Généralement les pauvres (au sens socialio-étatiste, c’est à dire ceux que ont pour revenus une fraction arbitraire du revenu médian de la population) reçoivent plus qu’il ne contribuent. Et de ce fait sont des clients naturels de ceux qui promettent monts et merveilles.
Sont-ils ingrats ?
Oui et non.
Car est souvent aigüe chez eux le sentiment des obstacles qui leur sont imposés, des règles tatillonnes, et surtout l’humiliation administrative, les files d’attentes de Pôle Emploi, de la Sécu, etc...
Les files d’attente, justement.
De la société étatiste et consumériste le pauvre ne connait principalement que ceci : papier abscons à remplir et files d’attente.
Alors de temps en temps le pauvre a envie d’être fier.
Et il devient un ingrat.