Oh Louise, te souviens-tu
La poudre baptisant les rues
Dans l’air quelques douces paroles
De temps de cerises de gais rossignols
Et nous allions camarades
Face aux bourreaux face à la mitraille
Et la mort sur les barricades
Célébrait ses noces avec la canaille
Drapeau rouge, drapeau noir
Quelques poussières pour souffler la vie
Drapeau rouge, drapeau noir
Dans les yeux de mort de la bourgeoisie
Oh Louise, sanglante semaine
Croire à jamais en la liberté
Un rêve banni dans des îles lointaines
Fauché contre le mur des fédérés
Et nous allions face au feu
Visages noirs et cœurs enflammés
Figures illustres de brume et de poudre
Quand tout puait le versaillais
Drapeau rouge, drapeau noir
Quelques poussières pour souffler l’espoir
Drapeau rouge, drapeau noir
Dans les yeux de mort du pouvoir
Oh Louise, et les milliers tombés
Fusils levés jusqu’au dernier jour
Le sang imprègne encore les pavés
Et les rêves se murmurent toujours
Drapeau rouge, drapeau noir
Quelques poussières pour porter le deuil
Drapeau rouge, drapeau noir
Face aux remplisseurs de cercueils