Vous avez raison, l’intégration est souvent perçue comme la dilution d’une communauté étrangère dans ce qui serait une nation uniforme. Or « l’intégré » influe sur la communauté qu’il rejoint. Ainsi, il y a 20, la France n’écoutait pas de Raï, elle s’éclate aujourd’hui sur cette musique dont on a réussi à percevoir tout l’intérêt. En fait, mis à part le cadre laïc de la République (qui existe afin que personne n’envisage d’imposer aux autres sa religion), l’intégration est plus un partage qu’un déni. Ceux qui le refuse, refusent en fait de s’intéresser au réél, créant une espèce de double de réél (la nation pure, pour ne pas dire autre chose).
mortimer