Il conviendrait peut-être de rappeler que lorsque les communistes du
Kampuchea »démocratique" ont vidé Phnom Penh de sa population, il s’est
trouvé pas mal de journalistes du Monde pour expliquer aux lecteurs que
sans doute on concevrait mal qu’on envoyât les Parisiens arracher les
betteraves picardes ou labourer la Beauce, mais que la France n’était
pas le Kampuchea révolutionnaire et que les Cambodgiens ne tarderaient
pas à s’en trouver mieux. Il y a quelques semaines, Le Monde évoquait
sur un ton au demeurant fort badin et sur deux pages, ce léger manque de
clairvoyance de journalistes désormais retraités ou défunts.
Comme quoi, rien ne change au monde.
l’on peut penser que dans trente ans, les nouveaux journalistes du monde se moqueraient gentiment de ceux qui soutenaient les révolutionnaire de benghazi, ceux de Damas et ceux de Kiev.
Quand on est systématiquement du coté du manche, on a après coup honte d’apprendre que celui-ci sert à cogner.