Bravo pour cet article.
Le fan de blues rock que je suis, qui a
biberonné au « British Blues Boom », ne peut qu’être
impressionné devant un travail musicologique aussi approfondi.
Il n’en reste pas moins que je ne suis
pas un adepte de Gary Moore, qui à mon humble opinion ne tient pas
la comparaison avec son légendaire ainé : Peter Green ; que je place
au sommet des « Guitar Heroes » des 70’ (oui, devant :
Clapton, Beck, Page), notamment pour sa créativité mélodique et
pour l’incomparable finesse de son toucher.
Malheureusement, si l’on se tourne de
l’autre côté de l’atlantique, Gary Moore, qui reste un excellent
guitariste capable de dynamiser n’importe quel standard,
ne parvient quand même pas à se hisser au niveau des tueurs
sudistes que sont ; Johnny Winter, Duane Allman, Roy Buchanan.
Il en va de même si on le confronte
par exemple à Buddy Whittington, comme le montre la vidéo cité
dans ton article, où Gary Moore est un peu « plan plan »,
là où le guitariste de Mayall donne la preuve qu’il est de la
trempe des « Guitar Heroe », car il fait preuve d’un registre technique plus étendu et de d’un style réellement original.