@Fergus
Parce que vous ne comprenez ni l’un ni l’autre la problématique.
Le cher Aristide nous dit « vous êtes dans un monde connecté et que vous laissez des traces ». Sauf que personne n’a d’autorité pour rassembler ces traces. Toute la nouveauté du big-data, ce n’est pas d’accumuler des données bruts, mais de faire des inférences entre données, c’est à dire, à partir d’un nombre réduit de données, d’effectuer des « raisonnements » algorithmiques pour en déduire d’autres. Chaque donnée brut unitaire ajoutée au système ne me renseigne pas simplement d’une donnée supplémentaire, mais peut facilement doubler la quantité d’information déduites.
Il cite la SS, la SNCF, la Banque. Super, mais personne n’a le droit, légalement, de disposer de ces données confidentielles en un seul lieu. Jusqu’à présent, il faut une commission rogatoire d’un juge pour que mes données bancaires soient transmissent à une quelconque bureaucratie.
Et lorsque l’État jugera plus pratique, afin d’épargner le temps de ses innombrables contrôleurs, de nous imposer une marque extérieure, pourquoi hésiterions-nous à nous laisser marquer au fer, à la joue ou à la fesse, comme le bétail ? L’épuration des Mal-Pensants, si chère aux régimes totalitaires, en serait grandement facilitée.
Bernanos,
La France contre les robots (
1947)