Aujourd’hui M.Balladur reprend le même discours, en agitant les bras
pour faire peur : vous finirez comme les grecs si vous n’acceptez pas
la dure loi de la « compétitivité internationale » et d’une "économie
ouverte". Inconscients qui gaspillez encore des sous pour les dépenses
sociales !
« Economie ouverte »... Ouverte aux profits des
grandes firmes, pas un doute. Il faudrait surtout s’interroger sur le
maintien des « acquis » de M.Balladur et de ses petits copains des
affaires, qui jouent depuis vingt ans sur tous les tableaux, piochant
leur main d’oeuvre là où elle est maintenue dans un état de soumission
par des gouvernements irresponsables, et reprochant par ailleurs aux
autres de ne pas mettre assez leur population au service du marché du
travail.
Ca fait depuis bien trente ans qu’on nous bassine avec
cette rhétorique simpliste, en désignant la « compétitivité » comme seule
planche de salut.
S’il veut harmoniser les régimes de protection
sociale, il n’a qu’à retenir la proposition de Mendès-France lors des
pourparlers pour le traité de Rome : une harmonisation par le haut,
seule permettant une concurrence fiscale et sociale par le bas.