C’est quand même fatigant de devoir justifier toutes les tentatives de limitation de risque d’infection du sang.
Le risque zéro n’existe pas, et le transfusé n’est pas toujours un type entre la vie et la mort. Avec les statistiques défavorables, les polytransfusés réguliers type les hémophiles ont en majorité contracté le virus, pas seulement à cause de la générosité des homosexuels, j’en conviens.
Cette discrimination, récente puisque elle ne date que de quelques décennies pourrait effectivement disparaitre bientôt.
Nier le pourcentage de contamination chez les homosexuels en particulier, et les sexuellement actifs en dehors d’un couple régulier en général serait mettre en danger les transfusés. Un hétérosexuel doit lui aussi admettre honnêtement un rapport avec un autre partenaire dans son questionnaire, comme il doit indiquer un piercing, une visite chez le dentiste, un vaccin...Il doit même reconnaitre s’il sait son conjoint infidèle.
Se faisant, il s’auto-exclut du don ce jour-là sans parler de discrimination.
.Je suis entièrement d’accord sur le fait qu’un homme en couple gay peut être aussi « stable » et responsable qu’un homme en couple hétéro. Je le suis aussi sur le sérieux statistique d’un gay en matière de prophylaxie et d’un hétéro. Mais voilà : rien ne sert d’être égal en droit et en valeur quand statistiquement les probabilités sont contre vous. J’ai oublié aussi les détenus qui ne donnent plus leur sang... Le don du sang est une générosité qui s’abstient de toute mise en avant personnelle. Faites donc taire votre ego homosexuel en la matière, tant d’autres discriminations à votre égard, dans le sport, le monde professionnel et même dans la rue seraient tellement plus faciles à faire disparaitre si vous les dénonciez avec moins de mauvaise foi que sur celle-ci, temporaire, et qui tombera d’elle même dans quelques années, quand le spectre de la maladie n’effraiera plus personne. Bien au contraire, en s’attaquant ainsi à quelque chose de « scientifique », pour une raison tout à fait « de principe », certes fort louable, mais pas encore étayée par les faits statistiques, c’est bien le résultat inverse, et la levée de bouclier que vous risquez. Pour quoi ? Se plaindre de discrimination tenace ? Ce n’est pas en forçant la nature des gens et les verrous qui semblent les protéger qu’on parvient à convaincre. Bien au contraire, c’est en soignant une promiscuité positive qu’on arrive à retirer aux récalcitrants tout droit à la parole...déplacée car ils finissent par perdre leur majorité et leur dictature de la pensée globale.
Mais c’est vrai que les temps sont à la répression permanente. Pardonnez-moi, mais on a encore le droit de penser ce qu’on veut, même de plus discriminant. Mais ce n’est pas toujours cette pensée-là qui motive les actes concrets. Et je pense que cette décision d’interdire le don du sang à une personne homosexuelle doit être remise en question par une étude statistique à laquelle les homosexuels pourrait offrir leur participation active, et pas par de beaux principes « égalitaires ». Virus et microbes ne font pas de différence entre une mère, un enfant ou un homosexuel pour tuer. La pratique de la quarantaine a toujours existé, et fort heureusement, si les homosexuels aujourd’hui (c’est temporaire) ne peuvent donner leur sang, ils peuvent néanmoins en recevoir du reste de la collectivité. Si ce n’était pas le cas, alors sans hésiter moi aussi je crierai à une vraie discrimination cette fois.
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