L’inégalité devant l’accès aux différentes filières se pose au lycée. Car si l’on trouve des collèges un peu partout, les filières spécialisées des lycées sont souvent très éloignées dès que l’on habite loin des concentrations urbaines.
Ainsi, le collégien des villes peut choisir sans trop de problèmes la filière de son choix, même si c’est au prix de trajets parfois longs qui obligent à des amplitudes horaires au détriment du temps de sommeil et du temps de travail scolaire.
Il n’en est pas de même pour le collégien des champs dont les parents auraient la mauvaise idée en plus d’habiter à des années lumières des lycées d’être « trop » riches pour bénéficier de bourses. Or, les prix des internats sont devenus maintenant prohibitifs pour beaucoup de français moyens... Reste donc à espérer qu’un parent urbain ait la générosité d’accueillir dans son logis l’ambitieux rural. Cette inégalité me semble inacceptable, et elle s’accroît encore avec les études post-bac.
Aux citadins l’accès aux clés de la réussite, aux « ruraux » l’accès... à la clé des champs.