Le PS vit la fin d’un cycle. La fin d’une impulsion, celle de François Mitterrand.
Que sont les "éléphants" ? Sinon des hommes et femmes politiques qui ont cru à leur "pouvoir" individuellement, alors qu’ils n’en étaient que des « héritiers ». Les héritiers d’un génie politique. Certains ont eu à la fois le courage, mais aussi l’orgueil de vouloir en faire l’inventaire de cet héritage. Mais tous on agit comme si cet héritage était une rente à perpétuité… Il fallait travailler. Les éléphants se sont révélés être de « super » militants, peut-être à l’exception de Fabius (je le dis d’autant plus facilement que je n’apprécie pas le bonhomme), des super militants rien d’autre. Pas de vision, pas d élan, juste un mode de fonctionnement partisan pour tenter de préserver le pactole. Ca n’a pas suffit.
Si vous ajoutez à cela une spécificité de la gauche récente, qui est son aversion du « chef », du leader forcement suspect de dérive totalitaire, jamais assez collectif, une aversion érigée en dogme, vous avez le décor, simple, pour une vraie crise. Elle est là.