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Accueil du site > Culture & Loisirs > Voyages > Rapport du Secrétaire général de l’Organisation Mondiale du Tourisme (...)

Rapport du Secrétaire général de l’Organisation Mondiale du Tourisme mai 2018

La croissance persévérante du tourisme ces dernières décennies ouvre d’immenses perspectives pour le bien-être socioéconomique, la réduction de la pauvreté et, plus généralement, pour la progression des 17 objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030. En 2017, les arrivées de touristes internationaux ont augmenté de 7 % pour se situer à 1 milliard 322 millions. 2017 a été la huitième année consécutive de croissance soutenue depuis la crise économique et financière mondiale de 2009. On n’avait pas aperçu une telle séquence de croissance solide et continue depuis les années 1960.

Propulseur de la croissance économique et du développement, le tourisme produit des effets immenses en termes de création d’emplois, d’investissement, de développement des infrastructures et de promotion de l’inclusion sociale. Étant l’un des secteurs clés, à l’échelle mondiale, du commerce de services et la troisième source de recettes d’exportation, en 2016, derrière les combustibles et la chimie, le secteur du tourisme représente un pilier essentiel des stratégies nationales d’exportation et de la diversification économique. La valeur, la croissance et la résistance du tourisme aux chocs extérieurs ces dernières décennies certifient la capacité du secteur à jouer un rôle notable dans la réalisation du Programme 2030 et des objectifs de développement durable. Il faut, selon le Rapport du Secrétaire general de l’Organisation Mondiale du Tourisme (UNTWO) pour que le secteur du tourisme soit une grande force motrice du développement durable, un cadre global et intégré de politiques et un système efficace et transparent de gouvernance permettant et aidant la collaboration multipartite en matière de planification, de développement et de gestion du tourisme. Ceci passe par un renforcement des politiques et des structures de gouvernance afin de pouvoir s’appuyer sur un cadre résilient et bien défini et de permettre la mise en oeuvre des stratégies de développement touristique durable. Pour que les intentions se traduisent en actes et en résultats, le tourisme ne doit plus être une considération accessoire, mais au contraire un élément central de la prise de décision, dans les domaines aussi bien public que privé, pour inscrire l’action dans le cadre d’une approche vraiment nationale et transversale du secteur. De nouveaux axes et domaines de travail importants seront l’innovation, l’économie numérique, les destinations intelligentes et l’investissement, de même que la participation des PME. Un changement de mentalité est nécessaire pour rationaliser le travail, accroître la compétence et mettre pleinement à profit les nouveaux modèles de gestion du tourisme. Le tourisme est cité expressément en tant que but dans trois des objectifs de développement durable de l’Organisation des Nations Unies : l’objectif 8, l’objectif 12 et l’objectif 14, lesquels ont trait, respectivement, à la croissance économique partagée et durable et à l’emploi, aux modes de consommation et de production durables et à l’exploitation de manière durable des océans et des ressources marines. Or, du fait même de son opulence, de sa nature transversale et de ses connexions avec d’autres secteurs tout le long de sa vaste chaîne de valeur, le tourisme détient le potentiel de contribuer, directement et indirectement, à la totalité des 17 objectifs de développement durable.


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2 réactions à cet article    


  • Chourave Clark Kent 31 mai 16:58

    On voudrait le beurre et l’argent du beurre.

    Les produits touristiques (voyages, séjours) ont été repeints en vert, comme les autres. 

    « Écotourisme » est un oxymore de plus, qui se marie très bien avec le modèle genre, le « développement durable ». L’écotourisme est devenu une grosse industrie sur laquelle misent de nombreux pays ou régions qui croient pouvoir pallier à un manque d’équipements industriels en vendant des services éphémères.

    Le tourisme en jet, même affublé du préfixe « éco » reste une activité réservée à une minorité de nantis à l’échelle du monde, les mêmes qui, qui par leur mode de vie de gaspillage archndisé et packagé saccagent la planète.


    Il reste synonyme de transports aériens, d’infrastructures polluantes et de nuisances sonores, et environnementales.

    • soi même 31 mai 22:49
      Ce qui est étrange c’est que l’on à plus confiance a son terroirs, à son département à sa région à son pays mais par-contre à une institution international qui par principe ce fout comme l’an 40 des autonomes qui vie dans un lieux hautes symboliques du patrimoine mondiale de l’humanité.
      C’est beau le tourisme le 7 continents de la pollution de masse.

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