En vous lisant, et notamment sisyphe, je voudrais ajouter ceci :
Voilà (coming-out) cela fait des
années que je ne vote plus. Cela fait longtemps que j’ai compris qu’il y
a dénaturation du vote, déni. Il y a une politique (économique). Une
seule (et c’est d’autant plus vrai depuis la victoire du « Reaganisme » et
du « Thatcherisme »). Et quoi qu’on dise, qu’on glisse dans l’urne, c’est
cette politique-là, qu’on veut nous faire avaler. Et si on vote non,
majoritairement, comme d’autres (les irlandais, les hollandais) soit ils
passent pas derrière, soit ils nous refont voter jusqu’à ce qu’on dise
oui. Alors pourquoi, dites-moi pourquoi, j’irais mettre ma voix, un
dimanche. Pour quoi faire ? Puisque tout est plié d’avance ? (Allez-y, crachez moi dessus ! ..)
Après 2002, je me suis dit, bon, il faut y retourner. Même si Le Pen,
c’est nib ! Faut pas raconter de conneries. Ce type ne passera jamais.
Et sa fille, non plus. Tout ce que le FN peut faire c’est emmerder les
autres partis. Et les médias. C’est une force de nuisance. Mais à qui la
faute, bordel ?
Nonobstant, me suis dis que merde, on avait l’air fins, nous qui
donnions des leçons aux autrichiens, aux italiens avec l’alliance
Berlusconi/Fini (Fini, qui préface les livres de Sarkozy en Italie, mais
tout le monde s’en fout, bien sûr !). Donc, retournons aux urnes. Et
là, que vois-je ? Le 29 mai 2005, et ce déni incroyable. Merde ! MERDE !
Qu’ils aillent se faire foutre ! Voilà mon bulletin !
Et alors, quand j’entends l’argument, attention, les abstentionnistes,
vous faites le jeu du FN, c’est tellement malhonnête intellectuellement !
C’est digne de Frédéric Lefebvre et d’une Morano (deux insultes à la
politique). Ceux qui font le jeu des extrêmes, messieurs, ce ne sont pas
les électeurs, ni les abstentionnistes, ce sont ceux qui se torchent
avec le vote des citoyens.
Or donc, la rue, voilà notre voie ! La seule ! Et c’est pas gagné !
Parce que abrutis de télé, de jeux à la con, égoïstes comme jamais, il
faudra je ne sais quel chaos pour que cela se produise. Parce que l’on
nous monte, constamment, les uns contre les autres, les petits contre
les petits, public contre privé, ah regarde l’autre, il touche 50€ de plus que ta pomme, et cet étranger qu’a droit à ci, à ça, ah comme c’est pervers, comme on sait bien jouer du pire de la nature humaine, et comme ça marche, nom de Dieu ! C’est à pleurer !
Je dis que oui, ils nous méprisent, et copieux, peut-être que ça finira
mal, peut-être pas.
Peut-être pas parce que pour ramper, c’est clair, on n’est pas les
derniers. Et je fais partie des moutons. Ce n’est pas parce que je tiens
un blog à la noix que je m’absous. Je fais partie des lâches. je fais
partie de la masse. Je suis dedans, fait comme un rat. Point barre.