Vous avez tout à fait raison d’insister sur la morale et la
spiritualité nécessaire à une révolution et c’est justement ce qu’il se
passe ici, cette révolution est avant tout éthique.
Un peu comme
si la barrière morale qui place la recherche « d’un monde meilleur »
« d’un monde plus juste » dans le ridicule rayon des « douces rêveries », s’était en
partie effondrée.
D’ailleurs, le déclencheur n’est pas
qu’économique et social, en plus d’une récente panoplie de loi liberticides, les -chaque fois plus décomplexées-
ingérences occidentales dans le monde y sont pour beaucoup aussi.
Ici, cela
provoque un fort sentiment d’injustice, de dégout
d’être complice.
Mais ça
n’est pas ce « boum violent et bruyant » que l’on attend d’une révolution
non plus (surtout en France) c’est surtout un boum intérieur dans la
conscience de chacun qui a réussi à se reconnaitre dans ce mouvement
parti d’une centaine de « campeurs du 15M ».
Sans que personne
n’ait de revendications sociales précises, ni même politiques à
proprement dites, pas de colère, d’envie de punir, non, surtout une soif sincère et commune
de simple bon-sens, le « cri muet » de la vie qui entend poursuivre son évolution.