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Mendosa 8 février 2014 04:33
Mendosa

« Par contre, là où je vais vous faire mal, sans doute, c’est que l’homosexualité n’est pas normale. »

Eh bien voilà on y est :) il n’aura pas fallu gratter longtemps... classique ...
De toutes façons dès que je vois un paragraphe commencer avec « je ne suis pas homophobe/raciste mais ... » je sais à quoi m’attendre pour la suite...

Si vous trouvez que la fin de mon précédent commentaire, mon attitude à votre égard laisse clairement à désirer, c’est bien à la mesure de la désillusion et de l’affliction qui m’ont exponentiellement gagné à la lecture de votre répétitif charabia (j’ai commenté au fur et à mesure que je vous lisais).
Vous commenciez en prétendant avoir fait des recherches, trié vos sources etc, je me suis dit tiens enfin peut-être un article ou l’auteur ne fera pas que répéter les pseudo-arguments entendus au bistrot du coin et présentera une analyse personnelle de la question ? Pfft que nenni.

Alors commençons par cela, vous dîtes que vous présentez des arguments neutres, et pourtant CHACUN de vos liens est à charge, où est la neutralité quand on ne présente qu’un point de vue ? Quelle malhonnêteté...

Je ne sais plus quel politicard disait l’autre jour que nous assistions à la naissance d’un tea-party à la française... je trouvais l’idée farfelue... mais quand je lis cet article ça me semble soudain très concret, vous êtes le matériau idéal...
Depuis hier j’ai finalement eu le temps de lire les autres commentaires et vos réponses aux points que j’ai soulevé dans le mien ... aussi je m’interroge sur l’intérêt de prendre (lire : perdre) le temps de vous répondre ayant constaté que vous êtes imperméable à la raison, notamment celle implacable que vous a opposé celui que vous appelez mon acolyte sur ce fil ; de fait ses réponses sont clairement les plus sensés et raisonnables que j’ai pu lire ici, ne vous en déplaise.

Votre cerveau fonctionne à l’envers, c’est particulièrement flagrant dans votre dernière phrase, je cite « aucune preuve formelle et plausible n’est capable de faire tomber cette « rumeur » de l’égalité des sexes, de la théorie du genre, gender ou je ne sais pas encore comment vous voulez appeler cela. »
C’est tout simplement incroyable : dans quel monde excentrique faudrait il prouver que quelque chose n’existe pas, plutôt que prouver que quelque chose existe ?? Essayez donc de réfléchir un peu : comment voudriez vous prouver que quelque chose n’existe pas ?

Soyons un peu concret, je vous demandais de bien vouloir définir ce que vous appelez « la théorie du genre », bien entendu vous ne l’avez pas fait, peut-être parce que ça vous obligerait à un peu plus de profondeur dans vos propos ? Il est effectivement plus simple de rester dans des notions vagues qui permettent de pouvoir dire tout et n’importe quoi en comptant sur le fait que quelqu’un interprétera vos dires comme il voudra bien l’entendre (càd finira par y trouver quelque chose qui résonnera avec ses opinions) et ralliera votre cause...
Je considère pour ma part que lorsqu’on désire un échange d’idées réel il est indispensable que chacun s’entende sur le fait qu’on parle bien de la même chose.

A défaut de cette explication primaire de votre part je suis dans l’obligation de poser la définition suivante de cette fameuse théorie du genre, après tout je ne fais que reprendre le matériel que vous avez vous-même utilisé :

« [la théorie du genre consiste à] penser que les enfants ne naissent pas garçons ou filles, mais le deviennent »

Voilà donc, à priori ce que vous appelez la théorie du genre.
(Je parlerai moi plutôt d’hypothèse mais vous allez m’accuser de jouer avec les mots, alors je reprends les vôtres.)

Un examen logique de cet énoncé voudrait à mon sens que l’on se pose les questions suivantes :
Cette théorie est-elle vérifiable ?
Cette théorie est elle vérifiée ?
L’application de cette théorie peut elle à avoir un impact sur l’homme et la société ?
Un tel impact serait-il potentiellement positive ? Négatif ? Y aurait-il un intérêt à mettre en pratique cette application ?
etc etc

Ici vous citez l’expérience ratée de John Money. Cet exemple apporte une réponse à ma deuxième question, à savoir « cette théorie est elle vérifiée » ?
Ainsi, si l’on ne se réfère qu’au résultat négatif de cette expérience on peut logiquement (et superficiellement car encore faudrait il comprendre les paramètres dans lesquels l’expérience a été menée et leur absence de/maîtrise) répondre : NON.
A partir de là (j’entends de cet exemple que vous prenez comme base) ce qu’on peut dire c’est que si cette théorie développée par Money existe, elle n’est ni vérifiée ni applicable ... et c’est précisément sur cet amalgame que vous jouez...

Revenons à mes questions de départ.
Si l’on a pu établir que la théorie s’est avérée fausse dans la globalité de son énoncé (notez que j’écris fausse, et non pas inexistante) il n’en demeure néanmoins que certaines de ses composantes pourraient être mises en application et avoir un impact effectif ?

« Selon la théorie de Money, les différences sexuelles « connexes » sont caractérisées par la plus petite taille des femelles, ainsi que leurs problèmes de déplacements pendant la grossesse ; ce qui rendrait les mâles plus aptes à l’itinérance et à la chasse. Les différences sexuelles « arbitraires » sont celles purement conventionnelles : par exemple le choix des couleurs (bleu pour les garçons, rose pour les filles). Certaines différences apparaissent plus tardivement, comme les opportunités de carrières pour les hommes par rapport aux femmes. »
Ainsi la théorie démontre que certaines différences entre garçons et filles sont des constructions culturelles sur lesquelles il est possible de travailler.

Dans cette optique quels sont les effets positifs ou négatifs à le faire (je reviens à ma liste de questions) ?
Dans quel but ces travaux pourraient ils être utilisés et mis en application ?

Selon vous, et c’est affligeant de contradiction : « la théorie du genre a pour but d’asexuer les enfants  ». Pourtant vous avez vous même pointé l’expérience qui a démontré que l’application de cette théorie dans un tel but s’est avérée un échec, pourquoi donc la craindre ??
Pour prendre un exemple plus concret de cette situation imaginons que je vous tende un des ces couteaux de cinéma dont la lame se rétracte et vous dise allez y essayez le, la lame ne coupe pas et se rétracte il n’y a aucune chance de vous blesser avec... prétendriez vous que je cherche à vous poignarder/tuer ?

Quel est le but affiché du gouvernement dans son action ? Vos propres liens apportent les réponses à ces questions (par exemple le reportage dans l’école) : briser certains stéréotypes qui ont un impact négatif à long terme sur l’égalité des sexes dans notre société.
Sérieusement vous êtes contre cet objectif ????
Et vous vous défendez d’être reac ???
Le bleu pour les garçons et le rose pour les filles vous trouvez ça bien/fondé/justifié vous ? Est-ce que vous avez transmis à vos enfants ? Quelle que soit votre réponse à cette dernière question, pourriez vous nous expliquer pourquoi ?

Vous faites des suppositions et projections sans jamais prouver qu’elle sont réelles.
Un exemple concret de l’expression de cette paranoïa dans vos propos :
- « On ne peut pas forcer un garçon à jouer avec une poupée s’il n’en a pas envie et une petite fille de jouer avec une voiture si elle s’y désintéresse. »
QUI a jamais dit qu’on allait forcer quiconque à jouer avec tel ou tel jouet s’il n’en a pas envie ?
Avant de dénoncez cette situation (fantasmée) pouvez-vous prouver qu’elle existe ?
Dire qu’on PEUT faire quelque chose et FORCER à le faire sont deux choses très différentes. Merci ici de citer la loi qui selon vous instaure cette situation (« pourquoi balancer une loi sur quelque chose qui est déjà le cas ? »)

Je n’ai repris que cet exemple, mais il y en a d’autres, BEAUCOUP d’autres et il serait trop long de tous les passer en revue et inutile de toutes façons car je suis maintenant persuadé que vous n’êtes même pas capables de saisir ces nuances... j’en suis triste pour vous... et plus encore pour les gens qui sont sous votre responsabilité.

Merci néanmoins d’avoir pris le temps de répondre à mon précédent commentaire point par point, je ne tiens pas à faire évoluer cette tentative d’échange en un va-et-vient stérile ad vitam aeternam mais je vais malgré tout également revenir sur certains points (mon « acolyte » ayant répondu bien mieux que je ne l’aurais fait moi-même à la plupart de ceux sur lesquels je ne reviens pas ci-dessous) :

Avec pour commencer un autre exemple de votre analyse biaisée et fantasmagorique des faits qui vous sont exposés :
-« Or, si des chaînes pour enfants classiques (qui d’ailleurs sont toujours friandes de ce genre d’avant premières pour le prestige) n’ont pas jugé bon de financer à juste titre ce court métrage, ce n’est certainement pas parce qu’il n’est pas bon, mais simplement parce que son contenu est orienté et auraient choqué nombre de parents. »
Qu’est ce qui vous permet d’affirmer que des chaînes pour enfants classiques ont été sollicitées et ont refusé le financement de ce court-métrage ?
Qu’est ce qui vous permet d’affirmer que si ça avait été le cas la raison en aurait été celle que vous avancez ?
Encore une fois, merci de prouver vos allégations/interprétations ou alors de ne pas les présenter comme des faits qu’elles ne sont pas.

- A propos du tableau de la page 38, dans quelles phrases se trouve le coté malsain « démontré » que vous dénoncez ? Merci de bien vouloir les citer précisément.

- Le lien que vous n’avez pas pu ouvrir (il fonctionne chez moi) : http://tinyurl.com/nux2akn
Pour rappel je l’ai posté en réponse à votre réaction : « N’aurait-il pas été plus judicieux de commencer à donner l’exemple au sein même du gouvernement, du parlement, du sénat, des mairies ? Puis par la suite, faire passer une loi pour que cela s’étende aux sociétés afin de détruire cette inégalité qui perdurera même si cette « égalité » est enseignée dès la maternelle ? »

- « Vous avez cité la phrase parfaite : « les enfants ont des stéréotypes dans leur tête dont ils ne se rendent pas compte ».. Cette phrase est un tissu de mensonges... Il n’y a aucun stéréotype, l’enfant est dépourvu de tout rejet et de toute haine envers le sexe différent, la couleur différente, la religion différente etc.. »
Un enfant, surtout jeune n’a pas ces stéréotypes de manière innée, mais il les acquière, de par son environnement culturel, familial (le bleu et le rose, les camions et les poupées etc) et en fin de compte les assimile, reproduit et transmets à son tour (le terme « pression sociale », vous connaissez ?).
Dire à un petit garçon qu’il ne doit jouer qu’au camion (un « jeu de garçon ») et à une petite fille qu’elle ne doit jouer qu’à la poupée ou à la dinette (des « jeux de filles ») c’est précisément CA le formatage !!! ... et un des stéréotypes contre lesquels le gouvernement veut agir.

- « D’autre part concernant votre allusion à la sodomie, comme je le disais plus haut, l’orientation sexuelle TOUT COMME LES PRATIQUES SEXUELLES doivent rester dans le domaine privé. Je me fiche royalement de savoir quelle est votre position préférée et je doute qu’un enfant ait plus envie de le savoir que moi....  »
La question n’est bien évidement pas de savoir quelle est ma position préférée... si je l’ai cité c’est que vous prétendez citer des sources fiables et neutres...or 10mn d’écoute de ce fameux M. JOYEUX suffisent à constater qu’il n’en est rien... notamment à travers sa mention de ce stéréotype réducteur propagé dans un but de dénigrement non assumé (« non non je ne suis pas homophobe »...), mais peut-être n’identifiez vous pas cette phrase comme étant l’expression d’un stéréotype parce que justement vous le partagez, vous qui également n’êtes « pas homophobe » ?
Un petit rappel de définition s’impose : « L’homophobie est l’hostilité, explicite ou implicite, envers des individus dont les préférences amoureuses ou sexuelles concernent des individus de même sexe. L’homophobie englobe donc les préjugés sur l’homosexualité et les discriminations (emploi, logement, services) envers ceux qui la pratiquent. » Je vous invite à méditer sur ce que j’ai mis en gras...

- « Qu’il existe un dispositif de soutien, c’est une excellente chose ! Néanmoins, à quoi cela sert-il de poser des questions si personnelles à un enfant qui déjà est mal dans sa peau et cherche simplement du réconfort ou des réponses. En quoi cela est-il utile ? »
Précisément à l’aider à répondre aux questions qu’il se pose, à y voir plus clair, tout simplement... lui faire comprendre qu’il existe une multitude de situations individuelles. « ON » ne lui pose pas des questions, il se les pose et y réponds lui même : http://tinyurl.com/ncpxe8q
Que là encore ça vous pose problème m’échappe complètement... faudrait il selon vous le laisser seul dans son questionnement et son mal-être pour préserver égoïstement un faux sens de la morale pudibonde à mille lieues de la réalité factuelle ?
C’est sur qu’un jeune pd qui se suicide ça en fera toujours un de moins à supporter de voir vivre heureux et contribuer à la décadence de notre société pécheresse ma bonne dame ! smiley



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