"La vie est difficile là bas au pays mais pouvait-elle s’imaginer avant de venir en France qu’il y avait un ailleurs « où
un gosse, pourri par le hasard de sa naissance, choisissait entre une
paire de baskets, des souliers de marche, de sport, de détente et des
bottines, se tapait le privilège de détester la purée, les épinards ou
le chou, alors que le soleil d’Afrique cramait les pieds nus d’autres
enfants. »"
Elle espère notre sympathie et notre compassion en insultant nos enfants ? Charmant...
Le plus grand obstacle que l’Afrique ait à surmonter est là, ce n’est
pas la chaleur ou le manque d’eau, mais cette philosophie selon laquelle
ce que nous possédons vient du « hasard ». Or il n’y a aucun hasard
là-dedans, nos chaussures ne sont pas tombées du ciel d’un dieu qui a
joué aux dés et dit « l’Afrique a perdu » ; nous en portons parce que nos
ancêtres ont travaillé pour développer la cordonnerie, et que nous
travaillons pour l’améliorer à chaque génération. Le Soleil d’Afrique
crame le pied de leurs enfants ? Pourquoi ne vont-ils pas tuer un zèbre,
ou un buffle, ou n’importe quel autre animal pour tailler des
chaussures dans son cuir ? Ou à défaut de gibier, pourquoi ne
cultivent-ils pas de plante à textile ?