Plutôt que de surpopulation, il est question de surconsommation. Dire qu’il y a surpopulation, c’est laisser la porte ouverte aux scénarii d’apocalypse. Il y a assez d’air, d’eau douce, de terres arables et d’espace vivable pour 7 milliards d’humains (et même davantage), mais pas pour 7 milliards d’occidentaux. Pas pour que chacun ait une piscine, mange une entrecôte à chaque repas, fasse du ski chaque hiver, jette ses vêtements dès qu’ils sont troués ...
Parlons d’inégalités, parlons de loi de la jungle, de pollution, d’intolérance, de méconnaissance des possibilités matérielles et des alternatives sociales, et surtout parlons de la difficulté à changer ses habitudes et à prendre des initiatives, mais ne parlons pas de surpopulation. A moins bien sûr de chercher à ce que l’on s’entre-tue, mais alors, il ne faut pas dire « l’humanité court à sa perte » mais « j’essaie de/je voudrais faire courir l’humanité à sa perte ».