J’ignore si AG est appointé
par la CIA ou le Mossad, ou s’il bosse gracieusement pour eux, mais le fait est
que sa présentation unilatérale et réductrice de situations complexes, ses
parti pris grossiers (Tchétchènes ? gentils. Palestiniens ? vilains.
L’armée russe ? des monstres ! Tsahal ? un ange !), sa
participation volontaire à des entreprises de désinformation (comme celle qui
conduisit à l’invasion de l’Irak)) et ses retournements de veste (le mec qui,
il y a quarante ans, souhaitait la mort des gaullistes fait aujourd’hui de la
lèche à Sarkozy) font de lui un zélé propagandiste*, ce qui est à peu près le
contraire de la rigueur d’analyse, voire de l’impartialité qu’on attend d’un
intellectuel.
Il est même pire que BHL
dans la mauvaise foi partisane, parce qu’il a l’air « plus sérieux »
que ce dernier, qui est à la philosophie ce qu’un danseur mondain est au corps
de ballet de l’Opéra.
* de la cause
américano-sioniste, bien sûr. Mais ce serait la cause russe, chinoise ou
islamiste que le problème demeurerait le même : un Glucksmann, à l’autre
bout du spectre idéologique, se situe au niveau dérisoire d’un Dieudonné. Ce
n’est pas Normale sup’ qu’il aurait dû faire, mais l’Ecole du rire.