• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Signaler un abus

Patrick Adam 26 octobre 2006 09:32
Patrick Adam

@ C Florian

L’idée de métissage ne peut être admise que dans une société qui admet la diversité en son sein, ce qui n’est le cas que des sociétés occidentales qui ont atteint un niveau de développement qui leur permet de remettre en cause des modes de fonctionnements primitifs. Les sociétés anciennes fonctionnent avant tout à l’identification, à l’appartenance. La société de la péninsule arabique dans laquelle s’est forgé l’islam en est un exemple patent. Il en allait autrement de la Palestine du Ier siècle où se mélangeaient les populations les plus diverses.

Le XIIIème arrondissement de Paris ne se métisse pas beaucoup, Chinatown non plus. Les Chinois ont une conception du monde qui n’est pas la notre. Les étudiants africains souffrent beaucoup dans ce pays. Il y a régulièrement des morts, mais on préfère ne rien en dire. Les Russes sont aujourd’hui sur la même voie, mais eux aussi ont des problèmes identitaires depuis le Moyen Âge. Le mâle musulman peut se marier avec des femmes hors de la communauté (qu’il s’empresse quand même assez souvent de vouloir convertir) mais le contraire (une musulmane épousant un chrétien) est souvent considéré comme un crime impardonnable.

J’ai évoqué les thèmes de « métissage » et de « nomadisme » (en faisant référence à J. Attali qui sur d’autres sujets se montre une excellente « tête chercheuse ») car ils me semblent significatifs des concepts qu’on « balance », juste pour se faire plaisir, sans se rendre compte qu’ils occasionnent plus de dégâts que de bonheur.

En l’état actuel du monde, supprimer les frontières est une utopie dangereuse, à moins de vouloir faire une Yougoslavie ou un Libéria planétaires, c’est-à-dire une terre parcourue par des milices qui se vendront au plus offrant.

Avant de vouloir faire le bonheur de la planète, attachons nous sérieusement à faire le bonheur des continents, en développant le notre selon des règles de vie commune parfaitement définies, et en aidant ceux qui, manifestement, ne peuvent s’en sortir seuls.

Vous dites : Quand le Maghreb, puis le reste de l’Afrique auront une économie prospère, rien n’empêcherait d’ouvrir l’espace Schengen ou d’étendre le marché commun. » Vous mélangez deux objectifs : étendre le marché commun, la masse d’accords bilatéraux entre l’UE et le reste du monde s’en charge. Quant à l’espace Schengen, qui n’est pas étendu à notre continent, apprenons d’abord à le faire fonctionner chez nous avant de vouloir l’exporter, d’autant que la prospérité de l’Afrique demandera sans doute un effort gigantesque sur un bon siècle et que tant que ce continent ne s’attaquera pas sérieusement à son problème démographique, il n’est pas possible de lui offrir nos portes comme vous le souhaitez.

Bien à vous. Patrick Adam



Palmarès
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/