Après la grave fuite d’uranium a Tricastin
Après la grave fuite d’uranium du 8 juillet, et de nombreux autres
événements au cours de l’été (au Tricastin, ailleurs en France, et dans
divers pays étrangers), le site nucléaire du Tricastin s’est à nouveau
retrouvé au coeur d’une nouvelle affaire grave : deux barres de
combustibles sont restées suspendues accidentellement, du 8 septembre au
26 octobre, au-dessus du coeur du réacteur n°2.
Un accident pouvait se produire à chaque instant et en particulier
lors des tentatives de récupération de ces barres. Heureusement, après
un premier échec, cette affaire sidérante s’est bien terminée (d’après
EDF) : les barres de combustible ont pu être récupérées sans causer
d’accident.
Néanmoins, cette affaire pose de graves questions pour la suite,
au Tricastin et dans les 30 autres réacteurs de 900 MW que l’on trouve
en France : d’autres barres de combustible ne vont-elles pas "jouer les
filles de l’air" lors des ouvertures de cuve ? Si c’est le cas, est-ce
que la chance sera encore de mise et permettra d’éviter un accident
nucléaire ?