Je suis d’accord au fond avec toutes vos remarques. Je reviendrai juste sur le 1er point.Le médecin doit d’abord, principe hippocratique veiller à la santé de son patient avant d’avoir à le soigner, ce qui est en quelque sorte l’échec de sa tentative de la garder en bonne santé. Cet objectif est bien entendu utopique mais reste éthique. Les rémunérations basées seulement sur l’acte ou l’activité favorisent les soins de la maladie et n’encouragent pas les efforts de santé. Il faut distinguer le paiement à l’acte des médecins et le paiement à l’activité des hpx, même s’ils ont des points communs.
Dans de nombreux pays il existe un « mix » entre paiement à l’acte plafonné en volume et rémunération forfaitaire pour des activités preneuses de temps (consultations longues, investissement médico social, synthèses, coordintion de réseaux,...etc) : c’est sans doute un juste milieu qu’il faut arriver à définir.
Dans les hpx, le paiement à l’activité favorise la réalisation des actes techniques bien tarifés, c’est à dire coûteux pour la collectivité. Cela me parait aberrant. C’est là la logique concurrentielle sur un marché du soin dont vous parlez.