Vous avez certainement raison d’associer le retour du religieux avec les angoisses et les contradictions de l’homme du XXIème siècle, confronté à des périls qu’on croyait , au XIXème et au XXème siècles maîtrisables ou conjurables. Il faut souligner aussi que l’écroulement d’autres utopies a laissé un vide que la religion peut combler. Tant qu’elle ne concerne que la sphère privée, et qu’elle ne cherche pas à s’imposer par le fer ,le feu ou la manipulation de personnes vulnérables, la religion n’a rien de redoutable. D’ailleur, ce ne sont pas tant les religions en elles-mêmes qui sont dangereuses - bien qu’il y en ait eu de sanguinaires - mais la manière dont elles sont instrumentalisées pour servir d’autres appétits que le Spirituel. Cela n’a rien de nouveau, et pourtant, la manoeuvre est toujours aussi efficace.
(Et, pour revenir sur un détail, pourquoi accompagner le terme "athéisme" de l’épithète "obtus" ?)