit, qui leur fait croire que le bonheur est d’accéder au costume du vainqueur d’antan : La force brute, l’idée même de compétition. Personnellement j’aime beaucoup les valeurs féminines, qui à mon avis n’ont rien à envier à ces baudruches : La patiente, la force, la douceur, l’empathie, l’écoute, le nursing, le courage, l’obstination, l’endurance..... On en a fait des valeurs ringardes, alors que ce sont les seules possibilités de nous en sortir, le monde compris...Alors quand je vois cette Serena william, habillée comme un mercenaire suisse, dont la tenue excentrique avait pour but de tétaniser leurs adversaires, cela me met en colère !


            • troletbuse troletbuse 6 juin 12:39

              @velosolex
              Très juste ce que vous écrivez. Il faudrait quand même s’occuper de l’égalité entre tous nos milliardaires  smiley


            • Fergus Fergus 6 juin 12:52

              @ Julien30

              « elle ne parle pas là de machisme empêchant les femmes de continuer, c’est vous qui sortez ça de votre chapeau »

              A toutes fins utiles, voilà une autre citation, cette fois de Margot Lafitte, journaliste sportive et fille de l’ancien pilote Jacques Lafitte :

              « Pour une fille, il faut être vraiment gonflé pour se lancer dans un milieu qui reste très macho », . « C’est un univers très dur, même pour les garçons, la route est très longue, les places sont rares et les filles doivent en faire deux fois plus pour s’imposer, surtout si elles ne sont pas issues du milieu automobile ».


            • gaijin gaijin 6 juin 12:53

              @Fergus

              « Les filles sont aussi rapides que les garçons en karting jusque vers 14 ans. »
              il y a aussi de simples réalités biologiques : plus de testostérone = un mode de fonctionnement plus agressif et plus de prise de risque .....
              dopez les filles a la testostérone et elles feront jeux égal

            • Fergus Fergus 6 juin 12:59

              @ velosolex

              Je n’ai pas de problème avec le fait que les femmes soient majoritaires dans certains sports (par exemple gymnastique 78 %) et les hommes dans d’autres (par exemple auto-moto 72¨%), et je ne revendique en aucune manière une parité dans ces sports : à chacun, garçon ou fille, de décider ce qu’il veut faire !

              Pour ce qui est de la tenue de Serena Williams, elle est horrible et grotesque !


            • Fergus Fergus 6 juin 13:09

              Bonjour, gaijin

              Ne surtout pas modifier la physiologie des femmes. Certes, elles ne connaissent pas les effets de la testostérone, mais il semble - d’après certains médecins du sport - quelles soient mieux protégées que les hommes des blessures musculaires par leurs oestrogènes. smiley 


            • velosolex velosolex 6 juin 13:50

              @cassini
              C’est sûr que de voir la façon qu’ont les béliers, les taureaux, les coqs, les mâles en général, de considérer leur espace carré vous donnent des indices précieux sur les bienfaits de la testostérone, cette paire de lunettes qui vous met envie de monter sur les autres, et d’y planter votre drapeau, votre semence, en prenant l’autre par les cheveux. 

              V’là que les femelles disent que c’est juste éducatif, civilisationnel, et que même des brebis en viennent à faire du budy building, dans ce monde où « si tu te bats pas t’es rien ! »
              Un part importante des films indigent est faite maintenant autour de ce scénario affligent....La greffe de couilles est programmée pour dans quelques années..A quand celle de cerveau ?. 
              Les filles seraient des mecs comme les autres, du moins ressemblant à un mâle fantasmé, vainqueur aux poings, ou aux points. La vie intellectuelle la dedans régresse à toute allure, à ce qu’elle était sous le troisième reich, qui possédait lui aussi des archétypes. Une fabrique de la vérité a fait place à d’autres, sous l’étiquette à chaque fois du progrès, de l’homme ou de la femme améliorée. 
              Mes frères , mes sœurs, qu’avons nous besoin vraiment pour continuer à vivre sur cette terre qui ressemble de plus en plus à une vieille chambre à air rafistolée et couverte de rustines. 
              Que voulons nous vraiment ?
              Ressembler au bibendum Michelin, de battre des records, en sautant par dessus les fils de fer barbelés ?

            • Trelawney Trelawney 6 juin 14:01

              @gaijin

              il y a aussi de simples réalités biologiques : plus de testostérone = un mode de fonctionnement plus agressif et plus de prise de risque .....
              dopez les filles a la testostérone et elles feront jeux égal 
              Dans ces conditions, quelle différence existe entre un pilote de chasse homme et un pilote de chasse femme ? réponse aucune. Donc votre théorie ne tient pas
               


            • marmor 6 juin 14:56
              @Fergus
              C’est n’importe quoi ! Si une femme est capable des mêmes performances qu’un Hamilton ou un Vettel, se serait du pain béni pour les constructeurs et les sponsors !!! Si elles ne sont pas au plus haut niveau, c’est qu’elles n’y arrivent pas, tout simplement. L’exemple de Michèle Mouton est l’exception qui confirme la règle, et pour le constructeur, ça a été le jack pot, l’Audi Quattro S 1 s’est vendu comme des petits pains. Donc rien à voir avec le machisme. Bof, ça fait un article et un peu de buzz….

            • gaijin gaijin 6 juin 14:57

              @Trelawney
              ils font la course les pilotes de chasse ?

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