Avec notamment, ce passage, auquel je souscris :
L’indignation ne suffit pas. Elle peut évidemment se faire point
d’accroche, sujet de réunion et de discussion. Elle peut aussi fournir
prétexte à de très jubilatoires et bienvenus coups de colères, de ceux
qui montrent que le peuple n’est pas mort et qu’il bouge encore. Mais
elle ne saurait représenter davantage que ce qu’elle est en son essence
même, c’est-à-dire un énervement temporaire provoqué par une situation
injuste. Nul motif, ici, de changer le monde – tout juste faut-il
permettre à chacun de dire combien il n’y a pas trouvé sa place. Il ne
s’agit pas tant de projeter la vision collective d’un nouveau monde que
de s’insurger de n’avoir pas trouvé de place dans l’ancien.
Article XI