Il n’a échappé à personne que les seules réformes
structurelles véritablement promues en Grèce concernent les relations du
travail et son coût, la sécurité sociale, le renforcement du secteur privé (qui
doit par ailleurs aligner ses salaires à ceux, de misère, du secteur
public). C’est sur ces réformes
qu’insiste lourdement la troïka.Les autres mesures d’ordre
structurel (bureaucratie, lutte contre les monopoles et oligopoles du marché
intérieur, corruption, système fiscal, etc.), les seules qui valent le coup
d’un effort national, sont à peine effleurées.Il n’a échappé à personne non
plus que les mesures exigées « produisent », en tant que telles, de
la récession. Il est donc tout à fait légitime,
non seulement de s’insurger contre des réformes intrinsèquement injustes, mais
surtout de penser qu’en Grèce, profitant de la « crise », se met en
place (par le chantage et des moyens coercitifs) un « modèle » qui
désagrège le système social européen, remplacé par celui que
l’Allemagne, via le Pacte budgétaire, veut imposer à tous.