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Guil 2 juin 2006 10:29

La banalisation de la fuite dans les paradis artificiels, c’est la destruction d’un repére.

Non, c’est le déplacement d’un repère : l’interdit se déporte sur les drogues dures et (depuis peu) sur la cigarette, plus sur les drogues douces.

Le mariage des tapettes, c’est la destruction d’un repère.

Non, c’est le déplacement d’un repère : la base familiale n’est plus le coupe hétérosexuel mais le couple tout court.

L’abaissement de la majorité sexuelle, c’est la destruction d’un repère.

Non, c’est le déplacement d’un repère d’un age à un autre. Sa suppression totale serait en effet une destruction d’un repère.

La concession du droit de vie et de mort aux parents sur leurs enfants malades, c’est la destruction d’un repère.

Si vous parlez d’avortement c’est le déplacement d’un repère : le moment auquel l’embryon est considéré comme être humain.

Et ainsi de suite.

Et ainsi de suite... Déplacer n’est pas détruire. L’histoire humaine est tissée de déplacements de repère moraux, plsu rarement de destructions ou d’apparitions. Des interdits d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier, et inversement : c’est comme ça, le monde change et vous n’y pourrez rien, même en gueulant très fort.



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