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Tout savoir sur la saison de biathlon 2018

Vous ne connaissez rien au biathlon ? Quelles sont les règles des courses ? Comment est désigné le champion à l’issue de la saison ? Qui sont les favoris ? Novice ou amateur en la question, tout ce qu’il faut savoir sur la prochaine saison de biathlon qui se déroulera du 26 novembre 2017 au 25 mars 2018.

Une saison de biathlon se divise en 10 étapes qui vont se succéder durant 4 mois. Chacune propose six courses, hormis l’étape de départ et la manche des championnats du monde (remplacée cette année par les Jeux Olympiques). Les courses comptent soient pour le classement individuel, soit pour le classement par équipe. A chaque course, le classement des biathlètes fait marquer un nombre de points pré-défini allant de 60 pts pour le 1er à 1 point pour le 40e (notez que l’attribution des points est légèrement différente pour les mass start et relais). Le biathlète marque donc 0 point au-delà de la 40e place ou à cause d’un forfait. A la fin de la saison, on comptabilise tous les points pour établir un classement général où sera ôté les deux plus mauvaises performances par individu (afin de ne pas pénaliser les maladies ponctuelles), et un classement par spécialité. Le vainqueur du classement général remporte le gros globe de cristal, et chaque vainqueur de spécialité gagne un petit globe, y compris pour les relais.

 

Qui a le plus de chance de remporter le classement général ?

 

Chez les femmes la compétition promet d’être rude entre Laura Dahlmeier (Allemagne), tenante en titre du gros globe, et Gabriela Koukalová (Rép. Tchèque), détentrice de ce même trophée en 2016. L’Allemande semble favorite au vue de sa performance de l’an passé avec 10 victoires à la clé. Néanmoins, la Tchèque ne sera pas en reste puisqu’elle avait montré des signes de faiblesse en début de saison, notamment une grande difficulté à digérer son titre. Elle devrait donc logiquement être débarrassée d’un poids, et faire valoir sa grande régularité au tir. Cependant, une blessure au mollet devrait l’éloigner des pistes jusqu’à janvier. De quoi patienter avant la confrontation entre les deux jeunes femmes. Parmi les challengers, on retrouve Kaisa Mäkäräinen (Finlande), meilleur fondeuse du circuit et deux gros globes à son actif, qui devra passer par un meilleur tir pour pouvoir s’imposer ; et Marie Dorin-Habert (France) auteur d’une saison passée un poil décevante quand on connaît ses capacités. N’oublions pas aussi Darya Domracheva (Biélorussie) revenu doucement à la compétition en pleine saison dernière. Elle avait conquit 3 titres sur 4 aux JO de Sotchi.

 

Les autres Françaises : Justine Braisaz et Anaïs Chevalier, respectivement 6e et 7e du classement général devraient profiter de cette saison pour monter en puissance. C’est aussi le cas de la benjamine Celia Aymonier (21e). Du côté de l’expérience, on comptera sur Anaïs Bescond (14e).

 

Chez les hommes le gros globe semble déjà dans les mains de Martin Fourcade (France) sextuple vainqueur en titre de la coupe du monde, d’autant qu’il a atomisé la concurrence l’an passé en s’adjugeant 14 victoires sur 26 courses (nouveau record masculin). Pour tenter de le déstabiliser, Johannes-Thingnes Bø (Norvège), Anton Shipulin (Russie) et Simon Schempp (Allemagne) semblent les mieux armés.

 

Les autres Français : Quentin Fillon-Maillet incarne l’avenir masculin de la discipline. Auteur d’une mauvaise saison l’an passé (20e), il aura à cœur de faire mieux. Dans la même génération que Martin Fourcade, Jean-Guillaume Béatrix (15e) toujours prêt à faire un bon coup. Le grand frère de Martin, Simon Fourcade a vécu une dernière saison catastrophique en finissant à la 38e place. Se relèvera-t-il pour cette année olympique ? Enfin, Simon Desthieux (25e) a montré des choses très intéressantes, il sera donc à surveiller. Le sixième quota devrait être occupé par Fabien Claude pour qu’il continue sa progression.

 

Les épreuves :

 

Le Sprint

Course la plus rapide : 7,5 km pour les femmes et 10 km pour les hommes. Elle comprend que 2 passages sur le pas de tir (un couché et un debout). A chaque balle ratée, c’est un tour de pénalité.

Chez les femmes : Ce sont les favorites qui sont les plus performantes sur ce format.

Chez les hommes : Outre Martin Fourcade, il faudra se méfier de Julian Eberhard (Autriche) vainqueur de 2 sprints l’an passé et Benedikt Doll (Allemagne). Tous deux fort rapides mais plus fragile en tir. Ce format correspond le mieux à leurs points forts.

 

La Poursuite

Le classement du Sprint donne la grille de départ de la Poursuite, les écarts de temps sont conservés : 10 km pour les femmes et 12,5 km pour les hommes. Elle comprend 4 passages sur le pas de tir (deux couchés puis deux debouts). A chaque balle ratée, c’est un tour de pénalité.

Autant chez les hommes que les femmes se sont les favoris qui s’illustrent le plus sur ce format.

 

L’Individuel, appelé aussi la Longueur

Course originelle de la discipline, elle est la plus longue : 15 km pour les femmes et 20 km pour les hommes. Elle comprend 4 passages sur le pas de tir (un couché, un debout, un couché, un debout). A chaque balle ratée, c’est une minute de pénalité.

Chez les femmes : Laura Dahlmeier a remporté les 3 Individuels de la saison et sera la grande favorite. De même que sa compatriote Vanessa Hinz (2e de la spécialité). Attention aux Italiennes avec Dorothea Wierer (tireuse la plus rapide du circuit) et Alexia Runggaldier (3e de la spécialité l’an dernier).

Chez les hommes : Outre Martin Fourcade et Anton Shipulin, il faudra garder un œil sur Lowell Bailey (USA), champion du monde surprise l’an passé.

 

La Mass Start

Nommée « course des rois et des reines », on la traduit en Français par « Départ groupé ». Ainsi on prend les 25 premiers du classement général ainsi que les 5 meilleurs non-qualifiés de l’étape pour participer à l’épreuve la plus spectaculaire : 12,5 km pour les femmes et 15 km pour les hommes. A chaque balle ratée, c’est un tour de pénalité.

Epreuve des rois et reines, ce sont généralement les favoris qui s’illustrent le plus sur ce format.

 

Les Relais

Chaque nation est composée de 4 relayeurs. Ils feront chacun 6 km pour les femmes et 7,5 km pour les hommes. Ils passeront 2 fois sur le pas de tir (un couché et un debout). On a le droit à trois balles de pioche par tir, sinon c’est un tour de pénalité et des chances de victoire fortement compromises.

Chez les femmes : les Allemandes feront figures de favorites. Emmenées par Dahlmeier, elles pourront compter sur Franziska Hildebrand (normalement habituée à jouer les premiers rôles malgré une saison passée décevante), Hinz, Franziska Preuss (gênée par de nombreuses maladies l’an passé) ou encore Maren Hammerschmidt (autre valeur sûre). Les Françaises devraient pouvoir les gêner avec en principe la meilleur équipe sur le papier. Attention aussi à l’Ukraine dotée d’une équipe très homogène et performante : Dzhima, Pidhrushna, Merkushyna, Varvynets.

Chez les hommes : la lutte s’annonce très serrée avec pas vraiment de favoris. L’équipe de France est solide, tout comme les Russes, champion du monde et détenteur du petit globe de la spécialité : Shipulin, Garanichev, Tsvetkov, Babikov, Eliseev et Malyshko. Cette fois sur le papier, c’est la Norvège qui semble imprenable avec les frères Bø et les deux légendes Bjoerndalen et Svendsen. De même les Allemands ont une équipe de haute voltige : Schempp, Peiffer, Lesser et Doll. Du côté des challengers, il faudra se méfier de l’Autriche très redoutable : Landertinger, Eder, Eberhard et Mesotitsch. La République Tchèque possède une équipe à fière allure mais ayant du mal à concrétiser. A l’inverse de l’Ukraine dont le niveau intrinsèque est faible, mais aux résultats performants.

En relai mixte (2 hommes et 2 femmes) : on retrouve la France et l’Allemagne en grande nation favorite. La Norvège, l’Allemagne et la Russie semblent les mieux armées pour jouer les trouble-fêtes. L’Autriche et la République Tchèque pourraient aussi tirer leur épingle du jeu.

 

Vous voilà parez pour la prochaine coupe du monde ! Rendez-vous le 26 novembre pour la première manche à Östersund en Suède.


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7 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 17 novembre 17:49

    Bonjour, Charles

    Excellent tour d’horizon.

    J’attends avec impatience le retour des bi-athlètes sur les pistes. Ce sport nous offre, à mes yeux, les plus spectaculaires des épreuves de ski, fond et alpin confondus car, outre l’élégance des compétiteurs sur leurs skis, le suspense est maintenu très longtemps, souvent jusqu’au dernier tir.

    Personnellement, ce sont les épreuves féminines que je préfère.

    Un mot encore : vous avez omis de le souligner, toutes les épreuves de biathlon sont diffusées en direct (puis rediffusées quelques heures plus tard en différé) sur la chaîne de télévision L’Equipe 24. Pourquoi s’en priver ?


    • Fergus Fergus 18 novembre 15:20

      Erratum : lire L’Equipe 21


    • Yvance77 Yvance77 18 novembre 10:04

      Bonjour,

      Bon résumé. J’ai suivi l’ensemble de la saison l’an passé et SF effectivement a été à l’instar d’un Teddy Riner ... magistral.

      Pour les Françaises je suis un peu plus sceptique, elles peuvent faire preuve de coup d’éclat, mais la constance est encore un cap à franchir. J’ai adoré la fraicheur de Justine par ailleurs, mais elle est encore jeune.

      Dalmaheir me semble intouchable ... Deutch Qualitat inside !


      • Radix Radix 18 novembre 13:06

        Bonjour Yvance77

        Heu, tu as confondu Martin avec son frère ainé Simon !

        Moi aussi je suis ces épreuves toujours aussi intéressantes quel qu’en soit le vainqueur.

        Radix


      • Aristide Aristide 18 novembre 13:40

        @Radix

        Il n’est pas à cela près, Simon, Martin ... pfff. Ce qui l’intéresse c’est son adresse au tir. Il a des projets de révolution armée avec Jaja et le tir du biathlon c’est super comme apprentissage pour tirer sur les exploiteurs, les flics, les militaires et tous les ....

        Enfin vous voyez, le révolutionnaire en carton devant sa télé à admirer des militaires en ski tirer sur des cibles ...

      • Yvance77 Yvance77 18 novembre 15:19

        @Radix

        Ooops oui j’ai fourché ... en fait je suis le biathlon depuis Raphaël Poiré, autre grand champion, mais confondre le palmarès des deux frangins me fera aller à confesse


      • Radix Radix 18 novembre 16:24

        @Yvance77

        Moi aussi je suivais Raphaël Poiré, je me souviens d’une arrivée au couteau entre lui et Bjorndalen (je ne suis pas sûr de l’orthographe) qui s’est jouée à un bout de spatule !

        Radix

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