La colonisation est si avancée que personne ne semble avoir remarqué que cette ministre de la République utilise non pas sa propre langue, qu’elle a pourtant obligation d’utiliser dans l’exercice de ses fonctions, ni même celle de ceux à qui elle s’adresse (la langue russe), mais la langue des États-Unis.
« Ceux qui possèdent
les mots, la langue, possèdent aussi la pensée et, si l’on
possède la pensée des autres, on possède tout le reste »
(Vladimir Volkoff)
« Il y va de l’intérêt
économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si
le monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais. »
(David Rothkopf,
directeur général de Kissinger Associates)
« The use of
English boosts the political influence of the English-speaking
countries in ways perhaps more potent than gross domestic product of
military firepower. » (Washington Post et
l’International Herald Tribune du 7 juillet 1992)
("L’emploi de
l’anglais accroît l’influence politique des pays anglophones
beaucoup plus puissamment qu’une forte économie ou une grande
puissance de feu« . Cité dans »La colonisation douce",
de Dominique Noguez, Arléa, Seuil).