L’utilisation du mot « blaireau » pour ridiculiser
quelqu’un trouve son origine au Club Med.
Dans les années 60, les « gentils organisateurs »
des établissements alpins prenaient plaisir à trousser les épouses des
vacanciers pendant que ceux-ci prenaient leur pied tout schuss sur les pistes
noires.
Le soir, au bar, boute-en-trains et cocus trinquaient
joyeusement, et comme les maris avaient le visage bronzé, sauf à l’endroit des
lunettes de ski, ils ressemblaient à des ratons laveurs que les G.O. , peu
versés dans la zoologie, confondaient avec les blaireaux, terme qu’il
utilisaient comme « private joke » pour se moquer de ceux qui
assuraient leur salaire.
Manifestement, le penchant de certains à dénigrer ceux dont
le seul défaut est la naïveté utilise toujours le même qualificatif. La
nouveauté est la redondance ou pléonasme qui consiste à ajouter « de base »
à un terme qui signifie déjà « au ras des pâquerettes ».
Souhaitons aux G.O. et à l’auteur de l’article de na pas
être un blaireau sans la savoir.