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Mendosa 31 mai 2013 17:23
Mendosa

@JL

J’ai dit : ’’Si c’est comme ça que vous interprétez mes propos je ne vois pas l’intérêt que vous voyez à me poser des questions.’’

Votre appréhension de l’intérêt que je vois à vous poser des questions ne devrait pas dépendre de l’interprétation que je fais de vos propos : si je vous pose des questions, j’y vois un intérêt, même si vous ne le voyez pas.

Ou bien voulez-vous dire par là que je vous cherchez à identifier dans mes questions une arrière-pensée sous-jacente les générant, afin/avant de décider si vous allez y répondre ou pas ?

Je ne suis pas aussi manipulateur, je pose des questions car je cherche à comprendre les points de vu différents du mien, tout simplement. smiley
Ce qui ne veut pas dire que je prends tout pour argent comptant et ne vais pas exercer une lecture critique et le cas échéant demander un approfondissement si je ne vois pas un rapport/lien avec l’objet du débat ou si l’argument présenté ne me semble pas cohérent ou pertinent... donc effectivement parfois les questions posées servent à définir si cette cohérence/pertinence existe ou pas. De même que les arguments que je présente passent par la même analyse critique de la part de mes lecteurs (du moins je l’espère)... c’est ce en quoi consiste un échange non ?

Des arguments dans ces débats, j’en ai exprimé des dizaines, et d’autres avec moi. Mais c’est récurrent dans ces débats idéologique : l’idéologue ne reconnait jamais aucun argument autre que ceux qui confortent sa foi.

L’idéologue ne pourrait il pas faire preuve d’honnêteté ?
Je conteste votre caricature de l’idéologue se bouchant les oreilles... je pense qu’on peut être idéologue, voir idéaliste, et garder un esprit critique, dans le sens où l’exercice de cet esprit critique viendra effectivement conforter sa « foi ».
Et si cet esprit critique est probablement (et logiquement) plus souvent tourné vers les arguments opposés que ses propres arguments, il n’en demeure pas moins qu’il peut s’exprimer avec intégrité.

Enfin, je pense que ce sujet de débat est un peu stérile... on voit en général assez rapidement si quelqu’un est de bonne ou de mauvaise foi.

Maintenant, si vous voulez des verges pour vous faire battre...
N’est ce pas quelque peu présomptueux de votre part ?
Chez les homos, les verges servent (entre autre) à d’autres plaisirs smiley

... voici ce qu’on peut lire sur ma page auteur :
J’ai lu vos propos, sur votre page auteur, et sur les nombreux fils où vous les avez copie/collé... sont-ce donc les « arguments » que vous m’incitez à examiner ?

’’il convient de faire la nuance entre relation génitale (singulier) et relations sexuelles (pluriel) ; seul un couple hétérosexuel peut pratiquer la génitalité, chose que ne peuvent pas faire, ni deux, ni trois, ni dix êtres aux sexes identiques, c’est la raison pour laquelle, le mot couple est une appellation qui devrait être réservée aux couples hétérosexuels. De ce fait aussi, couple hétéro est un pléonasme, couple homo un oxymore.’’ Le seul couple digne de ce nom est le couple génital, et le mariage est la consécration du couple génital.

Bon je ne suis pas sur de comprendre ce que vous cherchez à dire.... vous semblez ramener le débat à une question de sémantique... vraiment ?

- seul un couple hétérosexuel peut pratiquer la génitalité
... du moins après la correction suivante : seul un couple hétérosexuel fertile et n’utilisant pas de moyen contraceptif peut pratiquer la génitalité.
Et alors ?

- utilisation du mot couple : Votre « c’est la raison pour laquelle » est fallacieux : la définition de ce qu’est un couple ne dépends pas de la capacité à enfanter des deux individus concernés par l’emploi du terme...
Restons dans le cadre de l’hétérosexualité : deux personnes s’aiment et vivent ensemble mais ne pratiquent pas le coït ... ne forment elles pas un couple ?
On voit bien là que ce qui les définit comme couple c’est leur attachement affectif et non pas « une fonction purement naturelle qui aboutit à l’engendrement d’un nouvel être sexué » (définition de la génitalité).
Étymologiquement, la définition du terme tient plus en sa description/caractérisation d’un attachement (qui peut être de plusieurs natures) entre deux personnes.

Ainsi dans les premières définitions du terme dans les dictionnaires on trouve souvent la référence au duo hétérosexuel, c’est logique : ce dernier représente la grande majorité des couples existants, il est donc normal qu’il soit cité en premier (comme on trouvera cité en premier l’ingrédient le plus présent (ce qui ne signifie pas nécessairement le plus important/déterminant) dans la liste des ingrédients d’un quelconque produit)... mais il n’est pour autant jamais cité comme étant la seule application valide du terme !
Ouvrez n’importe quel dictionnaire !! Dans certaines définitions le terme s’applique même à des objets, alors dire que ce mot ne s’applique qu’à des paires d’hétérosexuels... relève de la démarche d’idéologie telle que vous la mentionniez plus haut (caricaturale donc).

Apparemment ce qui vous gène c’est qu’on parle de « mariage », terme que vous considérez ne pouvoir être employé que pour désigner un couple hétérosexuel... mais que voulez-vous... vous n’êtes pas l’académie Française, ce n’est pas vous qui décidez du sens des mots...

Et justifier le déni de droit à une partie de la population sur cette simple question sémantique ça ne vous pose pas problème ?

Je ne suis pas d’accord avec l’emploi très répandu de « malgré que », « voir même » ou encore « amener quelque chose »... je ne vais pas pour autant contester une loi et défiler dans la rue parce qu’une loi donnant des droits à quelqu’un verra figurer dans son texte « amener » quelque chose à la place d’« apporter » quelque chose ...

Je pense que vous êtes de mauvaise foi en justifiant par de tels arguments votre position d’anti ... bien sur, cela demeure votre droit ...

Je vous rappelle en outre, puisque vous tenez à la sémantique, et c’est un argument récurrent que les anti ne commentent jamais (se sachant en tort j’imagine), que le mariage civil n’a rien d’une « consécration », cette dernière requérant un rite religieux pour se faire ; c’est un contrat.

Je passe outre les référence à « big brother » et les théories du complot qui me semblent impossibles à débattre tant elles relèvent de la paranoïa et d’un sentiment de persécution qui ne me sont pas naturels...

Par contre je reprends votre dernier « argument » :

J’ajoute que, donner deux parents mâles ou deux parents femelles à un enfant, outre que je trouve cela très triste, n’est pas se soucier de son bonheur, et c’est une litote. Les enfants qui ne savent pas de quoi l’on parle ne peuvent pas se construire sur ces viols réitérés du symbolique qui nous relie tous. Détruire les symboles est diabolique.

Voilà à nouveau une allégation relevant du procès d’intention (« donner deux parents mâles ou deux parents femelles à un enfant [...] n’est pas se soucier de son bonheur ») pour lequel encore une fois les preuves font défaut.

Je vous rappelle d’une part que les instances délivrant les autorisations d’adopter et évaluant les candidats sont mandatées pour PRÉCISÉMENT faire cette évaluation dans l’intérêt de l’enfant à adopter ; et d’autre part que rien ne vous permets d’affirmer que ces enfants ne seront pas, au même titre que n’importe quels autres enfants, éduqués dans le souci de leur expliquer l’origine humaine... franchement... des enfants qui ne savent pas de quoi l’on parle...
Des enfants qui ne savent pas comment on fait un enfant (qu’ils l’aient appris en famille ou à l’extérieur), VOUS EN CONNAISSEZ VOUS ???



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