• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Culture & Loisirs > Sports > Zidane, icône sportive universelle du début des années 2000

Zidane, icône sportive universelle du début des années 2000

Ballon d’Or 1998, meilleur joueur FIFA en 1998, 2000 et 2003, icône parmi les Galactiques du Real Madrid, champion du monde 1998, champion d’Europe 2000, vainqueur de la Ligue des Champions et auréolé du titre de meilleur joueur de sa génération, le français Zinédine Zidane tutoyait la perfection et s’attirait tous les superlatifs, étant même sélectionné par Bob Geldof, Bono et Paul McCartney dans le panel de personnalités qui constituait le décor virtuel sur le morceau d’ouverture du Live 8 londonien de juillet 2005, Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band. Et Zidane était en excellente compagnie avec JFK, Abraham Lincoln, Martin Luther King, Steven Spielberg, Michael Jordan, Muhammad Ali ou encore Nelson Mandela, ce qui confirmait l’aura internationale prise par le numéro 10 de l’équipe de France, tel un bâton de maréchal, un honneur encore plus grand que le Super Ballon d’Or ou le Ballon d’Or d’honneur offerts aux virtuoses argentins Alfredo Di Stefano (1989) et Diego Armando Maradona (1995) par France Football, puis au roi Pelé (2014) par la FIFA.

Le 13 juillet 1985 au Live Aid organisé par Bob Geldof, des artistes anglophones parmi lesquels Queen, David Bowie, Phil Collins et U2 chantent pour l’Ethiopie à Londres, au stade de Wembley, ainsi qu’à Philadelphie où Jack Nicholson joue le chauffeur de stade.

Vingt ans plus tard, rien n’a changé, l’Afrique reste ravagée par une kyrielle de problèmes … Famine, SIDA, guerres civiles, dictatures, terrorisme, pillage des matières premières (uranium), le continent noir n’est épargné par aucun fléau du monde modern. Bob Geldof organise donc un bis repetita du Live Aid, un Live Aid 2.0 appelé Live 8 se tenant le samedi 2 juillet 2005 dans huit villes : Londres (Hyde Park), Philadelphie, Berlin (Tiergarten et Porte de Brandebourg), Paris (Versailles), Rome (Circus Maximus), Moscou, Johannesburg et Tokyo.

Avec le slogan Make Poverty History, il s’agit pour Geldof et son vieux complice Bono de mettre la pression sur les dirigeants du G8, dont le 31e sommet doit se tenir en Ecosse à Gleneagles du mercredi 6 au vendredi 8 juillet : le Live 8 doit donc rencontrer un écho colossal pour que le president américain George W. Bush, le président français Jacques Chirac, le chancelier allemand Gerhard Schröder, le président russe Vladimir Poutine, le Premier Ministre britannique Tony Blair , le Président du Conseil italien Silvio Berlusconi, le Premier Ministre canadien Paul Martin, le Premier Ministre japonais Junochuri Koizumi et le Président de la Commission Européenne (José Manuel Barroso) descendent de leur tour d’ivoire et proposent des actions concrètes sur la dette des pays en voie de développement.

Pour mettre toutes les chances de son côté, Bob Geldof fait venir les plus grand artistes, créant une pieuvre mondiale à huit tentacules : Muse, Placebo, Andrea Bocelli et Jamiroquai à Paris, Green Day à Berlin, Duran Duran, Laura Pausini et Zucchero à Rome, les Black Eyed Peas, les Kaiser Chiefs, Jay-Z, Alicia Keys à Philadelphie, et l’artillerie lourde à Londres : U2, Paul McCartney, Mariah Carey, Pink Floyd (reconstitué pour l’occasion malgré la brouille entre Roger Waters et David Gilmour), Robbie Williams, Keane, Coldplay, Richard Ashcroft, Elton John, Madonna, REM, Stereophonics, Snoop Dogg, Travis, George Michael, Sting et Pete Doherty.

C’est bien simple, parmi les plus grands groupes britanniques, seuls Oasis, Radiohead, Blur et les anciens membres de Led Zeppelin sont absents du rendez-vous.

L’ouverture du concert londonien de Hyde Park se fait avec un double clin d’oeil : présents vingt ans avant au Live Aid du 13 Juillet 1985, U2 et Bono avaient alors crevé l’écran via une version improvisée de Bad, seuls Queen et Freddie Mercury leur volant la vedette à l’époque. Devant jouer à Vienne le soir même pour sa tournée Vertigo Tour, les Irlandais de U2 ouvrent le concert en accompagnant Sir Paul Mc Cartney sur Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band, dont le premier vers résonne en écho aux deux décennies écoulées : It was twenty years ago today.

Pour accompagner le quatuor de Dublin et l’ancien bassiste de Beatles qui finira le show londonien en apothéose à la nuit tombée avec son chef d’oeuvre Hey Jude, des musiciens habillés comme les quatre garçons de Liverpool sur la pochette de l’album le plus psychédélique des Fab Four.

Et derrière Bono / Paul McCartney, on aperçoit un écran avec tout un aéropage de personnalités, clin d’oeil à celui qui accompagnait les Beatles en 1967 sur la pochette du disque. Parmi elles, les suivantes

  • Johnny Weissmüller, double champion olympique du 100 mètres nage libre (1924 et 1928) et interprète de Tarzan durant les années 30
  • Marlon Brando, acteur et idole d’Hollywood
  • Edgar Allan Poe, écrivain et reference psychédélique de sBeatles
  • Marlene Dietrich, actrice
  • Sonny Liston, boxeur américain et champion du monde des poids lours
  • Lewis Carroll, écrivain et grande inspiration de John Lennon
  • George Bernard Shaw, écrivain
  • Laurel et Hardy, acteurs
  • Oscar Wilde, écrivain et poète irlandais
  • Albert Einstein, Prix Nobel de Physique
  • Marilyn Monroe, sex symbol d’Hollywood
  • Tony Curtis, acteur américain
  • Bob Dylan, chanteur
  • Fred Astaire, acteur et danseur
  • Karl Marx, économiste et auteur du Capital

38 ans plus tard, d’autres figures contemporaines ou historiques sont à l’honneur

  • John F. Kennedy, président des Etats-Unis (1961-1963) assassiné à Dallas le 17 novembre 1963
  • Muhammad Ali, légende vivante de la boxe, champion du monde des poids lourds
  • Steven Spielberg, réalisateur phare d’Hollywood de Duel (1971) à Arrête-moi si tu peux (2003) en passant par la trilogie Indiana Jones (1981, 1984,1989), les Dents de la Mer (1975), E.T. (1982), Jurassic Park (1993), la Liste de Schindler (1994) ou Il faut sauver le soldat Ryan (1998)
  • Abraham Lincoln, président des Etats-Unis (1861-1965) et sauveur de l’Union durant la Guerre de Sécession
  • Nelson Mandela, leader de l’ANC emprisonné (1962-1990), Prix Nobel de la Paix 1993 et Président de l’Afrique du Sud (1994-1999)
  • Martin Luther King, Pasteur et défenseur des droits des Noirs aux Etats-Unis
  • Madonna, icône de la pop music
  • Karl Marx, économiste et auteur du Capital
  • John Lennon, ancient guitariste et chanteur des Beatles, assassin le 8 décembre 1980 à New York
  • Michael Jordan, figure de proue de la Dream Team américaine de basket aux Jeux Olympiques de Barcelone et sextuple champion NBA avec les Chicago Bulls
  • Zinédine Zidane, footballeur champion du monde et d’Europe et l’équipe de France, clé de voûte du Real Madrid galactique

Pourquoi Zidane, seul sportif en activité en marge des retraités et mythes Ali et Jordan, et pas d’autres icônes du sport mondial ?

La concurrence pour Zinédine Zidane, alchimiste du ballon rond, n’était pas vraiment dans son sport puisqu’en 2005, il était le meilleur joueur des dix années écoulées après avoir pérennisé les performances de grande classe, seul son coéquipier brésilien Ronaldo pouvant rivaliser en terme d’impact, mais malheureusement blessé gravement entre 1999 et 2001. Ballon d’Or 1998, meilleur joueur FIFA en 1998, 2000 et 2003, le Français était le meilleur joueur du monde depuis des années, tutoyant la perfection et s’attirant tous les superlatifs, évoluant encore dans une dimension supérieure à ses coéquipiers galactiques du Real Madrid, les Raul, Figo, Ronaldo, Beckham, Roberto Carlos et autres Casillas. Invité par la F.F.T. à remettre la Coupe des Mousquetaires au jeune Rafael Nadal le 5 juin 2005 sur le court Philippe-Chatrier de Roland-Garros, Zinédine Yazid Zidane avait encore, dans sa ville natale de Marseille, un mur à son effigie sur la Corniche Kennedy. Aucune autre star du sport mondial alors en activité n'était aussi universelle que Zizou ...

  • Formule 1 : un seul pilote avait l’aura pour incarner une figure mondiale, le septuple champion du monde Michael Schumacher, pierre angulaire de l’hégémonie de Ferrari depuis 2000. Mais le Kaiser avait eu trop de polémiques dans le passé (accrochages à Macao en 1990 avec Häkkinen F3, à Adelaïde en 1994 avec Damon Hill, à Jerez en 1997 avec Jacques Villeneuve, victoire cédée en Autriche par son coéquipier Rubens Barrichello en 2002 sur ordre radio de Jean Todt et Ross Brawn), étant un personnage controversé, qui avait trop souvent franchi le Rubicon d’un point de vue du fair-play aux yeux du public. Ironie du destin, la polémique avait encore frappé le Baron Rouge deux semaines avant le Live 8, date qui correspondait pour lui au week-end du Grand Prix de France. A Indianapolis pour le Grand Prix des Etats-Unis, Schumacher avait été le lauréat d’une course orpheline des écuries chaussées de pneus Michelin. Vainqueur à Indianapolis du maigre contingent Bridgestone devant son coéquipier Rubens Barrichello, Schumi était involontairement dans l’oeil du cyclone.

     

  • Cyclisme : bien que l’épée de Damoclès ne s’abattit sur lui en 2012 sous l’effet du combat de l’USADA contre l’omerta en vigueur sous la bienveillance de l’UCI, dont Hein Verbruggen alias Ponce Pilate se gardait bien de nettoyer les écuries d’Augias, Lance Armstrong était déjà très controversé le 2 juillet 2005 quand débutait le 92e Tour de France à Noirmoutier. Sextuple vainqueur du Tour de France entre 1999 et 2004, le Texan avait écoeuré Jan Ullrich. Proche du sulfureux docteur Michele Ferrari, ayant battu deux fois le record de vitesse de Marco Pantani (1998) sur les éditions 1999 et 2003, le maillot jaune américain n’aurait jamais pu être choisi parmi la liste des personnalités illustrant la chanson Sgt Pepper’s pour le Live 8, question d’éthique … Car même en 2005, Lance Armstrong symbolisait déjà le dopage de façon viscérale, plus encore que l’ancien sprinter canadien Ben Johnson convaincu de tricherie aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988. Quant au maestro des classiques, l’Italien Paolo Bettini, sacré champion olympique en ligne à Athènes en 2004, sa notoriété n’était pas assez grande internationalement contrairement à Lance Armstrong, l’homme qui avait permis à ASO et à l’UCI de faire grandir encore un peu plus la poule aux oeufs d’or du Tour de France, spectacle international du mois de juillet sur les tubes cathodiques d’Europe mais aussi d’Amérique ou d’Asie et d’Océanie ...

     

  • Tennis : le 2 juillet 2005, Roger Federer est à la veille d’un troisième titre consécutif sur le gazon londonien de Wimbledon, son cinquième en Grand Chelem. Roi incontesté du tennis face à des dauphins (Roddick, Hewitt) abasourdis par une supériorité aussi insolente, le Suisse n’était pas encore installé depuis suffisamment longtemps sur le trône du tennis, tandis que le vétéran Andre Agassi n’avait pas encore réussi son ultime coup d’éclat, atteindre la finale de l’US Open 2005 face au virtuose de Bâle. Or le dernier grand titre du Kid de Las Vegas était l’Open d’Australie en janvier 2003. Chez les dames, le constat était le même pour Justine Hénin, dominatrice comme Federer mais pas depuis suffisamment longtemps pour justifier une présence sur l’écran derrière Bono et Sir Paul McCartney.

     

  • Ski Alpin : triple lauréat de la Coupe du Monde et de son globe de cristal, Hermann Maier avait été un impressionnant phénix après son terrible accident de moto de l‘été 2001. Mais l’Autrichien, comme tous les skieurs, souffre d’un manque de médiatisation exception faite des Jeux Olympiques d’hiver tous les quatre ans. Le constat était donc le même pour les reines du grand show hivernal, la Croate Janica Kostelic et la Suédoise Anja Paerson.

     

  • Rallye : sport très spectaculaire mais trop peu médiatique, le rallye venait juste d’entamer dpeuis 2004 l’ère Sébastien Loeb, Pantagruel du WRC qui allait gagner neuf couronnes consecutives jusqu’en 2012. Il était utopique de voir le visage de l’Alsacien apparaître sur l’écran du Live 8.

     

  • Moto : champion charismatique, le Docteur et son célèbre numéro 46, alias Valentino Rossi, se dirigeait en 2005 vers un cinquième titre d’affilée en catégorie reine, le deuxième avec Yamaha. Génie du pilotage sur deux roues, nourri au nectar et à l’ambroisie des plus grands funambules de l’asphalte, Rossi avait le profil du champion à l’aura universelle, mais son sport n’était malheureusement pas aussi populaire que le football, sport roi touchant tous les continents.

     

  • Rugby : sport de plus en plus médiatisé, le rugby était alors dominé par l’Anglais Jonny Wilkinson, fer de lance des champions du monde 2003 et par le Néo-Zélandais Dan Carter, vedette des All Blacks. Mais le sport de voyous joué par des gentlemen reste bien confidentiel comparé au sport de gentlemen joué par des voyous, le football. Et ni Wilkinson ni Carter, malgré tout leur talent, n’avaient l’aura d’un Jonah Lomu, colosse et sprinter redoutable qui avait tant fait pour l’émancipation de l’Ovalie par ses exploits de 1995 à la World Cup en Afrique du Sud, marquee par la remise du trophée au capitaine des Springboks François Pienaar par son président, Nelson Mandela, qui avait délaissé le costume pour le maillot national ! 1995 fut l’année médiatrice du rugby, et ce n’est pas un hasard si le charisme de Mandela a fait en 2010 l’objet d’un film de Clint Eastwood, Invictus, contant la quête du Graal des Springboks sud-africains revenus dans le concert des nations après avoir vu leur pays se sortir du fléau de l’apartheid.

     

  • Basket : sport spectaculaire bien qu’orphelin de Michael Jordan, le basket était alors dominé par Kobe Bryant triple champion NBA avec les Los Angeles Lakers (2000, 2001, 2002), avant l’éclosion du phénomène LeBron James. Mais Michael Jordan était déjà avec Zidane, Kennedy, Ali, Lennon, Mandela, Spielberg et consorts sur l’écran des personnalités choisies par U2, Bob Geldof et Paul McCartney. Difficile d’imaginer un deuxième basketteur dans ce cenacle, si talentueux soit-il, en plus de His Airness, l’homme qui avait porté l’estocade à l’hégémonie des Los Angeles Lakers de Magic Johnson.

     

  • Natation : en 2005, Michael Phelps était à l’aube de sa légende naissante mais l’aura de Ian Thorpe et de Pieter Van den Hoogenband était encore fortement présente après les exploits respectifs de l’Australien et du Néerlandais aux Jeux Olympiques d’Athènes. Comme la moto ou le rallye, la natation n’est pas suffisamment médiatique pour prétendre concurrencer le football ou le tennis au zénith des sports universels.

     

  • Athlétisme : auteur du prestigieux doublé 1500 mètres / 5000 mètres aux Jeux Olympiques d’Athènes en 2004, le Marocain Hicham El Guerrouj était l’athlète roi sur les pistes de l’IAAF en 2005, aucun sprinter n’ayant l’envergure de Carl Lewis retraité depuis 1996, ni d’Usain Bolt qui n’était pas encore apparu à la face du monde. Successeur désigné d’Haile Gebreselassie sur le 10 000 mètres, l’Ethiopien Kenenisa Bekele n’avait pas encore atteint son climax personnel, alors que l’usure du pouvoir avait frappé son illustre aîné ensuite passé au marathon sur la route.

     

  • Boxe  : jeune retraité depuis 2004, Lennox Lewis avait laissé la boxe orpheline avec Oscar De La Hoya en figure de proue, tandis que Floyd Mayweather n’était pas encore la superstar des rings de boxe.

Au vu de ce tour d’horizon du sport mondial, Zinédine Zidane, c’était le concours Lépine permanent de la technique et de la virtuosité, avec des exploits à la pelle et l’ADN d’un créateur insatiable : un doublé pour son premier match en équipe de France en août 1994 contre la République Tchèque, un lob génial en C3 face au Bétis Séville en 1995, le doublé de la tête en finale de la Coupe du Monde en 1998 contre le Brésil, ce coup franc prodigieux contre l’Espagne à l’Euro 2000, ce but d’extraterrestre contre la Corogne en janvier 2002, la mythique volée de Glasgow en 2002 contre Leverkusen, le doublé salvateur contre l’Angleterre à l’Euro 2004 … Sans oublier tous ces caviars pour Del Piero ou Inzaghi à la Juventus, pour Djorkaeff ou Trezeguet en équipe de France, pour Raul, Ronaldo ou Morientes au Real Madrid, trois formations dont il avait été la locomotive, l’alpha et l’oméga pendant tant d’années, tel un uomo squadra indispensable …

Pour cette kyrielle de prouesses et de fulgurances, l’homme qui avait rejoint les intouchables Puskas, Di Stefano, Garrincha, Pelé, Eusebio, Beckenbauer, Cruyff, Zico, Platini, Maradona et Van Basten dans le gotha du football mondial était donc le sportif en activité choisi aux côtés d’illustres personnalités sur l’écran projeté au public du Live 8 le 2 juillet 2005 à Londres, dans Hyde Park.

Un mois plus tard, au stade de la Mosson à Montpellier, Zidane effectue son come-back en équipe de France contre la Côte d’Ivoire, puis est la cheville ouvrière avec Thierry Henry du succès de Lansdowne Road en Irlande, le jour du célèbre canular téléphonique de Gérald Dahan, alias Jacques Chirac, vers Raymond Domenech et Zinédine Zidane.

Un an après cet honneur du Live 8, le 9 juillet 2006 à Berlin, après avoir toisé l’Espagne punie pour son mépris (Vamos a jubilar Zidane), ridiculisé le Brésil par sa technique de velours et sonné le glas des espoirs du Portugal par un penalty en demi-finale, Zidane trompait Gianluigi Buffon d’une panenka géniale en finale de la Coupe du Monde. ZZ Top gratifiait le monde d’un ultime exploit une heure avant de terminer sa carrière de joueur en queue de poisson par cette expulsion consécutive à une provocation de Marco Materazzi. Mais avant que les OVNI Lionel Messi et Cristiano Ronaldo ne se livrent un duel d’anthologie au sommet du football mondial, Zinédine Zidane était largement plébiscité comme le meilleur joueur du monde, le seul à avoir pu concurrencer et à vraiment regarder dans le blanc des yeux le footballeur 2.0 représenté par le Brésilien Ronaldo.


Moyenne des avis sur cet article :  2.6/5   (5 votes)




Réagissez à l'article

9 réactions à cet article    


  • Axel_Borg Axel_Borg 16 octobre 11:46

    Si Kylian Mbappé continue à ce rythme alors qu’il est déjà en couverture de Time à 19 ans et demi, Zidane mais aussi Platini et Kopa ont du souci à se faire du côté du pantheon des meilleurs footballeurs français de l’Histoire.

    On parlait de generation Pogba en 2014, Griezmann en 2016, c’est désormais la generation Mbappé depuis 2018 et pour de très longues années en équipe de France sauf cataclysme (grave blessure, melon)

    Pour revenir au Live 8 de juillet 2005, seul Michael Schumacher pouvait rivaliser avec Zizou en terme de notoriété, mais image trop controversée. Un ou deux ans plus tard, Roger Federer aurait sûrement été choisi, voire Tiger Woods.


    • zygzornifle zygzornifle 16 octobre 12:41

      Marre du foot partout ,des maillots, des baskets, des ballons,du pognon « de dingue » empoché par les joueurs et des mougeons bramant a chaque but, y a t’il une vie avant la mort ?


      • Axel_Borg Axel_Borg 16 octobre 13:13

        @zygzornifle,

        Je l’avais indiqué dans un autre post, mais le jour où les moutons de Panurge d’Europe et d’Amérique du Sud cesseront d’acheter maillots, abonnements de stades et chaînes TV de foot payantes, le système s’effondrera de lui meme ...

        Luis Figo l’avait bien indiqué en tant que Ballon d’Or 2000, les joueurs prennent juste leur part du gateau, comme le font aussi très bien leurs homologues basketteurs de la NBA ...

        A titre perso, j’ai quelques vieux maillots de quand j’étais ado, je vais au stade 1 fois par an grand maximum et je ne paie jamais ces chaînes de merde : je profite des rares matches gratuits, sinon je vais au bar ...

        Et de toute façon, bien d’autres choses à faire que de mater le foot matin, midi et soir, la vie est bien courte, autant profiter de tous ses avantages culturels, au sens large du terme ...


      • math math 17 octobre 09:06

        bof..encore un arabe qui n’à pu retenir sa colère en plein match ?

         smiley

        • Axel_Borg Axel_Borg 17 octobre 10:57

          @math

          1er ou 2e degré ? Dans les 2 cas ce n’est à la fois pas drôle et limite raciste ... Je n’ai pas de souci avec le vieux discours de De Gaulle sur Colombey les deux mosquées et la France pays de race blanche (historiquement), certaines (fausses) provocations de Zemmour ou autre trublion vilipendé par la gauche bien pensante qui règne dans les médias, mais là je ne vois pas d’où ça sort !! 

          Et puisqu’on y est, Zidane est kabyle, donc pas 100 % arabe ... Et le coup de boule contre Materazzi date de juillet 2006, à moins que tu ne fasses reference à celui contre Kientz en octobre 2000 qui lui coûte le Ballon d’Or face à Figo ...


        • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 17 octobre 17:28

          C’est plus qu’un mélange de serviettes, des torchons et d’autres choses... C’est plus qu’une soupe faisandée !!!


          Et puis le football était bien mort dès la retraire de Pelé, la boxe était morte dès le retrait de Moammed Ali... etc. 

          C’est simple : Le monde avait atteint « ses limites », au lieu de bien capitaliser, il a commencé au contraire à dégringoler pour enfin arriver à la situation d’aujourd’hui avec des dirigeants comme missié Pharaon de la pyramide parisienne ! 

          Arrêter le délire !

          • Axel_Borg Axel_Borg 17 octobre 17:50

            @Mohammed MADJOUR

            Il faut reviser tes classiques, le football est mort le 5 juillet 1982 à Sarria (Italie / Brésil 3-2).

            Tu as le droit d’être nostalgique de monstres sacrés comme Pelé ou Ali, mais hors sujet par rapport à l’article ...

            Pelé n’est pas comparable à Ali de surcroît, l’homme est imbu de lui-meme on l’a bien avec la flame olympique de Rio 2016, sa relation à l’argent, à Garrincha ...

            Muhammad Ali est un héros de toujours et de jamais, par ses combats sur et en dehors du ring, tel Gino Bartali nommé Juste parmi les Nations à Yad Vashem.

            Ali, la plus grande figure sportive dans l’absolu, meme si pas le plus grand sportif de tous les temps d’un poin de vue technique, ni meme le plus grand boxeur. Mais charisme inégalable, du fait de son envergure politique et de sa propre mise en scène à Kinshasa en 1974 pour le fameuxs Rumble in the Jungle contre Foreman !

            Là où les Beatles avaient mis le local Albert Stubbins sur la pochette de Sgt Pepper’s, Paul McCartney, U2 et l’organisation du Live 8 a choisi le roi Zidane, sportif universellement reconnu en 2005 ...


          • FabriceBaro 19 octobre 22:18

            Salut Axel, ça fait toujours plaisir de te lire. Je vois que tu as de nouveaux moulins sur la planche :)


            • Axel_Borg Axel_Borg 21 octobre 08:24

              @FabriceBaro

              Salut Fabrice, content de voir que tu t’es inscrit. Ah pour l’instant je republie pas mal d’anciens articles dont certains avaient été censurés par YZ ... @+ Axel

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès