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Quand le net tisse la toile

Réforme

Entre les sites des partis politiques, ceux des députés et les pages conçues par des associations, des journalistes ou de simples citoyens, l’électeur a l’embarras du choix sur le net. Mais peut-on pour autant parler d’une révolution dans le paysage médiatique ? Pour Roland Cayrol, directeur de l’institut de sondages CSA, «  Internet est l’un des acteurs majeurs de cette campagne. C’est un lieu d’information et d’échanges au potentiel énorme. Quand Dailymotion met en ligne des vidéos non diffusées ailleurs, on rélève une centaine de milliers de consultations. Le document dans lequel Ségolène Royal parlait des 35 heures pour les professeurs de collège a attiré une foule d’électeurs, de même que son passage à Bondy. » A en croire le politologue, ce qui suscite l’intérêt, c’est la possibilité de surfer en toute liberté. Pour les dirigeants politiques aussi, le net est un espace d’expression qui permet de contourner les limitations imposées par le CSA en matière audiovisuelle. En effet, le strict respect du temps de parole entre les douze prétendants ne s’impose pas sur le web, puisqu’il y est techniquement impossible. C’est ce qui a poussé François Bayrou à proposer le 3 avril dernier à ses trois principaux challengers de débattre sur le net. Du coup, plusieurs sites se sont emparés de l’initiative, tel Agoravox, le site des rédacteurs citoyens, qui plaide depuis le début de la campagne pour l’organisation d’un débat filmé, animé par un journaliste. Si Ségolène Royal et Jean-Marie Le Pen y ont répondu favorablement, Nicolas Sarkozy a opposé une fin de non-recevoir en assurant qu’il « serait tout à fait artificiel de choisir un candidat plutôt que tel autre. »[...]






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