Cher Christophe. Merci pour ce rappel d’histoire des mouvements sociaux que mes excellents professeurs (Bilger, Fitoussi) m’avaient également enseigné au cours de mes études universitaires. Le temps ayant hélas passé...J’en ai cependant retenu la différence entre un syndicalisme réformiste et participatif et un syndicalisme strictement revendicatif soutenu par une ligne politique qui n’ose plus dire son nom. Je considère mais vous avez le droit de ne pas être d’accord, que la montée des corporatismes marginalise les syndicats d’autant plus qu’ils restent figés pour des raisons très souvent internes sur la défense d’acquis sociaux antérieurs, sans accepter non pas réellement de les réduire, mais plus simplement de les déplacer. Cette terrifiante résistance au changement dont nos plus jeunes se font désormais les héraults est une spécificité française dont nous n’avons hélas pas fini de payer le prix.