J’apprécie beaucoup Villepin, mais je pense qu’il perdrait toute toute crédibilité (ainsi que ses 7%) si il s’abaissait à négocier avec Nabot 1er. Quand on prétend représenter la grandeur, la moindre des choses est de ne pas se courber.
Cela dit, j’ai un peu de mal à cerner le personnage. Par ses origines politiques et ses origines tout court, c’est clairement un conservateur, mais il demeure un mais : c’est peut-être bien le seul capable de se « dépasser » ou de produire un coup d’éclat. De Gaulle aussi était un conservateur, mais ça ne l’empêchait pas d’être visionnaire. Or, la situation actuelle exige un progressiste ambitieux, un réformateur extrêmement audacieux et engagé, voire un authentique révolutionnaire.
Sinon, pour « en sortir », il reste toujours l’insurrection. Cependant, sans projet politique clair et bien défini, ainsi que des politiques engagés pour le porter, une insurrection est condamnée à n’être finalement qu’une émeute. On a déjà connu ça en 1848. Inutile de refaire les mêmes erreurs.
Ô désespoir...