J’y suis allé la semaine dernière au musée Rodin. 25 ans que je n’avais pas revu ses oeuvres. C’était un créateur de génie mais du genre compulsif. Il n’est que de voir dans la partie de sa collection japonaise, la tête ou le masque d’Anako qu’il moule à moult exemplaires. Anako par ci, Anako par là avec son rictus de douairière. Il devait l’avoir dans la peau cette théâtreuse...J’espère qu’elle était plus belle au naturel comme une photo le suggère...
Ce qui gâche tout, c’est le nombre de conge-payes qui se font photographier en prenant la pose du penseur ou les gros sacs qui restent figés devant la porte de l’enfer. A l’intérieur de son hôtel particulier, ce sont des cohortes de traîne-savates. Manquent plus que la barbe à papa et le cornet de glace. Faudrait mettre çà en vente au troquet. Les piétons de la culture, ils ont tous le même uniforme : tongs, shorts, marcel et sac à dos pour mettre le coca-cola. Bref, pour apprécier les chefs-d’ouvre dudit Rodin, c’est nuitamment qu’il faudrait les contempler...J’aurais d’ailleurs un faible pour les quelques oeuvres sensuelles, douces au toucher, de Camille Claudel...