Ici
et maintenant, parce
qu’il doit impérativement ne serait-ce que se nourrir, se vêtir,
se loger et se soigner, l’être
humain plus que tout autre
est un consommateur. Il l’est depuis sa conception jusqu’après
sa mort – les marchés du prénatal et du funéraire en
attesteraient s’il
en était besoin – et il se double d’un producteur dès qu’il
est en âge de travailler. Il est ainsi, avant toute autre opinion ou
considération, un agent économique au service de la société et
aux dépens de son environnement. Et plus le nombre de ces agents
augmente, plus leurs besoins s’accroissent – outre ceux qu’ils
s’inventent toujours plus nombreux –, plus ils produisent,
consomment, échangent et s’enrichissent, avec l’aide du progrès
scientifique et technique, quelles que soient les conditions du
partage de leurs richesses. Qu’il s’agisse de ressources non
renouvelables ou de pollution, les atteintes à l’environnement
augmentent d’autant et s’ajoutent à celles d’une nature jamais
avare de catastrophes inopinées ou cycliques.
Le syndrome de l’autruche
https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/10/le-syndrome-de-lautruche.html