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Agafia 31 octobre 2012 14:48
Agafia

(..) Alexandre Soljenitsyne, prix Nobel de littérature en 1970, n’avait cessé de dénoncer, depuis son enfer glacé des « camps de travail » de la Kolyma, tout au long de son œuvre, ainsi qu’en attestent des récits tels que « Une Journée d’Ivan Denissovitch » ou « L’Archipel du Goulag ». (..)

@ l’auteur,

S’il a connu les affres du Goulag, de 1945 à 1953, (il fut libéré un mois avant la fin de sa peine grâce à la mort de Staline) Soljenitsyne n’a jamais connu les camps de la Kolyma, monsieur Schiffer.
De part sa formation en mathématiques, il travailla 4 années dans une charachka, c’est à dire une prison-laboratoire, non loin de Moscou, où des scientifiques condamnés aux camps travaillaient dans leur discipline, et pouvaient être considérés comme des « privilégiés » au vu du confort tout relatif dont ils bénéficiaient comparé aux zek condamnés aux travaux généraux.
 Il tirera de ces 4 premières années la matière de son livre le Premier Cercle. Les trois années suivantes, il les passera au nord du Kazakhstan dans un camp, à exercer le métier de maçon tel le héros de « une journée Ivan Denissovitch »... Un camp, certes, mais pas aussi effroyable que ceux de la Kolyma.

Je pense que vous devez confondre avec Varlam Chalamov qui lui passera 17 longues années dans les camps de la Kolyma, y survivant miraculeusement, et dont les terribles récits demeurent à ce jour, l’un des témoignages les plus glaçants et à la fois les plus bouleversants sur les pires conditions de vie des zeks.

Evguénia Guinzbourg, elle aussi, sera déportée à Magadan et connaitra la Kolyma, et témoignera également dans son ouvrage : Le ciel de la Kolyma, suite du premier tome intitulé LeVertige.

Cordialement,



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