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Accueil du site > Culture & Loisirs > Voyages > Quelques jours à Amsterdam

Quelques jours à Amsterdam

Visiter « La Venise du nord », c’est mettre ses pas dans ceux des maîtres de la peinture hollandaise tout au long des canaux où se reflètent les 6 800 maisons classées de cette ville hors du commun. Amsterdam ne se limite toutefois pas aux façades anciennes, c’est également une ambiance particulière, chargée de romantisme et rythmée par les carillons ou les sonnettes des vélos...

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Oudezijds

Fièrement dressées tout le long des canaux, et parfois singulièrement de guingois, ce sont bien sûr les maisons d’Amsterdam, dont beaucoup ont été construites aux 16e et 17e siècles lors du percement de la plupart de ces voies d’eau, qui constituent la principale attraction de la capitale néerlandaise. Bâties en pierre et en brique, ces maisons ont autrefois pris le relais des habitations en bois, très largement détruites lors des incendies de 1421 et 1452, au point qu’une interdiction de construire en bois a été édictée après ce dernier désastre.

Impossible de ne pas s’en apercevoir, toutes les maisons anciennes d’Amsterdam sont dotées, en haut du pignon, d’un solide bras équipé d’un crochet à poulie. Les maisons étant très étroites (car longtemps sujettes à une taxe calculée sur la largeur de façade), il est en effet impossible d’y effectuer un quelconque emménagement par les escaliers, et cela d’autant moins que la pente de ces derniers est redoutable. L’exemple le plus spectaculaire d’étroitesse de l’habitat est sans conteste le n°22 de l’Oudehoogstraat : avec ses 2,02 m de largeur, on dit de cette maison qu’elle est la plus étroite maison d’Europe !

Si les façades qui se reflètent dans les canaux sont séduisantes, c’est également le cas de celles qui se cachent dans les « hofjes », ces lieux le plus souvent occupés naguère par des hospices ou pour loger les fameuses béguines qui, durant des siècles, ont constitué l’une des originalités de la vie sociale flamande et hollandaise*. Partir à la découverte de ces hofjes – désormais largement habités par des bobos  n’est pas dénué d’intérêt, le must en la matière étant évidemment la visite du fameux béguinage (Begijnhof) d’Amsterdam qui n’a rien à envier en matière de charme et de tranquillité à celui de Bruges. On peut y admirer au n°34 Het Houten Huis (la Maison en bois) dont la construction remonte à 1428. C’est la plus vieille maison de la ville et la seule en bois avec le n°1 de Zeedijk, une ruelle proche de la gare centrale.

Autre forme d’habitat très prisée des Amstellodamois, les péniches et maisons sur l’eau qui se comptent par centaines sur l’Amstel et les grands canaux de la ville : Singel (cercle), Herengracht (canal des nobles), Keizergracht (canal de l’empereur), Prinsengracht (canal des princes), Brouwersgracht (canal du brasseur) notamment. Beaucoup de plantes et de fleurs sur ces logements flottants équipés pour la plupart d’un coin terrasse idéal pour siroter l’incontournable Heineken. Ici et là, c’est même une partie de la voirie qui est colonisée pour être transformée en petit lopin fleuri. Une habitude tolérée un peu partout et qui vaut également pour les maisons en dur au pied desquels fleurissent des plantes à bulbes, des vivaces colorées, et même des lilas ou des cytises. De quoi enjoliver le décor pour des habitants qui, le soir venu, aiment à prendre le frais assis devant leur maison à la manière des Européens du sud.

 

Un musée du cannabis

Malgré sa façade austère, il est toutefois une maison (n°263 Prinsengracht) plus connue que les autres à Amsterdam ; chaque année, elle reçoit plus d’un million de visiteurs venus du monde entier malgré le dépouillement de ses pièces et le terrible poids de la persécution nazie, omniprésente dans ces murs au travers des documents exposés. Il s’agit évidemment de la maison d’Anne Frank, située au cœur du séduisant quartier Jordaan, à deux pas de la Westerkerk (l’église de l’Ouest) dont les bulbes bleus égayent le ciel amstellodamois.

Des musées, il en est beaucoup d’autres à Amsterdam, nettement plus que dans la plupart des villes européennes d’égale importance. Et il y en a pour tous les goûts, de la marine à l’architecture (Allard Pierson), en passant par la presse, le théâtre, et même l’érotisme, le football et la torture ; sans oublier, tradition des coffee shops obligeant, le musée du Cannabis ! Aussi intéressants soient-ils, ce ne sont toutefois pas ces musées qui, outre la maison d’Anne Frank, attirent les masses de visiteurs venus d’ailleurs, mais les trois autres hits de la capitale néerlandaise : le Rijksmuseum, le musée Van Gogh et la... Heineken Experience, malgré un prix d’entrée prohibitif pour ce temple de la bière : 18 euros !

Impossible de quitter Amsterdam sans avoir visité le Rijksmuseum. Entièrement rénové – au prix d’un chantier de 375 millions d’euros ! –, le plus important et le plus spectaculaire musée des Pays-Bas a rouvert ses portes en avril 2013 sous l’égide de la reine Beatrix. Et c’est un enchantement qu’il offre à ses visiteurs dans le somptueux cadre néogothique conçu au 19e siècle par l’architecte Pierre Cuypers. Outre les stars picturales que sont « La ronde de nuit » de Rembrandt et « La laitière » de Vermeer, c’est un remarquable ensemble de tableaux, de meubles et d’objets de collections qui est proposé aux visiteurs dans les 80 salles de ce musée hors du commun. Cela va, entre autres joyaux moins connus du public, de la « Joyeuse compagnie » d’Isak Elyas à « Saül et la sorcière d’Endor » de Jacob Cornelisz van Oostsanen, en passant par « La danse de l’œuf » de Pieter Aertsen, « Les sept travaux de la Charité », superbe panneau anonyme de bois peint médiéval d’Alkmaar, les porcelaines de Delft ou un magnifique cabinet d’Augsbourg (17e siècle), finement décoré de motifs floraux et d’oiseaux multicolores. Impossible de quitter déçu le Rijksmuseum ! À noter, sur un plan pratique, qu’il est possible de scinder sa visite pour limiter la fatigue du piétinement ou pour aller déjeuner, à quelques pas du Rijks, dans l’un des nombreux restaurants situés entre le charmant Spiegelgracht (canal du miroir) et l’un des hauts lieux de l’animation amstellodamoise, le Leidseplein (place de Leyde), concurrent branché d’une autre place, tout aussi branchée, le Rembrandtplein (place Rembrandt), symbolisé par la statue du peintre dominant les personnages en bronze de La ronde de nuit.

Nettement moins de monde au musée du Sexe. Voilà un domaine qui constitue pourtant l’une des attractions les plus connues d’Amsterdam, les vitrines du Quartier rouge étant célèbres dans le monde entier. Au cœur de la vieille ville, à deux pas de la vénérable Oude Kerk (la vieille église) où officia autrefois comme organiste le compositeur Jan Pieterszoon Sweelinck, ce sont des dizaines de box qui, sous un néon rouge synonyme de prostitution, exposent aux visiteurs les charmes très largement dévoilés de dames en quête de clients. Un lieu tellement incontournable qu’il est, paraît-il, difficile de progresser dans les ruelles et les impasses dédiées à ce commerce certains soirs d’été.

 

Le charme du Waterland

Visiter, c’est bien, mais cela peut fatiguer au fil des heures. D’où la nécessité de se restaurer convenablement. Or, sans vouloir froisser nos amis néerlandais, il faut reconnaître que la cuisine hollandaise ne brille pas au firmament de la gastronomie. D’ailleurs peu de restaurants amstellodamois proposent le traditionnel stamppot qui est aux Pays-Bas ce qu’est le colcannon à la verte Erin : un ragoût roboratif, désormais assez largement délaissé au profit des pannekoeken, lointaines cousines des galettes bretonnes. Qu’à cela ne tienne, Amsterdam est l’une des villes les plus cosmopolites d’Europe, et l’on peut y déguster la cuisine de tous les continents, les restaurants italiens, indo-pakistanais et asiatiques se taillant la part du lion, malgré une implantation en hausse d’établissements hispano-argentins. La palme du raffinement revient toutefois aux restaurants indonésiens, d’une qualité rarement égalée ailleurs. L’occasion de découvrir le fameux Nasi goreng, très prisé des bobos amstellodamois. Précision importante : contrairement à ce qui est indiqué dans la plupart des guides, les cartes de crédit de type Visa ou Mastercard sont acceptées pratiquement partout.

Elles le sont également à la gare centrale, tant aux guichets qu’aux distributeurs, et à la gare routière située juste derrière la gare ferroviaire, du côté de l’Ij, ce bras de la mer intérieure que constitue l’IJsselmeer. De là, deux destinations incontournables : d’une part le Waterland et ses paysages de carte postale, d’autre part le site de Zaanse Schans, formidable témoin de l’activité meunière de la Hollande.

Pour visiter le Waterland, le mieux est de prendre une carte de bus à la journée (Waterland Bus Daypass). Pour seulement 10 euros, cette carte permet – grâce notamment aux bus 110, 116, 118, 311 et 316 – de se rendre dans toutes les villes et villages du Waterland**, en montant et descendant des bus au gré de ses envies et de ses inspirations. Peu de visiteurs profitent de ce tarif très modéré pour se rendre au nord jusqu’à la jolie ville côtière de Hoorn, et c’est dommage tant est riche son patrimoine historique et architectural. Principale attraction du Waterland, le port de Volendam est pourtant loin d’être aussi séduisant qu’il le fut naguère lorsqu’existait encore une activité de pêche qui amenait à quai des bateaux traditionnels. Désormais, Volendam s’est muée en piège à touristes, et les maisons qui se succèdent tout au long du quai ont depuis longtemps été transformées en restaurants et en boutiques de souvenirs. En arrière du port subsistent néanmoins quelques ruelles et placettes tranquilles ou se pressent de bien jolies habitations de bois.

Sauf à vouloir effectuer au départ du port de Volendam une mini-croisière sur l’IJsselmeer, mieux vaut filer vers Edam, tellement proche que les deux villes se sont fondues dans la même agglomération. Mis à part le mercredi matin en été, jour du traditionnel marché au fromage reconstitué pour les touristes en 1989 après une fermeture en 1920, Edam, capitale du fromage éponyme, est un havre de charme et de tranquillité où l’on prend plaisir à se promener le long des canaux et à découvrir la maison du pesage (Kaas Waag) devant laquelle une statue en bronze rappelle l’activité des porteurs de meules d’edam.

L’étape la plus séduisante de cette balade au cœur du Waterland reste à venir. Elle porte le nom d’une ancienne île reliée au continent par une digue en 1957 : Marken. Outre les brebis, les échassiers limicoles et les oiseaux de mer, cette presqu’île dont on peut faire à pied le tour complet sur une digue (un peu moins de 8 km), offre de superbes vues sur l’Ijsselmeer et la côte hollandaise, de Monnickendam à Volendam. Mais c’est surtout par son habitat qu’elle séduit. Mis à part dans le récent quartier de Minnebuurt, les maisons de Marken sont presque toutes construites en bois dans un style caractéristique. Toutes sont peintes de couleurs soutenues où dominent le vert et le noir. Le village, doté d’un charmant petit port, est superbe. Et les trois hameaux disséminés dans la partie sud n’ont rien à lui envier, la palme du charme revenant à celui de Rozewerf. Impossible de ne pas tomber amoureux de ce lieu ! 

 

Une ville orange

Autre destination très prisée aux environs immédiats d’Amsterdam : Zaanse Schans. Situé dans la commune de Zaandam, ce décor de carte postale propose au visiteur une spectaculaire immersion dans le monde des moulins qui ont fait la réputation de la Hollande. Le trajet jusqu’à la gare de Koog Zaandijk (6 euros AR) ne dure que 20’ en train depuis Amsterdam centraal. En moins de 10’ à pieds, on aborde le pont qui traverse la Zaan. Situé à l’entrée du pont, un premier moulin à farine, l’impressionnant De Bleeke Dood salue le visiteur de ses ailes géantes. Passé le pont, six autres moulins, tous superbes et parfaitement entretenus, se suivent sur la rive droite de la Zaan en moins de 1500 m : le moulin à épices De Huisman, le moulin à scier De gekroonde Poelenburg, le moulin à couleurs De Kat, le moulin à huile De Zoeker, le moulin à scier Het Jonge Schaap et le moulin à huile De Bonte Hen. Un régal pour les yeux, et la possibilité de visiter plusieurs d’entre eux. Outre les moulins, on trouve sur le site une fromagerie artisanale et un ancien atelier de forgeron, sans oublier quelques maisons traditionnelles dont les homologues sur la rive opposée de la Zaan ont inspiré jadis Claude Monet lui-même.

De retour à Amsterdam, attention une fois de plus aux innombrables cyclistes. Hommes ou femmes, jeunes ou vieux, ils conduisent leur vélo avec une audace frisant parfois l’inconscience tant est grand le nombre de touristes imprudents ou distraits dans les rues de la ville. Ces vélos, on les voit du matin au soir, et cela en toutes saisons. Il est toutefois une date où ils restent parqués à la maison : le 27 avril, en raison du Koningsdag (Jour du Roi). Et pour cause : de sympathiques et innombrables hordes orange déferlent ce jour-là dans Amsterdam, envahissant le centre de la capitale, non seulement dans les rues, mais aussi sur des centaines de bateaux surchargés qui défilent sur les canaux, à grand renfort de décibels. Au total, c’est un espace d’environ 2 km de côté qui se trouve entièrement livré aux fêtards en l’absence de toute circulation des trams et des voitures. Conséquences de cette liberté : de la musique (principalement techno), des chants, des cris, de la bière, encore de la bière, toujours de la bière. Impressionnant ! Imaginons le centre de Paris, sans le moindre véhicule et totalement livré à des foules bleu-blanc-rouge désinhibées, y compris sur la Seine, et cela entre le Palais-Royal et la Bastille, entre les Grands boulevards et le Luxembourg. Impensable ! Le plus étonnant est que, globalement, tout se passe sans incidents majeurs. En définitive, les seules véritables victimes du Koningsdag sont les touristes qui, par ignorance de l’évènement, ont choisi ce jour pour débarquer à Amsterdam ou quitter la ville : faute de transports en centre-ville, c’est la galère assurée.

Pour retrouver une ambiance nettement plus feutrée, rien de tel qu’un concert symphonique dans le cadre du Concertgebouw. Outre l’acoustique exceptionnelle de la grande salle, c’est l’occasion d’entendre l’Orchestre Royal du Concertgebouw, une formation classée depuis des décennies dans le top 5 des meilleurs orchestres d’Europe. Outre le prix des places qui peut dissuader, il faut toutefois savoir que les réservations doivent être faites des mois à l’avance, la majorité des places étant d’emblée phagocytée par les abonnés. Cela dit, une soirée au Concertgebouw vaut bien quelques efforts ; comme un concert au Musikverein de Vienne ou au Philharmonique de Berlin, elle laisse un souvenir indélébile ! 

Goede Reis naar Nederland !

 

* La dernière béguine du Begijnhof d’Amsterdam a quitté les lieux en 1971.

** Monnickendam est à 15’ de la gare centrale d’Amsterdam, Volendam à 20’, Edam, Purmerend et Marken à 25’, Hoorn à 35’.

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Spiegelgracht
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Koningsdag
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Couple de retraités
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Edam, Kaas Waag
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Marken, hameau de Rozewerf
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Zaanse Schans, moulin De Zoeker

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.33/5   (18 votes)




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101 réactions à cet article    


  • jako jako 5 mai 2014 10:03

    Merci Fergus, je passe chaque mois un week end en Zeeland parce que c’est vraiment un pays du « bohneur de vivre » calme, bon accueuil, les gens vous saluent dans la rue sans même vous connaitre, allez visiter le Zeeland très accessible.


    • Fergus Fergus 5 mai 2014 10:17

      Bonjour, Jako.

      Merci à vous. Je ne connais pas le Zeeland, mais comme toutes les régions des Pays-Bas, je ne doute pas que cette contrée soit effectivement caractérisée par la bonne humeur et la convivialité de sa population.


    • Kookaburra Kookaburra 5 mai 2014 10:48

      Merci Fergus pour cette intéressante promenade guidée avec de belles prises de vue d’une ville que je n’ai visité qu’une seule fois il y a longtemps. Votre description m’a révoqué beaucoup de souvenirs. Je suis aussi allé voir le magnifique musée Van Gogh dans le HoheVeluve parc national (Kröller-Müller Museum). Là on peut louer un vélo pour faire un tour dans le grand parc. Il ne faut pas manquer Delft non plus.


      • Fergus Fergus 5 mai 2014 11:53

        Bonjour, Kookaburra.

        Merci à vous. Les amoureux de Van Gogh ont effectivement la possibilité de se rendre à Otterlo (à 60 km d’Amsterdam) pour visiter le musée Kröller-Müller qui offre aux visiteurs un important complément des collections exposées au musée Van Gogh d’Amsterdam (à deux pas du Rijksmuseum). Personnellement, je ne connais ce musée que de réputation.

        Delft fait effectivement partie des très belles villes néerlandaises, riche en patrimoine historique et architectural. A noter pour ceux que cela peut intéresser que l’on peut y visiter une ancienne fabrique de porcelaine encore en activité.


      • foufouille foufouille 5 mai 2014 12:03

        c’est le pays de la beuh. même les flics fument (en 97).
        j’ai bien aimé les petits cafés bruns.


        • Fergus Fergus 5 mai 2014 12:09

          Bonjour, Foufouille.

          Ce n’est pas pour rien qu’il y a un Musée du cannabis ! Cela dit, j’ai quand même l’impression que les choses se tassent : naguère, il était des lieux qui empestaient le hasch ; je n’ai pas retrouvé cela cette fois-ci.

          Les cafés bruns, il y en de superbes à Amsterdam. Et l’ambiance y est particulièrement conviviale.


        • foufouille foufouille 5 mai 2014 13:07

          les hollandais fument chez eux et dans les coffee shop. les anti tabac y sont pour quelque chose. il y en a dans un pétard.


        • Fergus Fergus 5 mai 2014 13:14

          @ Foufouille.

          Je ne suis pas un spécialiste de la question, mais le fait est que l’odeur de cannabis est nettement moindre qu’avant aux abords des coffee shops comme les « Bulldog ». Peut-être les consommateurs fument-ils dans des arrière-salles. A moins qu’il n’y ait désormais des extracteurs...


        • Bartneski bartneski 5 mai 2014 12:44

          Merci Fergus.


          • Fergus Fergus 5 mai 2014 13:06

            Bonjour, Bartneski.

            Merci à vous pour la visite.


          • gruni gruni 5 mai 2014 13:56

            Salut Fergus


            Je suis un peu surpris par la diversité des moulins. Je connaissais les moulins à eau et à farine, rien de plus.
            Par contre, j’ai lu que les propriétaires des moulins à farine étaient dans le temps, des gens aisés. Ceux des moulins à eau étaient beaucoup plus modestes. Pourtant les uns et les autres étaient tout aussi indispensables. 
            Merci pour ce texte bien documenté.

            • Fergus Fergus 5 mai 2014 15:06

              Bonjour, Gruni.

              L’un des principaux points d’intérêt du site de Zaanse Schans, devenu de facto une sorte d’écomusée entièrement libre d’accès, tient précisément à cette diversité des moulins et aux équipements différents dont ils sont munis en fonction de leur finalité. Cela dit, pas grande différence entre un moulin à farine, un moulin à épices ou un moulin à couleurs : les mêmes meules y broient respectivement des graines, des épices ou des terres à pigments. Les moulins à scier sont très différents car le mécanisme entraîne directement le fonctionnement des scies.

              Merci à toi pour ce détour par la Hollande.


            • rocla+ rocla+ 5 mai 2014 15:24

              Bonjour Fergus , 


               Jolies photos et reportage .

              Ne pas oublier les immenses orgues mécaniques au son 
              tonitruant  que les montreurs d’ orgues promènent dans les rues 
              en Hollande , avec des espèces de coupelles ils rythment la musique
               en faisant sonner les pièces de monnaie qu’ ils récoltent des passants .

              Un de mes frères habitant en Hollande m’ a aussi fait découvrir 
              le hareng que vendent les marchands de poissons .

              Le filet de ce poisson est tellement bon qu’ on le mange cru en le tenant 
              au dessus de la bouche et l’ avalant au fur et à mesure . 

              Un régal . 

              Amsterdam est très joli . 

              Vous ne parlez pas des filles dans les vitrines …. smiley

              Cordialement .

              • Fergus Fergus 5 mai 2014 16:51

                Salut, Capitaine.

                Merci pour votre commentaire.

                Malheureusement on voit moins d’orgues de barbarie qu’autrefois en Hollande. Pour ceux aiment cette musique, je conseille l’achat d’un CD Arion intitulé Le troubadour de Volendam, du nom d’un célèbre limonaire.

                Pour ce qui est du hareng, si certains le mangent cru, de manière traditionnelle, ils courent un risque d’anisakiase si le poisson est porteur du ver du hareng. Mais les problèmes graves sont rares. De nos jours,  les Hollandais raffolent surtout de ce poisson  sous sa forme « hareng nouveau », c’est-à-dire bien gras (avant période de fraie) et fortement congelé dans le sel après quelques jours de maturation et après avoir été vidé, à l’exception du pancréas, essentiel pour lui donner son goût. En ce début mai, c’est précisément le début de la saison. Un bon hareng nouveau, une bonne bière et un air d’orgue de barbarie, que demander de plus ?

                Quant aux filles en vitrine, vous avez été distrait, Capitaine, car je les évoque dans l’article.

                Bonne journée.

                 


              • Fergus Fergus 5 mai 2014 16:59

                Bonjour, Septikettak.

                A ce détail près que j’en parle dans le milieu de l’article. Certes sans m’étendre sur le sujet (si j’ose dire !) tant il est de notoriété publique. Mais je n’en évoque pas moins le Quartier rouge (Red District) d’Amsterdam. Si le sujet vous passionne, je peux même vous dire que derrière l’Oude Kerk (côté nord), il existe un bar qui se nomme, non sans humour, Quartier Putain !

                Quant aux dames en vitrine, il en est de fort jolies, et l’on se prend à se désoler pour elles qu’elles aient fait ce choix de vie, ce qui est injuste, je le reconnais bien volontiers, relativement aux filles moins séduisantes.


              • Fergus Fergus 5 mai 2014 19:03

                Bonjour, Sabine.

                C’est la prostitution qui doit être mise en cause. Pour ce qui est des vitrines, guère de différence, sur le plan de la dignité, entre les filles exposées dans les quartiers rouges des villes néerlandaises et les prostituées de chez nous, dans les embrasures de porte des hôtels de passe. En pratique, les prostituées néerlandaises y gagnent même en sécurité et en bien-être l’hiver.


              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 5 mai 2014 19:12

                En France ce sont les Sdf qu’on laisse dans les cartons .C’est ce qui a du donner l’idée aux maires prenant des arrêtés anti mendicité qu’on pouvait les exporter ailleurs ...


              • Fergus Fergus 5 mai 2014 22:28

                @ Sabine.

                Que l’on puisse être choqué(e) par l’exposition des filles en vitrine, je le conçois d’autant plus aisément que ce spectacle me met mal à l’aise. Cela dit, je ne parviens pas à comprendre en quoi les prostituées sont traitées de manière plus dégradante aux Pays-Bas que celle qui racolent les clients en France sur les trottoirs des villes.

                Bonne nuit.


              • seb71 6 mai 2014 08:21

                bonjour on est toud d accord que la prostitution reste degradant...sauf la bas elles restent pour la plupart consentantes avec un minimun d hygiene .en france a coté de chez moi sur route national 6 de pauvre roumaine trime sur fond de misere et de pisse, avec les autorités aveugles...et peut etre compl... ??


              • Fergus Fergus 6 mai 2014 09:04

                Bonjour, Seb71.

                C’est très exactement ce que je ressens. C’est pourquoi je pense qu’il ne faut pas s’arrêter aux seules vitrines et considérer l’ensemble du problème si l’on veut comparer la situation des prostituées dans les deux pays.


              • Fergus Fergus 6 mai 2014 11:31

                @ Sabine.

                Vous avez entièrement raison, et je partage votre indignation. Mais, en vous concentrant sur le problème néerlandais de cette manière, vous éludez les conditions d’exploitation des prostituées en France, pourtant plus périlleuses et plus rudes sur le plan climatique. 


              • rocla+ rocla+ 5 mai 2014 16:57

                Oups Fergus , 


                 en effet j’ ai lu trop vite .

                Vous êtes incollable sur le hareng . 

                Sinon vous avez un don de photographe et sans doute 
                un bon appareil .


                • Fergus Fergus 5 mai 2014 17:07

                  @ Rocla.

                  Un petit voyage en Hollande, rien de tel pour réviser les connaissances sur le hareng. Cela dit, je n’ai pas de mérite sur le sujet car l’on peut également consommer d’excellents harengs (avec du muscadet !) sur les quais de Paimpol lors du bisannuel Festival du Chant de Marin auquel participent régulièrement des groupes et des marins néerlandais.

                  Pour ce qui est de mon appareil, rien de bien extraordinaire, c’est un Panasonic Lumix DMC-FZ38 datant d’il y a 6 ans. Très intéressant pour l’extérieur, nettement moins pour les intérieurs éclairés et pour le mouvement.

                  Bonne fin de journée.


                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 5 mai 2014 18:36

                  Taratata , les meilleurs harengs on les pêche sur la côte d’Opale où ils sont bien plus gras qu’avant de s’être tapé 400 bornes de plus pour la Bretagne .
                  A chaque fois qu’on en bouffe un (pshiit -pshiit au barbeuc ,miam) on se dit encore un que les bretons n’auront pas ! smiley


                • Fergus Fergus 5 mai 2014 18:57

                  Bonsoir, Aïta.

                  Effectivement, et l’ami capenoule Raoul en savait quelque chose, lui qui appréciait cette spécialité locale arrosée d’une bonne bière du cru.

                  Cela dit, à Paimpol lors du Festival, on ne déguste pas que les harengs néerlandais, mais aussi des harengs cht’is de la Côte d’Opale, en écoutant par exemple Les vareuses porteloises (des habitués de Paimpol) chantant... Amsterdam !


                • L'enfoiré L’enfoiré 6 mai 2014 10:47

                  Les maatjes avec du lait comme boisson, faut essayer, c’est sublime. smiley


                • Fergus Fergus 6 mai 2014 11:46

                  @ L’enfoiré.

                  Sauf erreur de ma part, les maatjes sont précisément des harengs nouveaux. En ce qui me concerne, c’est uniquement avec de la bière ou du vin, car je fuis le lait depuis l’âge de 10 ans. Mais c’est sans doute un mariage très bon pour les amateurs.


                • L'enfoiré L’enfoiré 6 mai 2014 12:17

                  « les maatjes sont précisément des harengs nouveaux. »

                  Exact. Il provienne très souvent du nord de la Norvège. Carrefour a déjà envoyé son représentant pour en acheter. C’est en fin mai que les maatjes vont apparaître sur les étales ;

                  « avec de la bière ou du vin »
                  C’est parce que vous n’avez pas travaillé avec des Hollandais. Au mess, c’est avec du « karne melk » ou du « volle melk » que tout s’harmonise. J’ai encore le goût en bouche. En plus comme j’aime le lait froid, pas de problème.

                • Fergus Fergus 6 mai 2014 12:57

                  @ L’enfoiré.

                  Le lait, pas possible pour moi, j’y suis devenu totalement allergique au point de ne pas pouvoir manger une purée !


                • Abou Antoun Abou Antoun 7 mai 2014 16:24

                  Je confirme Aïta, à Boulogne on dit :
                  « à chacun sin pain et s’n’harin ».


                • Abou Antoun Abou Antoun 7 mai 2014 17:26

                  Le lait, pas possible pour moi, j’y suis devenu totalement allergique au point de ne pas pouvoir manger une purée !
                  Fergus, m’est avis que vous ne regardez pas assez la télé.
                  Ou alors vous êtes un vrai rebelle, comme la plupart des lecteurs d’AV.


                • Fergus Fergus 7 mai 2014 17:49

                  Bonjour, Aïta.

                  La télé, je la regarde le moins possible. Quant aux produits laitiers, si j’exècre le lait et la crème sous toute ses formes, je suis en revanche un très gros consommateurs de fromages, du genre très affinés et très forts en goût de préférence, (y compris des fromages cht’is comme le maroilles). Ce matin encore, ma fromagère m’a offert un époisses périmé dont je vais me régaler.


                • rocla+ rocla+ 7 mai 2014 18:01

                  Bonjour Fergus , 


                  Un vieil époisses avec un bon pain et un bon canon 
                  la vie est belle .

                • rocla+ rocla+ 7 mai 2014 18:29

                  Mais ,


                   pour parler de Hollande il y a le fromage 
                  Amsterdamer .

                  J’ ai eu l’ occasion de manger du vieil amsterdamer au cumin 
                  également à signaler .

                  Sinon une autre spécialité vendue sortie direct d’ un espèce 
                  de gaufrier sur le marché une petite galette cuite du miel 
                  par dessus recouvert d’ une autre galette .

                  Ca s’ appelle pofferties  un nom comme ça .

                • Fergus Fergus 7 mai 2014 19:35

                  Bonsoir, Capitaine.

                  Pour ce qui est de déguster un bon époisses bien arrosé, pas de doute, c’est le bonheur assuré !

                  Je n’ai jamais goûté l’Amsterdamer comme fromage, mais j’ai en revanche fumé autrefois du tabc Amsterdamer. Souvenirs...

                  Pour ce qui est des poffertjes, ils sont très populaires à Amsterdam. Certains restos sont d’ailleurs, à juste titre, renommés pour leur qualité et celle de leur pannekoeken.


                • claude-michel claude-michel 5 mai 2014 17:13

                  Un très beau dépaysement...merci Fergus pour cet instant (trop court hélas)...Une ville superbe en effet...que du bonheur de visiter cette ville.. !


                  • Fergus Fergus 5 mai 2014 18:57

                    Bonjour, Claude-Michel.

                    Je partage totalement votre enthousiasme pour cette ville magnifique et attachante.


                  • Xenozoid Xenozoid 5 mai 2014 18:05

                    ah Amsterdam.ik miss het,ce qui m’a toujours surpris au paybas c’est le nombres de sub languages,toute la subtilité de la langue mélangé de chauvinisme locale,,mais bon,c ’est tres connu,a amsterdam tu reconais tous le monde,une hyper evaluation des esprits,et une sous évaluation de la politique de la haye,cela ce retrouve dans la culture du foot....la competition,m’enfin la reine est morte lang leve de koning.ahahaha,sinon, le tayler museum est tres bien in harlem,plein de sous entendu.le faux st siege dans le brabant et le vrais capitalism. chez les royaux....la hollande l’autre pays qui n’est pas


                    • Fergus Fergus 5 mai 2014 19:12

                      Bonjour, Xenozoïd.

                      J’avoue humblement ne pas maîtriser les subtilités du néerlandais pour déceler les particularismes locaux. Bien content déjà de réussir à comprendre ici et là des infos non traduites en anglais, ce qui, il faut le reconnaître, est très rare.

                      Vous allez un peu vite en besogne, la reine Béatrix n’est pas morte, mais a abdiqué l’an passé comme l’avaient fait avant elle sa mère et sa grand-mère. C’est donc un roi, le très populaire Willem-Alexander, qui maintenant coupe les rubans des inaugurations aux Pays-Bas.

                      Merci pour le conseil sur le musée Teyler de Haarlem.


                    • Xenozoid Xenozoid 5 mai 2014 21:31

                      moi j’ai une photo du bilderberg que personne n’a.pas mal
                      .a la haye, au vue de tous

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