« »« »« »« De plus, il est immoral dans la conjoncture présente de favoriser les créanciers de ces banques au détriment du contribuable, les pertes latentes de ces établissements se devant ainsi d’être redistribuées sur l’ensemble de la chaîne dont bien-sûr l’actionnariat. »« »« »« »
Je crois que si les choses se passent de cette mauvaise manière, c’est parce que la masse le veut.
Bien sûr qu’à lire ce que les Agoranautes écrivent, on dirait que la masse ne le veut pas. Mais en fait, au-delà du cercle de ceux qui viennent ici pour protester, les autres qui ne disent rien, veulent cette situation. Ils votent en faveur du sauvetage des banques et aux dépens de la masse, parfois par méconnaissance, parfois en toute connaissance de cause.
Car si l’on considère plus simplement le principe de la démocratie qui pourrait être directe au lieu d’être représentative et si l’on remarque que la très grande majorité des gens ne veulent même pas envisager la formule directe, on est bien obligé de conclure que les gens préfèrent toujours le statu quo, même pourri, à l’inconnu.
C’est ce qui fait que malgré les épouvantables inconvénients du salariat, la très grandfe majorité des gens refusent de monter leur boîte et préfèrent larbiner pour une entreprise dont ils ne connaîtront jamais les véritables et parfois innombrables et éphémères patrons.
Pour en casser, on en casse du sucre sur le capitalisme, sur les patrons. Mais on chiale quand ils ne répondent pas à nos demandes d’emploi.
Le curé a été marginalisé, mais le docteur, le patron, le député et le banquier restent les autorités centrales pour la grande majorité des gens.