@Demian west
Merci pour votre réponse.
Si j’ai bien compris votre point de vue, je crois qu’il est à la base très différent du mien.
De mon coté, même si j’apprécie Platon pour d’autres facettes de sa philosophie, je n’ai jamais adhéré à son « monde des idées ». Je ne crois pas en une beauté unique, idéale. Je préfère la beauté de la diversité dans notre monde imparfait. Pour moi les idées naissent du monde réel et non l’inverse.
Et un objet peut faire sens en lui même, sans avoir besoin de discours accompagnateur. En revanche, je trouve intéressant qu’un artiste puisse expliquer sa démarche, comme vous le mentionnez, pour proposer, enrichir, mais ce qui me déplaît c’est que l’artiste veuille absolument imposer tyranniquement un sens unique à l’oeuvre, alors que pour moi sa richesse réside aussi dans les multiples interprétations qui peuvent en être faites. C’est sans doute très contestable comme point de vue, mais j’estime qu’une fois livrée au public, l’oeuvre n’appartient plus totalement à l’artiste.
Puisque nous parlons de la Joconde, ce qui fait son intérêt c’est aussi les multiples façons dont le spectateur lambda peut interpréter l’expression de son visage. Ce qui est bien sûre très différent de la démarche de l’historien qui lui tentera à juste titre de comprendre les véritables intentions de l’auteur.