Bonjour,
Bien que lecteur assidu depuis quelque
temps d’agoravox, je m’étais jamais inscrit, c’est aujourd’hui chose
faite. Pourquoi aujourd’hui ? me direz-vous. Tout simplement parce
que je trouve que cet article, même s’il a pour origine un fait divers regrettable, est très profond.
Profond ? mais à quelle herbe puis-je
bien carburer ? même l’auteur de l’article doit se le demander.
Et pourtant il aborde bien les
principaux points qui ont amenés à cette tragédie.
Tout d’abord l’argent, et à travers
lui le matérialisme, oui, tous autant que nous sommes, nous n’arrivons plus à nous en passer, plus qu’une envie,
plus qu’un besoin, c’est devenu notre raison de vivre. Sans lui nous
ne pouvons survivre, sans lui nous ne pouvons tirer du plaisir. Il
est à nos yeux source de vie.
Viens ensuite notre immoralité, et nul
besoin de donner dans le grand banditisme pour ca, il suffit de
mentir, ou de prendre du plaisir à voir l’autre souffrir, ne pas
aider l’autre dans le besoin, être intolérant, et encore pire que
tous ceux-ci, l’indifférence. Il n’y a rien de pire pour une
’société’ ou ’communauté’ que l’indifférence, c’est un peu son
ante-christ perso.
Et pourtant, au bout d’un moment,
l’overdose guette. Puis, comme à l’aube de la mort, on s’interroge,
on se remet en question, est-ce vraiment la faute du système ?,
puis-je m’en passer ?, qu’ai je fait pour le combattre ?, est-il
possible d’être heureux sans ? etc...
Et là, si on regarde bien au fond de
soi-même et avec honnêteté, on découvre qu’en fait, on a nous
même crée ce monstre qui nous détruit, pas seul, certes ! mais on y
a tous contribué. Qu’on soit haut placé dans l’échelle sociale,
ou au contraire à son plus bas niveau, c’est la somme de tous nos
petits désirs égoïstes, la somme de toutes nos inactions et de
tous nos renoncement, qui s’amalgamant lui ont donné naissance.
Combien de fois ais-je voulu tel ou tel
bien matériel, juste parce qu’il est plus récent, ou plus beaux,
ou comporte de nouvelles fonctionnalités, qui en réalité ne me
servent pas, ce besoin de toujours vouloir en accumuler plus, par peur de manquer. Et toujours le même constat, on ressent
de moins en moins de plaisir à ça, mais comme un drogué, on
n’arrive pourtant pas à s’en passer, alors on augmente la dose.
Combien de fois ais-je vu des gens dans
le besoin, qui ne demandait pourtant qu’une main tendue, qu’un
sourire, une parole, et pourtant n’ai-je rien fait ?
Combien de fois ais-je vu des
injustices ? Et pourtant n’ai jamais élevé ma voix pour protester.
Combien de fois ais-je renoncé ? En me
disant que de toute manière tout ce que je pourrais faire ne
changera rien ? que c’est ainsi que tourne le monde et qui continuera
de tourner bien après moi.
Même maintenant, que j’en ai pris
conscience, je n’arrive toujours pas à trouver au fond de moi même
le courage de le faire, car oui paradoxalement, cela demande du
courage alors que vivre dans ce système n’en demande AUCUN.
J’en suis à avoir honte de moi, honte
de ne pas arriver à dire ’STOP’, ce n’est pas ce que je voulais, ce
n’est pas ce dont je rêvais.
Alors je le dis sans honte, je suis
’COUPABLE’, tout autant que vous.
Merci de m’avoir lu, même si les idées
sont un peu brouillonnes, et la prose daubesque, et les points
facilement réfutables par ceux qui refuse de ’voir’. Mais c’était
mon cri du cœur et j’espère pas le dernier jusqu’au jour ou
j’arriverai enfin a crier ’STOP’.