Cher Moraucon,
J’ai beaucoup apprécié vos diverses tentatives de faire dire à un article autre choses que ce qu’il démontre, faits et chiffres inclus.
De même, je salue le fait que votre déni des réalités vous amènent à ce contorsions amusantes, typiques effectivement de l’absence de réalisme minimale des cercles dirigeants français, mais de moins en moins européens au sens large.
Ce jour, outre que l’accord sur la Grèce tarde encore, que ce pays, avec d’autres, voit son déficit public s’accroître, que même Nouriel Roubini annonce sans grande originalité la fin par explosion de la zone euro, 3 banques françaises sont menacées de partir aux abimes par l’agence Moody’s.
Tout va bien pour vos thèses en dehors du temps, de l’espace et de la réalité.
Effectivement, vue d’Asie, votre acharnement à jouer la célèbre « Madame la Marquise » dont le château brûle et à qui son valet dit que tout va bien, ne peut que susciter compassion et ironie. Tout le monde n’ a pas le goût du suicide économique.
« Nul ne peut faire avancer l’âne qui ne veut pas bouger », dit le proverbe arabe. Ce dicton est adapté aux dirigeants français et à quelques autres qui s’enfoncent dans le néant (avec une Allemagne de plus en plus réticente.....et d’autres qui ne veulent pas payer !)
Nul ne peut faire sortir de leurs certitudes mortelles les « élites » aveugles d’un pays qui court au désastre et dont les hérauts clament au vent que tout va bien et ira mieux quand tout se détraque devant leurs yeux fermés.
Bien cordialement,