Alpo47,
je ne critiquais pas votre remarque sur le superflu, elle est effectivement fondée.
J’ai moi aussi dans mon entourage des gens qui ont le nec plus ultra en matière de portables, avec forfait cher et tout, et qui affirment ne pas pouvoir vivre sans. Je précise qu’il ne s’agit ni de commerciaux, ni de gens faisant des déplacements fréquents. Je dois reconnaitre que les services dont ils disposent partout sont très intéressants, mais ils ne sont pas vitaux. En réalité, c’est un choix de confort et leurs ressources leur permettent de se payer ce genre de gadget. Là où le bât blesse, c’est qu’en cas de baisse de ressources, ce n’est pas ce poste "superflu" qui sera remis en cause, mais les dépenses courantes et cela renforce le sentiment que le pouvoir d’achat en a pris un coup.
Concernant le pouvoir d’achat, je n’aborderais pas ce point dans ce commentaire, car se serait trop long.
Je dirais juste que le "pouvoir d’achat" n’est pas une variable gouvernementale, que le gouvernement ne peut pas agir directement dessus et que le candidat Sarkozy a eu tort de faire des affirmations plus que légères sur le sujet. Je pense que s’il les a faites, c’est pour deux raisons : d’abord, parce que cela lui rapportait des voix ; ensuite, parce que à l’époque, les indicateurs économiques ne faisaient pas état d’une crise. En conséquence, si le pouvoir d’achat s’était amélioré en raison d’une conjoncture favorable, il aurait porté la chose à son bilan, même si les paramètres lui échappaient complètement.