Ségolène Royal a réussi à se faire battre par Sarkozy, là où un babouin professant vaguement des idées de gauche aurait triomphé sans problème. Et à la suite de cette défaite consternante, consécutive à une campagne béante de vacuité, elle s’exclame, ravie : "il y aura d’autres victoires". On ne peut pas s’offusquer qu’une majorité de militants socialistes, les yeux enfin decillés, émettent quelques doutes quant à la qualité politique de celle qui entrera dans le coeur des cadres un certain jour d’été 2008 où l’Assemblée Nationale vota la suppression des RTT et le rétablissement de l’esclavage, ce contre quoi elle s’insurgea en ces termes : "mon appartement, mon appartement, quelqu’un est rentré dans mon appartement !"
Ouvrez donc les yeux sur votre pasionaria. Reprenez au moins son parcours politique, les lois dont elle est à l’origine. Ce n’est qu’une accablante litanie de démagogie, de ratés et d’inefficacité élevée au rang d’art.