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Claudec 9 décembre 2016 17:15
Claude Courty

Chacun est le pauvre ou le riche de plus riche ou de plus pauvre que lui.

Pauvreté et richesse existent l’une par l’autre et la société, représentée par la pyramide sociale, est peuplée de riches et de pauvres qui s’y répartissent depuis les plus pauvres à sa base jusqu’au plus riche à son sommet. Si la population de la pyramide sociale est répartie en 3 catégories : riches, classes moyennes et pauvres, face à une échelle de richesse dont le niveau zéro coïncide avec celui de la base de cette pyramide, la population de chacune de ces catégories sociales est respectivement de : 70 % pour les pauvres 24,3 % pour les représentants des classes moyennes 3,7 % pour les riches. Ce qui signifie que sur 100 êtres humains qui naissent (et il s’en ajoute quotidiennement 280 000 à la population mondiale, soit plus de 100 millions chaque année), 70 s’ajoutent aux pauvres, environ 24 aux représentants des classes moyennes et un peu moins de 4 aux riches. Il naît près de 20 pauvres pour un riche, sachant qu’un pauvre ne peut enfanter que des pauvres (quelle que soit l’évolution de la condition de chacun au cours de son existence et les effets de la solidarité). Et les inégalités croissent avec l’enrichissement global de la société depuis qu’elle existe. Ces chiffres sont inéluctables, en dépit de leurs variations circonstancielles, et indiquent clairement que le problème des inégalités sociales et de la pauvreté est avant tout et incontournablement d’ordre démographique.

Et pourtant , les plus pauvres sont – bien entendu – les plus nombreux à le concevoir et les plus obstinés à l’admettre. Or quelle attitude plus insensée de leur part (encouragée par ceux qui compatissent sommairement à leur situation, en y trouvant souvent leur propre compte, ne serait-ce que moralement ou idéologiquement), que celle qui consiste à se plaindre de leur condition, en s’y offrant toujours plus nombreux ! Existe-t-il une meilleure manière de servir les intérêts de ceux par qui ils se plaignent d’être exploités ? À plus forte raison quand la lutte des classes, censée contraindre les riches à cesser cette exploitation, s’est avérée impuissance à changer les choses dans une mesure significative, à en juger par la permanence des revendications des plus défavorisés et l’augmentation incessante de leur nombre.

Ne suffirait-il pas que les pauvres soient moins nombreux, pour que change la situation – au moins en nombre – sachant comme dit plus haut que richesse et pauvreté sont relatives ?

Dans la structure immuablement pyramidale de notre société, la pauvreté et sa croissance incessante sont d’ordre d’abord démographique, et il est illusoire de compter y remédier par le partage, quels que soient le nombre et la variétés des modes de redistribution, contraints comme volontaires.

Le sort des pauvres dépend d’abord d’eux-mêmes. Des pauvres moins nombreux se multiplieraient moins – y compris à égalité de fécondité avec les riches – et pourraient être d’autant mieux être secourus, trouvant de ce fait d’autant moins de raisons de chercher à assurer leurs vieux jours par leur descendance ; explication suprême, au demeurant crédible, de l’augmentation de la pauvreté dans le monde.

Sans compter les bénéfices, pour tous, d’un retour à une population humaine compatible avec les ressources (mieux partagées) de la planète qui l’abrite.

“Surpopulation mondiale – La cause de tous nos maux” http://www.amazon.fr/dp/B01MTQHG9S



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